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Les sénateurs démocrates résistent à la tentative de dictature

La rédaction
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Le président du groupe démocrate au Sénat, Harry Reid, et 37 de ses collègues ont annoncé leur intention de s’opposer à la tentative du vice-président Dick Cheney et du président du groupe républicain Bill Frist de supprimer l’une des principales prérogatives du Sénat américain, à savoir le droit d’exiger un débat prolongé (« filibuster ») avant de voter sur différentes nominations présidentielles. Cette prérogative, considérée comme un élément essentiel du contrôle parlementaire, est consacrée dans la Constitution des Etats-Unis.

Or, les néo-conservateurs voudraient maintenant l’abroger, tout d’abord pour ce qui est de la nomination des juges fédéraux. Sous prétexte que la minorité démocrate a fait de l’obstruction aux candidats de Bush, le vice-président Dick Cheney, en sa qualité de président du Sénat, compte modifier les règles pour qu’il suffise d’une simple majorité des voix (51 en l’occurrence) pour mettre fin au débat, contre les trois cinquièmes aujourd’hui requis. Cela voudrait dire que le parti minoritaire aurait beaucoup moins de marge de manœuvre pour bloquer un vote.

Or le Sénat n’a jamais été conçu comme une simple chambre d’enregistrement, mais plutôt comme un lieu de délibérations, encore moins sujet aux pressions de l’actualité que la Chambre des Représentants. Il est effectivement normal que le choix des ministres et autres responsables par l’exécutif soient examiné par les sénateurs, et contesté, voire rejeté le cas échéant. Mais l’actuel locataire de la Maison Blanche et son équipe ne souffrent aucune contestation.

En tout cas, les sénateurs démocrates semblent résolus à combattre cet assaut contre les institutions de la République. Entouré de ses collègues, le sénateur Reid a appelé le 16 mars les militants démocrates à « convaincre les républicains de bonne volonté de voter avec nous sur cette question ». Le sénateur Robert Byrd, le plus éloquent défenseur du rôle constitutionnel du Sénat, déclara : « Un sinistre vent souffle à travers le pays. Il sème les germes de la destruction. Notre Constitution est attaquée. Nous devons parler haut et fort. » Pour lui, les Républicains veulent bâillonner le Sénat, supprimer les droits de la minorité et fausser les objectifs constitutionnels du Sénat.

Reid déclara pour sa part : « Notre Constitution prévoit des contrôles et des contrepoids afin qu’aucun individu au pouvoir - aucun parti politique - ne puisse exercer un contrôle total sur la politique de notre nation. Mais à présent, en vue d’estomper la séparation des pouvoirs et d’imposer leurs candidats à la branche judiciaire, le président Bush et les dirigeants républicains veulent éliminer une règle américaine vieille de deux cents ans selon laquelle chaque sénateur peut se lever pour dire ce qu’il pense et parler au nom du peuple qui l’a élu. Le fait est que ce Président a eu plus de candidats confirmés que n’importe quel autre durant ces vingt-cinq dernières années. Seules dix nominations sur 214 ont été refusées.

« Il est donc clair que cette tentative d’éliminer tous les contrôles et contrepoids ne concerne pas les juges. Il s’agit d’un désir de pouvoir absolu. » Reid se référa à des précédents historiques, notant qu’on essaie actuellement de réviser les règles pour que ceux qui sont au pouvoir puissent obtenir ce qu’ils veulent. Si on devait le permettre, « cela signifierait que le Sénat américain devient une simple chambre d’enregistrement pour le pouvoir exécutif. Cela signifierait qu’un seul parti politique - que ce soit les Républicains aujourd’hui ou les Démocrates demain - aurait droit au chapitre. Cela signifierait qu’un seul homme, siégeant à la Maison Blanche, aurait de fait la capacité d’accorder un emploi à vie à des juges dont les décisions peuvent durer pour toujours.

« Ce n’est pas comme cela que fonctionne l’Amérique. Ici, en Amérique, c’est le peuple qui dirige - et chacun a une voix. Nous prêtons allégeance à "une nation, sous Dieu, avec la liberté et la justice pour tous". Non pas la liberté et la justice pour ceux qui peuvent disposer de la majorité à un moment donné. La liberté et la justice pour tous. En Amérique, chacun a son mot à dire (...). » En conclusion, il appela les Américains à « mettre de côté vos considérations partisanes et vous opposer à cet arrogant abus de pouvoir ».

Dans une lettre à Bill Frist, Reid affirme que si la majorité décide de briser les règles, elle ne doit pas s’attendre à une quelconque coopération de la part de la minorité. Si les Républicains s’entêtent sur ce point, il menace de paralyser les activités du Sénat, sauf sur les questions de défense nationale et des dépenses courantes.

La réponse des néo-conservateurs peut se résumer en un mot : l’hystérie. Bien évidemment, Lyndon LaRouche a apporté son soutien à l’action de Reid.

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