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Les relations germano-russes se maintiennent malgré la pression des néo-conservateurs

La rédaction
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Lors du sommet germano-russo des 26 et 27 avril à Tomsk, les deux parties ont réaffirmé leur volonté d’améliorer les relations politiques et économiques bilatérales. Contrairement aux attentes des néo-conservateurs, depuis son arrivée au pouvoir, la chancelière Angela Merkel n’a pas diminué l’importance diplomatique accordée à la Russie et à son président Poutine. Au contraire, elle vient d’insister sur la continuité des relations, évoquant le « partenariat stratégique » dans les mêmes termes que son prédécesseur Gerhard Schröder. Les deux dirigeants ont d’ailleurs décidé de se tutoyer au cours du sommet en Sibérie.

Tout cela est fort gênant pour les néo-conservateurs à l’Ouest, au nom desquels George Soros a fait paraître une attaque au vitriol contre la Russie dans le Financial Times du 25 avril. Le méga spéculateur y accuse Poutine de vouloir imposer un règne autocratique, empêchant la Russie de devenir une démocratie libérale. En outre, le président russe essaie, selon lui, de « dominer » les marchés énergétiques de l’Ouest par le biais d’accords commerciaux favorisant des entreprises d’Etat, dont Gazprom, aidé en cela par des gouvernements ouest-européens dociles. Des commentaires semblables ont été faits ces derniers jours par le sénateur américain John McCain, le ministre polonais de la Défense Radoslaw Sikorski et le comte Otto Lambsdorff, de la branche européenne de la Commission trilatérale.

Lors d’une conférence de presse à Tomsk le 27 avril, Poutine a dénoncé cette propagande, notant que « quand ils viennent ici pour racheter des entreprises russes, ils parlent d’investissements, quand nous essayons d’investir à l’Ouest, ils parlent de domination ».

L’alliance germano-russe sur le gaz naturel

Sur les huit accords de coopération économique conclus entre l’Allemagne et la Russie lors du sommet de Tomsk, celui entre Wintershall et Gazprom est particulièrement intéressant. La première aura accès à l’un des champs stratégiques de la Russie, situé à Yuzhno-Russkoye, en Sibérie, où les deux travailleront conjointement sur l’exploration et la production de gaz naturel. Ce champ a une capacité de 25 milliards de mètres cubes par an. Le gaz transitera par le gazoduc nord-européen qui doit relier la Russie et l’Allemagne à travers la mer Baltique à partir de 2010.

L’accord entre l’entreprise allemande et la russe prévoit aussi un échange d’avoirs : Wintershall (filiale du géant chimique allemand BASF) obtient une part de 35 % dans l’entreprise commune, tandis que Gazprom détient 49 % des actions dans Wingas, une autre filiale de BASF chargée de réseaux de gazoducs en Allemagne. Enfin, BASF et Gazprom vont créer 50-50 une nouvelle joint venture, Wingas Europe, pour la vente de gaz naturel à d’autres pays européens.

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