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Les sénateurs prennent conscience du changement de phase dans les guerres d’Asie du Sud-Ouest

La rédaction
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Pendant la réunion du Commission des forces armées du Sénat qui s’est tenue le 3 août, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le Général Abizaid et le Général Peter Pace ont eu à répondre à des questions difficiles sur l’échec de la politique américaine. Voici les principaux développements de cette audition, largement tue par la presse :

« Le sénateur John Warner, qui préside la commission, a situé l’audition dans un contexte déterminé par la décision de redéployer des troupes à Baghdad, par le retour des Talibans au pouvoir en Afghanistan, et par la guerre d’Israël contre le Liban. Préoccupé que ce dernier conflit puisse « allumer une guerre plus vaste », Warner a déclaré que le Sénat devrait reconsidérer sa résolution autorisant le Président à faire usage de la force.

Pour Rumsfeld et le Général Abizaid : « Les guerres dans lesquelles nous sommes engagés (...) sont combattues de manière irrégulière et asymétrique, ce qui est à l’avantage des attaquants », a déclaré Rumsfeld.

Le sénateur démocrate Carl Levin a énoncé la politique adoptée récemment par la direction du Parti démocrate : « Nous devons clairement faire comprendre aux dirigeants politiques irakiens que notre engagement en Irak n’est pas sans fin, et que nous commencerons une phase de redéploiement de nos troupes à la fin de l’année. »

Les officiers militaires ont décrit la situation en Irak comme étant sans précédent. Le Général Abizaid : « Je crois que les violences confessionnelles (à travers tout le pays, ndlr) sont probablement aussi graves que ce que j’ai pu en voir, à Bagdad en particulier et, que si elles ne sont pas arrêtées, il est possible que l’Irak s‘enfonce dans une guerre civile. »

Le Général Pace : « Je crois que les conditions sont réunies pour que cela dégénère en guerre civile, mais ce n’est pas inévitable. »

Une déclaration faite la semaine dernière par le Général Chiarelli fut reprise de nombreuses fois pendant l’audition : « Je le dis franchement, en trente trois ans passés dans l’armée des États-Unis, je n’ai jamais entraîné quiconque à arrêter un combat confessionnel. C’est quelque chose de nouveau. »

Suite à l’expérience irakienne, le sénateur Ted Kennedy a mis en question la proposition d’une force internationale déployée dans le sud-Liban : « Général Abizaid, si nous éprouvons des difficultés à désarmer les insurgés irakiens avec 130 000 hommes, comment est-il possible de croire que nous serons capable de déployer une force internationale capable de désarmer le Hezbollah ? »

Le sénateur John McCain, qui est par ailleurs opposé à un retrait des troupes d’Irak, a exprimé ses préoccupations quant au redéploiement de troupes de Ramadi et Fallujah vers Bagdad, déclarant : « Ce qui m’inquiète c’est que nous sommes en train de jouer une partie de « whack-a-mole ». Ça s’enflamme. On y envoie nos troupes. »

McCain a également annoncé à Rumsfeld que le Sénat allait désormais exercer un contrôle sur la gestion des fonds : « Secrétaire Rumsfeld, nous avons amendé la loi de financement des forces armées, et je suis confiant qu’elle sera acceptée en conférence. Cela implique que les opérations en Irak et en Afghanistan et leur financement soient inclus dans le processus budgétaire régulier (...) J’espère que vous inclurez les dépenses engagées dans les opérations en Irak et en Afghanistan dans le processus budgétaire normal et que vous n’en ferez pas, je cite, des "suppléments d’urgence". »

Le sénateur Jack Reed a attaqué Rumsfeld sur le fait que les États-Unis n’ont pas de réserves stratégiques. « Monsieur le Secrétaire, il est clair que deux tiers des forces armées opérationnelles, d’active et de réserve, déclarent ne pas être prêtes. Parmi les forces qui ne sont pas déployées, pas une seule équipe de combat de l’armée des États-Unis n’est prête à être déployée. La réalité est que nous n’avons pas de réserve stratégique, il s’agit là d’une faille ahurissante dans votre leadership. » Le Général Pace a admis que Reed avait raison : « Deux tiers des brigades, comme vous l’avez remarqué, sont classées C-3 ou C-4. » Reed : « elle ne sont pas prêtes à remplir leurs tâches. »

La sénatrice Hillary Clinton a fait une déclaration cinglante à l’encontre de Rumsfeld : « Vous n’êtes pas allé en Irak avec suffisamment de troupes pour faire régner la loi et l’ordre. Vous avez dissout toute l’armée irakienne. Maintenant, nous essayons de la recréer. » Sa seule réponse fut : « Mon Dieu. » À la fin de l’audition de la commission, elle a appelé à la démission de Rumsfeld.

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