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Les provocateurs anglo-saoudiens sont-ils les tireurs de roquettes libanais ?

La rédaction
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10 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) – Les roquettes qui ont été tirées sur Israël depuis le Liban jeudi dernier, auraient pu provoquer une extension régionale du conflit armé en cours à Gaza. Quant aux auteurs de ces tirs, l’interrogation est de mise, puisque personne n’a revendiqué cet acte, à commencer par le Hezbollah, aujourd’hui membre du gouvernement d’union nationale occupé à la reconstruction et à l’unité du Liban, qui a démenti toute implication. Si ce qui semblait auto-évident n’est pas, il convient d’examiner les autres possibilités : qui a la capacité de commettre ces actes et qui y a intérêt ?

Il est fort intéressant, au moins à titre pédagogique, de se pencher sur le cas de deux organisations armées récemment crées au Liban : le Majlis arabe et islamique et le Fatah al Islam.

Fondé en 2006, au lendemain du retrait des forces israéliennes du Liban, alors que le Hezbollah ressortait renforcé et légitimé de ce conflit, le Majlis arabe et islamique a officiellement lancé son groupe de résistance armé le 7 janvier dernier. Le groupe est en opposition ouverte avec le Hezbollah d’Hassan Nasrallah, que son chef, l’Ayatolah al-Sayed al-Husseini, a accusé de ne pas être un patriote, mais plutôt un agent à la solde des iraniens.
Côté financement, il bénéficie des largesses du Prince Nayef ben Sultan, le ministre de l’Intérieur saoudien, et ne s’en cache pas. Sur le site internet du groupe, dont les bureaux sont installés en Arabie Saoudite et à Londres, al-Husseini s’affiche aux côtés d’une bannière « Merci à l’Arabie Saoudite, Royaume de bonté et d’humanité », après que les associations caritatives du Majlis aient reçu les donations financières du Prince.
Selon la chaîne saoudienne Al-Arabiya, al-Husseini aurait déjà recruté 3000 combattants au Liban et reçu 1500 candidatures venant « du Golfe » (est-ce pour ne pas dire d’Arabie Saoudite ?). Il a aussi déclaré son alliance avec le mouvement druze de Walid Joumblatt, un relais anglo-américain dans la région, qui avait appelé à une intervention armée des Etats-Unis contre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran.

De son côté, le Fatah al-Islam, armé par une filière anglo-saoudienne liée au prince Bandar et à Dick Cheney, est tristement connu pour ses actes terroristes, ses assassinats et les évènements du printemps 2007 dans le camps de Nahr el-Bared, où les affrontements avec l’armée libanaise ont menacé l’équilibre national du pays. Le Prince Nayef ben Sultan avait obtenu la libération et le transfère des membres saoudiens du groupe arrêtés par les autorités libanaises.

Il ne faut donc pas regarder le conflit de Gaza de manière binaire. Il y a une volonté de déstabiliser l’ensemble de la région qui ne vient pas de la région elle-même. C’est cette volonté qu’il est urgent de comprendre et de combattre.

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