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Les policiers d’Etat contre l’Etat policier de Sarko

La rédaction
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5 novembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Mercredi, le rédacteur en chef du Canard Enchaîné révélait de sources internes à la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), que « dès qu’un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens, Sarkozy demande à Bernard Squarcini, [patron de la DCRI] de s’intéresser à cet effronté. En clair, de le mettre sous surveillance, de recenser ses relations et, surtout, ses informateurs ». Ces révélations font suite aux écoutes téléphoniques et aux vols d’ordinateurs dont ont été victimes dernièrement plusieurs journalistes enquêtant sur l’affaire Woerth-Bettencourt, mettant gravement en cause le Président.

Aujourd’hui, dans une interview à Marianne, Yves Bertrand, ancien patron des Renseignement Généraux (RG), souligne que le pouvoir s’est définitivement coupé du peuple lorsque Nicolas Sarkozy a créé en 2007 la DCRI, fondant le renseignement policier (RG) dans la structure du contre-espionnage (DST). Avant leur disparition, explique t-il, les RG « donnaient le pouls de l’opinion au gouvernement. Si on ne prend plus le pouls d’un malade, il meurt quand même, mais personne ne sait que son pouls était faible. On se fout de l’opinion. On se contente des sondages, dont chacun sait qu’ils sont taillés sur mesure. Les RG, eux, avaient l’avantage d’écouter les notables comme le peuple. Ils ont cassé le thermomètre ! ». « Pourquoi ? », demande Marianne. « Nicolas Sarkozy sait tout. Il fait tout. Un hyper-président n’a besoin de personne, pas même de « grandes oreilles », comme on qualifiait les RG. (…) les RG ont bel et bien disparu. Une petite partie de ses 4 000 fonctionnaires ont rejoint la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), héritière de la DST (Direction de la surveillance du Territoire) et de sa culture du secret (…) Le patron de la SDIG (ex-RG), Serge Guillen, vient d’être remercié par la Place Beauvau (...) on ne l’a jamais laissé faire son travail. Son départ est symptomatique. De très nombreux fonctionnaires quittent d’ailleurs le service, écœurés. (…) Le problème de la DCRI, ce sont les méthodes. Ce service a une culture du renseignement en milieu fermé, issue de la DST. Ils ne vont plus discuter avec personne. Quand ils veulent une information, ils ne connaissent que les écoutes et les factures téléphoniques ! On avait des négociateurs dans tous les départements ; on se retrouve avec les seuls contre-espions. Nous étions à l’écoute du pays ; aujourd’hui ils écoutent à tout va. »

Encore une grande leçon de démocratie que Sarkozy va pouvoir servir au Président chinois, actuellement en visite officielle en France ! Si les pratiques en cours n’ont hélas rien de nouveau, soyons conscient que nous assistons là, à la dangereuse dérive d’un régime à l’agonie. En exerçant un contrôle policier exacerbé sur tout ce qui met en danger l’image qu’il s’est forgé de lui-même, le Président semble vouloir compenser son impuissance à affronter les pouvoirs financiers qui lui dictent son agenda politique. C’est pour cette raison que Nicolas Sarkozy doit partir. Faute d’entrer en guerre contre cette oligarchie financière, l’opposition de gauche comme de droite, institutionnelle ou non, ne pourra qu’accompagner notre République vers son cercueil.

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