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Les préparatifs de guerre contre l’Irak et la « révolution de palais en Turquie »

La rédaction
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Ce sont les préparatifs d’une attaque militaire contre l’Irak, et non pas la mauvaise santé du Premier ministre Bülent Ecevit, qui sont la cause de la dernière crise gouvernementale. Ecevit, tout comme la majorité de l’élite politique et militaire turque, est peu enthousiaste à l’idée d’une guerre contre l’Irak.

Le 12 juillet, huit ministres de la coalition au pouvoir dirigée par Ecevit ont donné leur démission, y compris le vice-premier ministre Husamettin Özkan, le ministre des Affaires étrangères Cem et le ministre de l’Economie Kemal Dervis, qu’Ecevit a ensuite convaincu de rester. Ils exigent tous qu’Ecevit se retire afin de permettre la formation d’un nouveau gouvernement ou la tenue d’élections anticipées. Comme la majorité d’Ecevit au parlement turc s’affaiblit de jour en jour, sa démission est quasi certaine.

Un porte-parole du département d’Etat américain a déclaré que la crise turque n’était « pas inattendue » et que le gouvernement des Etats-Unis « est prêt à coopérer avec ceux qui soutiennent les réformes » - ce qui veut dire, en langage clair, que les Etats-Unis souhaitent l’éviction d’Ecevit. La décision finale sera probablement prise le 16 juillet, lors de l’arrivée à Ankara du vice-secrétaire américain à la Défense, Paul Wolfowitz.

Par ailleurs, les plans de guerre américains contre l’Irak ont été abondamment rapportés et commentés ces derniers temps dans les médias britanniques. S’il y a un aspect évident de propagande de guerre dans cette couverture, elle vise aussi en partie à lancer un débat sur la question, qui reste fortement contestée, aussi bien outre-Manche que dans toute l’Europe.

C’est ainsi que le correspondant diplomatique du Guardian, Hugo Young, écrivait le 11 juillet : « La dynamique de guerre est manifeste. (...) C’est maintenant le moment où une discussion européenne serait utile. (...) En l’absence de toute véritable discussion en Amérique, un débat plus ouvert en Europe rendrait un service dont le monde a urgemment besoin. » Etant donné que l’Allemagne se trouve en pleine période électorale et que les Américains ignorent les critiques françaises, « la Grande-Bretagne a une position et une voix particulières, et le moment est venu de s’en servir. » Tony Blair soutient qu’il ne faudrait débattre de la question de la guerre contre l’Irak qu’au moment « où l’on serait sur le point de prendre les décisions ». Position ridicule, pour Hugo Young, qui commente : « Autrement dit, quand la discussion n’a plus d’influence. »

Le 12 juillet, au cours d’une interview sur Channel 4 News, un ancien inspecteur des armements de l’ONU en Irak, Scott Ritter, a déclaré que le président George W. Bush est déterminé à obtenir le départ de Saddam Hussein. « Il est tout à fait sérieux sur ce point. Il n’y a pas de débat. Nous nous dirigeons vers la guerre. Il y a des forces militaires qui se déploient, et je crois qu’il y aura une guerre, à moins qu’il y ait une sorte de débat. » Pour Ritter, une telle guerre conduirait à une « conflagration qui pourrait enflammer l’ensemble de la région ».

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