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Les psychothérapeutes allemands exigent l’interdiction des jeux vidéos violents

La rédaction
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La Société allemande des psychothérapeutes (GwG) a appelé jeudi 28 novembre 2007 dans un communiqué de presse, à l’interdiction des jeux vidéos violents.

Le communiqué a pour titre « Les jeux vidéos violents détruisent la compassion ; pas de jeux d’assassins pour Noël ». La GwG est le plus grand regroupement de psychothérapeutes en Europe. Nos amis allemands du Büso étaient intervenu en début de semaine au congrès de la GwG à Berlin, en soulevant la polémique contre la programmation de jeunes pour les tourner en véritables soldats-kamikazes.

Dans son communiqué, la GwG déplore que dans ces « killer game », les enfants soient « recompensés pour tuer et torturer d’autres êtres humains ». Ils ne manquent pas à ce sujet de faire remarquer l’origine de ces jeux « developpés comme simulateurs de guerre pour l’armée américaine ». « Leur objectif est de briser l’inhibition que les soldats ont lorsqu’il s’agit de tuer, et d’augmenter leur "efficacité de tueur" », disent-ils, en avertissant que ces entraînements finissent par avoir le même effet sur les enfants que sur les soldats, comme l’ont montré les études du Lieutenant-colonel David Grossman, professeur de psychologie à l’académie militaire américaine de West Point, militant et expert international sur la question.

« De plus en plus, les jeunes enfants perdent leur compassion naturelle à force d’être imergés activement pendant des jours entiers dans un monde brutal, où la destruction et le meurtre sont vécus comme un divertissement fascinant », expliquent-t-ils. « Les enfants les plus jeunes en sont tres affectés. Ainsi, ils ont des comportements de plus en plus agressifs et peuvent difficilement être engagés dans une coopération humaine et sociale. »

Qualifiant ces jeux de « mines anti-personnelles contre l’âme », les psychothérapeutes de la GwG lancent un appel impératif et immédiat aux responsables politiques « avant qu’une génération entière d’enfants et d’adolescents ne soit aspirée dans un maelstrom de violence ».

La GwG lance également une mise en garde contre l’information publique à ce sujet. « Les entreprises financent la recherche et les projets d’éducation continue pour "l’information publique". Bien sûr, ils ont un intérêt à empêcher l’interdiction légale des jeux de meurtre ».

Effectivement, en Europe, le système de notation soutenu par l’UE, est créé et financé par le Interactive Software Federation of Europe (ISFE), qui regroupe toutes les grandes sociétés du secteur. On pouvait voir dans le quotidien Le Parisien du 29 novembre une demi-page payée par le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL, les 32 grandes sociétés créatrices de jeux vidéos en France) cherchant explicitement à discréditer le principe d’interdiction sur certaines catégories de jeux vidéos.

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Extraits des statuts - Article 2 - Objet