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Les recommandations de l’Irak Study Group

La rédaction
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On croit savoir que le groupe d’études bipartisan sur l’Irak présidé par l’ancien secrétaire d’Etat James Baker présentera formellement son rapport le 6 décembre. D’après le New York Times, il recommande au président Bush d’annoncer clairement son intention d’entamer le retrait de 15 brigades de combat (75 000 hommes) relativement vite, sans toutefois établir de calendrier fixe. Le rapport ne précise pas si les brigades devraient être rapatriées ou simplement se replier sur des bases arrières en Irak ou dans les pays voisins.

Par ailleurs, comme nous l’avons déjà rapporté, l’ISG recommande une initiative diplomatique forte, prévoyant l’engagement de pourparlers directs avec l’Iran et la Syrie. Au départ, les contacts pourraient s’établir dans le cadre d’une conférence régionale sur l’Irak ou d’autres problèmes plus généraux du Moyen-Orient, notamment le conflit israélo-palestinien, mais ils devraient aboutir à des entretiens directs de haut niveau avec Téhéran et Damas.

Les derniers témoignages recueillis par le groupe d’études avant de rédiger ses conclusions sont ceux des sénateurs John Kerry et John McCain, d’Henry Kissinger et de George Shultz, entre autres. Toujours selon le New York Times, les démocrates de la Commission avaient proposé que le retrait des troupes soit achevé d’ici la fin de l’année prochaine, mais ce projet n’a pas été retenu dans le rapport rédigé sous la direction de James Baker et du démocrate Lee Hamilton.

Cependant, de nombreux signes indiquent que la clique de Dick Cheney au sein du gouvernement tente déjà de saper l’impact du rapport de l’ISG, notamment son appel au dialogue avec l’Iran et la Syrie, en lançant sa propre réforme de la politique irakienne, dont les conclusions devraient être rendues publiques à peu près au même moment. Toujours pour tenter de couper l’herbe sous les pieds de l’ISG, on a relancé une bonne vieille pratique utilisée avant la guerre d’Irak : des renseignements douteux passent directement du Pentagone au bureau du vice-Président, sans que la CIA ou d’autres entités de la communauté du renseignement en soient informées. L’existence de ce canal, baptisé « stovepipe » en anglais (tuyau de poêle), a été révélée dans un article de Seymour Hersh paru dans le New Yorker. Le fait que le principal responsable de la manipulation des renseignements avant la guerre d’Irak, Abraham Shulsky, du Bureau des Plans spéciaux (OSP) du Pentagone, soit désormais appelé à travailler sur le « problème iranien » au Pentagone avait déjà suscité la méfiance.

Hersh révèle également qu’une nouvelle étude ultra-secrète de la CIA, basée sur des renseignements techniques de services américains, émet de sérieux doutes sur l’ambitieux programme secret d’armes nucléaires que l’Iran est censé développer. Or cette évaluation a été contestée par des « renseignements obtenus d’espions israéliens opérant sur le sol iranien », qui prétendent que l’Iran « a développé et testé un détonateur pour bombe nucléaire » Selon Hersh, les détails des rapports de ces espions n’ont pas été transmis à la CIA, mais le Pentagone a remis les renseignements « bruts » à l’équipe de Cheney.

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