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Les pots-de-vin du Likoud

La rédaction
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En Israël, un énorme scandale pourrait infliger un coup mortel aux perspectives électorales d’Ariel Sharon, tête de liste du Likoud aux élections à la Knesset du 28 janvier 2003. La police israélienne a ouvert une enquête officielle sur les élections qui se sont déroulées au Comité central de ce parti le 8 décembre, pour déterminer sa liste de candidats. En conséquence, à ce jour, quatre responsables du Likoud ont été arrêtés car des éléments du crime organisé auraient distribué des pots de vin et manipulé le scrutin. Un commentateur du quotidien israélien Ha’aretz a décrit ce scrutin comme « un spectacle qui ressemblait à un mélange de bazar turc, d’émeute nigérienne et de funérailles du Hamas à Gaza . »

Un examen attentif de la liste des candidats retenus a amené le commentateur de Ha’aretz, Uzi Benziman, à écrire : « Il y a une place pour la Cicciolina sur la liste du Likoud », évoquant la star du porno italien, élue à la Chambre des députés dans les années 80. « La 16ème Knesset comprendra des représentants du Likoud dont la candidature est aussi légitime que celle de la strip-teaseuse italienne. (...) Ces gens représentent un phénomène qui risque de saper le statut de la politique et de l’éthique publique israéliennes. Le patriotisme est le dernier refuge de criminels et la démocratie peut parfois être un cheval de Troie pour toutes sortes de vagabonds. (...) Le Comité central du Likoud doit donner une réponse convaincante à la question de savoir pourquoi il a choisi, pour devenir des dirigeants nationaux, un réparateur de pneus, un étudiant dont la famille a été placée sous la surveillance des renseignements de la police, un ancien secrétaire du bureau du Premier ministre, un chauffeur de ministre, un faiseur de combines ayant raté les examens du service civil et plusieurs jeunes ambitieux dont la seule expérience publique est d’avoir passé deux ans à proximité d’un ministre . »

En premières pages de la presse israélienne, on a pu lire que des « fournisseurs de voix » demandaient aux candidats potentiels de leur verser des sommes allant de 1000 à 200 000 dollars en échange de quoi ils seraient sûrs d’obtenir une bonne place sur la liste. Bien plus sinistres sont les rapports selon lesquels des familles du crime organisé, comme celle de Moussa Alperon, considéré comme le Al Capone israélien, figuraient parmi les membres du Comité central ayant pesé de tout leur poids ce jour-là. En effet, le « gros arrangement » ayant assuré la plupart des places aurait été orchestré par Alperon lui-même, ainsi que par des comparses comme Shlomi Oz, ancien condamné devenu un riche « homme d’affaires », ou Reuven Gavrieli, directeur d’un réseau de casinos en Turquie, qui sont membres du Comité central du Likoud. On compte parmi ces vainqueurs les actuels ministres de la Défense, de la Police, de la Sécurité, de l’Environnement, de l’Industrie, de la Finance et le fils du Premier ministre Ariel Sharon, Omri, qui se considère comme un excellent ami d’Oz.

Bien que Sharon n’ait pas encore été interrogé, c’est lui qui a pris la décision de laisser le choix des candidats dans les mains du Comité central. Le scandale a transformé le paysage politique d’Israël à tel point que seule une guerre contre l’Irak ou une attaque de méga-terrorisme pourraient effacer ce scandale des premières pages de la presse. Le Likoud n’espère plus doubler le nombre de ses députés à la Knesset, tandis que le Parti travailliste et les autres partis de centre-gauche entrevoient la possibilité d’approcher la barre des 60 élus sur les 120 sièges de la Knesset.

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