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Les régions russes s’orientent vers une perspective de développement d’Asie de l’Est

La rédaction
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Tandis que les courants pro-anglo-américains à Moscou propagent l’illusion selon laquelle les investisseurs occidentaux vont soutenir l’économie russe à coups de milliards de dollars, la Sibérie et d’autres grandes régions de Russie recherchent une coopération plus étroite avec les pays asiatiques, notamment la Chine, la Corée du Sud et le Japon.

C’est ainsi qu’une conférence internationale, qui s’est déroulée du 20 au 22 septembre dans la ville sibérienne d’Irkutsk, s’est conclue par la création d’un « Forum économique du Baïkal ». Ont participé à la conférence, consacrée à l’« intégration de la Sibérie et de l’extrême-orient russe dans l’économie Asie-Pacifique et mondiale », quelque 1330 représentants de régions, du gouvernement central et des milieux d’affaires russes, ainsi que quelque 270 invités de Chine continentale, de Taïwan, de Corée, du Japon, de Mongolie, ainsi que d’Europe de l’Ouest et des Etats-Unis. Dans son allocution d’ouverture, le président du Conseil de la Fédération de Russie, Igor Stroiev, a déclaré que « le développement de la Sibérie et de l’extrême-orient russe est une tâche aux proportions historiques et même planétaires », appelant à « une coopération directe des régions orientales avec les régions du centre et du sud de la Russie (...) les pays d’Asie centrale et l’ensemble de la région Asie-Pacifique ». Il a rappelé à l’auditoire que « la Russie est une puissance eurasiatique » et que la Sibérie est cruciale pour son avenir.

Concernant les projets concrets destinés à développer les vastes ressources minérales et énergétiques de Sibérie et de l’extrême-orient russe, Stroiev a évoqué « la perspective de créer un couloir de transport « Hokkaïdo-Sakhaline-continent » qui permettra de promouvoir le processus d’intégration économique » du nord. Ce projet, qui aurait fait l’objet de discussions lors de la visite du président Poutine au Japon, implique la construction d’un tunnel de 50 kilomètres entre l’île japonaise d’Hokkaïdo et l’île russe de Sakhaline - riche en pétrole - et un tunnel plus court entre Sakhaline et le continent russe. Une fois achevés, ces tunnels établiraient pour la première fois un lien terrestre entre le Japon (dont les principales îles d’Hokkaïdo et Honshu sont déjà reliées par un tunnel de 54 kilomètres) et la masse continentale eurasiatique. Ce projet ambitieux - qui fait partie du programme de l’EIR intitulé « Pont terrestre eurasiatique » - constituerait un complément au « pont énergétique » entre le Japon et Sakhaline, qui fait déjà l’objet de négociations entre les gouvernements russe et japonais, ainsi qu’au rétablissement projeté des liens ferroviaires entre la Corée du Sud et du Nord.

Parmi les autres orateurs à la conférence d’Irkutsk figurait le représentant de Poutine pour la région fédérale de Sibérie, Léonide Drachevskii, qui a lu un message de salutations du président russe, ainsi que du ministre des Finances Alexis Koudrine. Selon la presse russe, un programme détaillé de développement économique commun de la Sibérie et de l’extrême-orient russe, avec la Chine et les nations d’Extrême-Orient, a été présenté à la conférence par le directeur du l’Institut de l’extrême-orient de l’Académie russe des sciences, Mikhaïl Titarenko.

Ces discussions n’ont rien d’académiques, nombre de projets d’infrastructure ayant déjà été réalisés ou étant en chantier dans la partie asiatique de la Russie. Signalons notamment l’achèvement d’un pont sur l’Ob en Sibérie occidentale et d’un autre sur le fleuve Bureya dans la région Amour (près de la frontière chinoise) ainsi que la construction en cours d’une autoroute fédérale de 2165 kilomètres le long de l’Amour, à partir de Tchita en Sibérie orientale vers la grande ville de Khabarovsk, dans l’extrême-orient russe.

Quand elle sera ouverte à la circulation, en 2004, cette autoroute assurera pour la première fois une liaison routière continue à travers l’ensemble de la Fédération de Russie. Il est notable que Poutine ait placé ce projet d’une grande importance stratégique sous sa supervision personnelle directe en juillet dernier.

Par ailleurs, une autre grande conférence a été ouverte le 25 septembre à Vladivostock, sur le thème : « Russie-Chine-Japon en Asie du Nord-Est : problèmes d’interaction régionale au XXIème siècle ». A la veille de cette conférence, un article important dans le journal de Vladivostock, Novosti, affirmait que « la question de la Chine est celle de l’existence future de la Russie ». Il citait plusieurs experts chinois qui déploraient les tentatives de certains « courants pro-occidentaux » au sein du gouvernement central russe visant à provoquer une hystérie anti-chinoise (du type « péril jaune »), afin d’imposer une « politique s’orientant exclusivement vers l’Europe et les Etats-Unis ». Par ailleurs, Li Peng vient de faire une tournée en Russie, notamment à Vladivostock et en d’autres endroits de la partie asiatique de la Russie.

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