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Les rêves impériaux de Nicolas Sarkozy

La rédaction
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A moins de deux mois de son élection prévue à la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy n’hésite plus à afficher des convictions contraires aux fondements mêmes de la tradition républicaine de la France. A ce titre, on peut citer son admiration pour Napoléon Bonaparte.

Selon Le Canard Enchaîné du 20 octobre, lorsqu’il a été proposé de choisir une ville de province pour le Congrès de l’UMP, M. Sakozy aurait concédé que si les rois allaient bien se faire couronner à Reims, « le sacre de Napoléon a eu lieu à Notre-Dame de Paris ». Est-ce un hasard si ce grand événement eut lieu le 2 décembre 1804, soit deux cents ans presque jour pour jour avant le congrès de l’UMP ? « Je veux que ça y ressemble ! clame Sarkozy. Que, dans leur inconscient, les Français m’associent à l’Empereur. » De quoi inspirer un psychiatre français, à l’instar du Dr Justin Frank aux Etats-Unis, à analyser l’état mental de Nicolas Sarkozy !

A propos, son nouveau livre, La République, les relations, l’espérance, vient de paraître. Il s’y attaque à l’un des grands tabous de la société française : la séparation entre l’Eglise et l’Etat. Il appelle notamment à intégrer l’enseignement de la religion dans le système scolaire public et privé, afin d’offrir aux élèves quelque chose que les « valeurs temporelles, matérielles ou mêmes républicaines » ne peuvent assurer. Tout comme Napoléon utilisa l’Etat pour contrôler et exploiter la religion, Sarkozy propose aujourd’hui que l’Etat subventionne les grandes confessions, leurs activités, la construction de leurs lieux de culte et même la formation des dirigeants spirituels. Ceci reviendrait à renverser la loi de 1905 sur la laïcité définissant la stricte séparation entre l’Etat et la religion.

Parallèlement, l’actuel ministre de l’Economie et des Finances n’a pas de problème à soutenir la culture « matérialiste ». Alors que le président Jacques Chirac a récemment dénoncé la « sous-culture américaine » qui se propage dans le monde, Sarkozy a déclaré fièrement que « mes enfants sont plus à l’aise pour écouter de la musique américaine, regarder un film américain, vouloir aller aux Etats-Unis que dans d’autres pays ». Au cours des dernières années, sur fond d’ambitions présidentielles, Nicolas Sarkozy, qui maintient depuis toujours de bons contacts avec les « élites » de droite en Israël et en Espagne, s’est efforcé d’améliorer ses relations avec Tony Blair et l’administration Bush-Cheney.

Là où se rejoignent traditionalisme, économie de marché et bellicisme

La nature des opérations politiques, dont Nicolas Sarkozy fait partie, a été indirectement révélée par Giovanni Bianchi, dans un article de la revue Europa (28 octobre). Ce démocrate-chrétien italien s’intéresse au phénomène de l’instrumentalisation de la religion par le mouvement néco-conservateur, accusant ses partisans américains et leurs épigones en Europe d’être une mauvaise copie de Napoléon Bonaparte et du synarchiste français Charles Maurras.

Bianchi écrit : « Le fondateur d’Action française pourrait être un bon prédécesseur des intellectuels néo-conservateurs actuels (d’ailleurs, il écrivait bien mieux qu’eux). » Maurras « avait des idées claires et savait bien que son système politico-philosophique était incompatible avec l’esprit du christianisme, si bien qu’il déclara vouloir "nettoyer le christianisme du poison du Magnificat", afin d’en faire un parfait Instrumentum Regni [instrument de domination]. (...) Un autre qui avait des idées claires est Napoléon qui, en 1801, rétablit en tant que Premier Consul la hiérarchie catholique après des années de persécutions, déclarant : « Je n’ai aucun intérêt dans la résurrection de la chair, mais je vous ordonne, prêtres, en tant que fonctionnaires et mes serviteurs, de prêcher le Dieu de la Justice et de la Punition" »

Bianchi se demande : « L’opinion publique catholique est-elle prête pour ce pacte avec le diable ? » La nouvelle instrumentalisation de la religion en Europe représente « l’équivalent européen du "Manifeste pour un nouveau siècle américain" que Wolfowitz, Kristol et compagnie ont lancé depuis l’époque de la présidence de Clinton, mélangeant dans une même soupe le traditionalisme, l’économie de marché et le bellicisme. » Peu avant cette intervention de Giovanni Bianchi, le mouvement larouchiste en Italie avait distribué un tract intitulé « Un vrai chrétien vote John Kerry », qui soulève le même thème dans le contexte des élections américaines. Bianchi a publiquement soutenu les propositions de Lyndon LaRouche pour un nouveau Bretton Woods.

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