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Liban : comment la France s’est tirée une balle dans le pied

La rédaction
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21 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — Le Canard Enchaîné d’aujourd’hui rapporte que la France a été totalement absente de la dernière crise qui a secoué le Liban et qui a été résolue par un accord historique annoncé ce matin à Doha au Qatar, où les négociations avaient lieu entre majorité et opposition. La France paie ainsi son alliance insensée avec l’administration Bush/Cheney et avec la faction transatlantique anglo-états-unienne favorable à la restauration de l’Empire britannique. Sous la houlette de Jean David Levitte, la France a abandonné ces derniers mois sa traditionnelle politique « arabe » pour rejoindre la ligne « dure » des Etats-Unis, contre la Syrie, l’Iran et en faveur du gouvernement Siniora au Liban.

C’est la raison de son caricatural isolement actuel en Asie du Sud-Ouest. En effet, selon Le Canard, « Aucune information importante n’est parvenue à Paris », sur les dessous de la crise récente, « soit en provenance des ambassades de France, celles de Beyrouth et de Damas, soit grâce aux rapports de la DGSE. Mieux, si l’on ose dire, des diplomates français en étaient à téléphoner à des journalistes libanais ou à des confrères parisiens pour tenter d’obtenir quelques renseignements. Ils n’ont d’ailleurs rien vu venir quand, le mois dernier, l’Arabie Saoudite, mandatée par les Etats-Unis, a poussé le gouvernement libanais à s’en prendre au Hezbollah, au risque de favoriser un nouvel affrontement (sunnites et chrétiens contre chiites). »

Les mêmes types de difficultés se rencontrent dans d’autres parties de l’Asie. L’hostilité de Nicolas Sarkozy à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne a provoqué le courroux de ce grand pays qui, depuis, boude la France. Le Canard rapporte que « lorsque s’est ébauchée, via la Turquie, une négociation entre Syriens et Israéliens, Ankara s’est bien gardé d’en informer Paris. » Là aussi, la France s’est retrouvée à quémander des infos, auprès des ambassadeurs de France à Tel Aviv et à Damas, Jean Michel Casa et Michel Duclos… Au menu de ces négociations « la restitution, contre un traité de paix, du Golan syrien, occupé depuis 1967 par Israël. »

Preuve s’il en est que lorsque la France abandonne sa politique indépendante pour se mettre à la traîne des oligarchies dominantes, lorsqu’elle va jusqu’à démanteler une équipe expérimentée comme celle de Jean Claude Cousseran qui avait organisé, au début du mandat de Sarkozy, les conditions d’une sortie de crise à ces conflits, la France, puissance moyenne, perd tous ses atouts, toute sa crédibilité, toute sa puissance.

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