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Liban : le soutien au Hezbollah s’accroît

La rédaction
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Malgré la destruction des infrastructures libanaises et le déplacement de plus de 600 000 Libanais, le soutien à la résistance du Hezbollah grandit dans le pays. Rappelons que cette organisation détient 23 des 128 sièges que compte le Parlement libanais, ainsi que quelques porte-feuilles du gouvernement ; elle dirige de nombreuses œuvres sociales et écoles, et jouit d’un large réseau de soutien à travers le pays. Le Hezbollah est solidement ancré chez les Chiites, qui représentent 80 % de la population du sud-Liban et 40 % de la population libanaise totale. De sources libanaises, le Hezbollah a les moyens de mobiliser plus de 100 000 combattants. Une personnalité politique libanaise en donne cette image : « Le Hezbollah est votre chauffeur de taxi, il est le commerçant qui vous vend vos produits alimentaires. » Son dirigeant, Hassan Nasrallah, a déjà démontré à plusieurs reprises l’année dernière qu’il était capable de faire descendre un million de personnes dans la rue lors de manifestations de soutien.

Bien que largement inférieure à celle d’Israël, la puissance militaire du Hezbollah a surpris les Israéliens. Comme l’a déclaré le président libanais Emile Lahoud lors d’une interview sur CNN le 22 juillet, en cas d’invasion du territoire libanais par les Israéliens, l’armée libanaise se mobilisera aux côtés du Hezbollah. Il a également déclaré que le Hezbollah ne libérerait les deux soldats israéliens capturés que dans le cadre d’un échange de prisonniers.

Les Libanais ont en réserve une « arme non-conventionnelle » : un dossier explosif sur des assassinats menés par le Mossad sur le territoire libanais. Le 17 juin, le Premier ministre libanais Faoud Siniora a annoncé que son gouvernement allait déposer une plainte contre Israël devant le Conseil de sécurité pour « actes d’agression ». Toutefois, comme l’a rapporté l’agence de presse libanaise Al Manar, suivie par le journal allemand Junge Welt, les États-Unis et la France ont réussi à bloquer cette action.

Ce dossier affirme que le chef du Mossad, Meir Dagan, avait personnellement recruté des « équipes de tueurs » pour mener des attentats à la voiture piégée et des assassinats au Liban. Les affaires citées dans ce dossier comprennent le meurtre d’Ali Hassan Diebs le 16 août 1999, l’assassinat de Djihad Ahmad Jibril (le fils d’Ahmad Jibril, dirigeant du PFLP) le 20 mai 2002, l’assassinat du politicien du Hezbollah, Ali Saleh, le 2 août 2003, et l’exécution du leader du Djihad, Mahmoud Majzoub, le 26 mai 2006.

Deux suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire. Le 13 juin, un communiqué de l’armée libanaise indiquait : « L’armée a arrêté une cellule terroriste travaillant pour le Mossad israélien », précisant que les suspects ont reconnu avoir pris part aux assassinats répertoriés ci-dessus. Le 22 juillet, le quotidien libanais As Safir révélait que le renseignement militaire libanais avait découvert une autre opération d’espionnage israélienne, encore plus sophistiquée que la précédente. Ce réseau disposait d’instruments de communication lui permettant de désigner aux avions de guerre israéliens, l’emplacement de bases du Hezbollah situées au sud de Beyrouth.

L’ambassadeur américain à Beyrouth, Jeffrey Feltman, a fait pression sur le gouvernement libanais, menaçant de « mettre fin à l’histoire d’amour entre les États-Unis et le Liban » et de stopper l’aide financière et militaire, si Siniora déposait sa plainte devant le Conseil de sécurité. Selon Junge Welt, le ministère des Affaires étrangères libanais a confirmé cette forme de chantage le 11 juillet. Feltman a également demandé aux Libanais de ne pas étendre le champ de leurs investigations, probablement pour protéger des personnalités politiques libanaises qui seraient impliquées. Mais le ministère libanais des Affaires étrangères a souligné que « Beyrouth va exiger une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies ». De sources libanaises, le ministre des Affaires étrangères Fawzi Salloukh s’est engagé à poursuivre l’affaire. Il semble que le président Lahoud veuille présenter les résultats de ces investigations à l’enquêteur des Nations unies, Serge Brammertz, qui est chargé du dossier Hariri. Les Israéliens viendraient ainsi rejoindre la liste des suspects de cet attentat qui a déclenché la déstabilisation du pays.

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