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Les pressions augmentent sur l’Iran

La rédaction
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La mise en garde lancée par Lyndon LaRouche, selon laquelle, en désespoir de cause, le gouvernement Bush-Cheney pourrait lancer une attaque contre l’Iran au lendemain des élections du 7 novembre, est étayée par certains faits concrets et gestes politiques à Washington. Le danger, comme l’a confirmé un expert militaire d’Europe continentale, est que le parti de la guerre ne concocte un incident comme celui du golfe de Tonkin pour précipiter la guerre.

Actuellement, quatre formations navales américaines croisent dans la région : les groupes de combat des deux porte-avions USS Eisenhower et USS Enterprise, ainsi que deux escadrilles soutenant les bâtiments d’assaut amphibies, l’USS Iwo Jima et l’USS Boxer. Le 30 octobre, dans le cadre de la Proliferation Security Initiative, un exercice naval multinational dirigé par les Américains s’est déroulé à quelque 30 kilomètres au large des eaux territoriales iraniennes. Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ali Husseini, a déclaré « inapproprié » cet exercice, ajoutant que les actions américaines « vont dans le sens de davantage d’aventurisme, et non de la stabilité et la sécurité ».

De son côté, l’Iran a procédé à des exercices militaires dans le golfe Persique et la mer d’Oman. Commencées le 2 novembre, ces manœuvres (baptisées « Grand Prophète II »), devaient se poursuivre durant deux semaines. Elles sont destinées, selon le général Yahya Rahim Safavi, commandant des Gardiens de la Révolution, à montrer « la ferme volonté de l’Iran de défendre le pays contre toutes sortes de menaces ». Au cours des exercices, on a procédé à des tirs d’essai avec trois nouveaux modèles de missiles, en plus du missile Shahab-3, provoquant un appel à des mesures de représailles de la part de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et du ministre israélien de la Défense Amir Peretz. Pour sa part, le chef d’état-major de l’Armée russe, Youri Balouïevski, a déclaré à la presse que l’Iran n’a pas les moyens de construire des missiles balistiques intercontinentaux.

Dans une déclaration publiée le 1er novembre, la Maison Blanche évoque le nombre croissant d’éléments tendant à prouver que « les gouvernements syrien et iranien, le Hezbollah et leurs alliés libanais préparent des plans de renversement du gouvernement démocratiquement élu du Premier ministre Siniora », au moyen de « manifestations et de violences, ou encore en menaçant la sécurité physique de ses dirigeants ». Le lendemain, le président George Bush a déclaré qu’il « comprendrait » qu’Israël lance une frappe contre l’Iran. A ce sujet, le quotidien israélien Ma’ariv cite des sources diplomatiques anonymes, selon lesquelles Jacques Chirac a discuté du programme nucléaire iranien avec Bush en marge du récent sommet de l’ONU ; le président français lui a demandé si Israël pourrait attaquer l’Iran pour l’empêcher d’acquérir la bombe, ce à quoi son homologue américain aurait répondu : « Nous ne pouvons pas l’exclure. Et si cela devait se passer, je le comprendrais. »

En même temps, divers néo-conservateurs ont appelé à une action militaire immédiate contre l’Iran. Dans le magazine Commentary, Arthur Herman propose non seulement de frapper les sites nucléaires, mais de saisir toutes les installations pétrolières du pays et de bombarder l’infrastructure. Pour Michael Ledeen, la vraie guerre est, au minimum, régionale et probablement mondiale. « Tant que les tueurs [aux ordres] des maîtres du terrorisme peuvent traverser librement les frontières syriennes, saoudiennes, jordaniennes et iraniennes afin de livrer de l’argent, du savoir-faire en matière d’armements et de la main d’œuvre, il est difficile d’imaginer qu’un nombre quelconque de soldats américains puissent les vaincre. »

Sur le plan international, Moscou et Pékin continuent de plaider contre toute confrontation. Ainsi, pour l’instant, les tentatives des Européens et de John Bolton de faire adopter une résolution prévoyant des sanctions contre l’Iran sont bloquées.

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