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Liban : une impulsion historique pousse la France

La rédaction
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La France s’est montrée le gouvernement européen le plus loquace à propos de la guerre au Liban et le seul à présenter des propositions viables pour un cessez-le-feu. Lors d’une interview radiophonique du 27 juillet, Lyndon LaRouche a déclaré :« Les choses se compliquent, bien sûr, avec la France. La France fut le partenaire des Anglo-hollandais dans le traité Sykes-Picot, un partage de toute la région d’Asie du Sud-Ouest instauré au début du XXe siècle entre Anglais et Français, comprenant également l’Iran. Ces arrangements ont permis à la France de s’arroger une part du gâteau au Moyen-Orient, particulièrement la Syrie et le Liban. » Aujourd’hui, a poursuivi LaRouche, « le Liban est l’une des dernières positions françaises hors de France. C’est donc une attaque contre la France, provoquant la réaction du Président français » qui tendait à « sommeiller » ces derniers temps...

Depuis, cette relation a aussi connu des moments forts et positifs, notamment au cours de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque le pays du Cèdre participa pleinement à l’effort du général de Gaulle pour libérer la France. Déjà à l’époque, de Gaulle déclarait : « Tant que je serai aux affaires, je ne permettrai pas que l’on nuise au Liban. C’est le seul lieu du monde où islam et chrétienté ont réussi une convivialité que ses institutions politiques favorisent. Pour l’avenir des rapports des civilisations en Méditerranée, c’est un précédent exemplaire précieux. »

Dans une interview détaillée donnée au Monde du 26 juillet, Jacques Chirac a appelé à un cessez-le-feu, à un accord politique entre tous les partis et, alors seulement, au déploiement d’une force d’intervention internationale. Il a appelé à un cessez-le-feu immédiat car « il n’y a pas de solution militaire à ce problème ». Tout accord politique « qui présuppose un cessez-le-feu, doit être négocié, d’un côté, entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et, de l’autre, entre la communauté internationale, Israël et le Liban. »

A la question de savoir si le Hezbollah est une organisation terroriste ou non, Jacques Chirac a répondu : « Ce n’est pas au moment où l’on veut essayer d’avoir un retour du Hezbollah (...) au sein de la communauté libanaise et sa transformation en un parti politique qu’il faut soulever des questions de cette nature. » Une « force multinationale présuppose des conditions impératives », a-t-il indiqué. « C’est d’abord l’acceptation d’un cessez-le-feu par tous les protagonistes. C’est ensuite l’acceptation du principe d’une force internationale par tous les partis. C’est enfin le fait que cette force internationale soit déployée au titre du Chapitre 7 des Nations unies (...) Pour la France, l’OTAN n’a pas vocation à mettre sur pied une telle force (...) L’OTAN est perçue, qu’on le veuille ou pas, comme le bras armé de l’Occident dans ces régions. »

Concernant le désarmement du Hezbollah, le Président français a rajouté : « Je ne pense pas qu’une force internationale, dans l’hypothèse où aucun engagement politique ne pourrait être obtenu, ait la possibilité ou la vocation de désarmer le Hezbollah. C’est au gouvernement libanais de le faire. Ce qui implique qu’il y ait un accord politique (...) Le Hezbollah fait partie du gouvernement libanais. On peut donc imaginer, ou tout au moins souhaiter, que le Hezbollah tire les conséquences de sa présence dans le gouvernement et qu’il se transforme en une force politique. Le Hezbollah, désarmé, a vocation à être une force politique au Liban. »

À propos de l’Iran et de la Syrie, Chirac a appelé l’Iran à apporter son aide dans la situation actuelle. « Il y a le problème nucléaire et il y a l’Iran dans cette région, et je pense que nous ne devons pas mélanger ces deux questions. » « L’Iran a quelques responsabilités » dans le conflit actuel, des renseignements indiquent que l’Iran fournit des armes au Hezbollah, mais « il est possible de discuter avec l’Iran » a-t-il dit, rappelant que lors des élections libanaises, lorsque personne ne savait si le Hezbollah devait y participer ou pas, « nous avons eu, à ce moment, quelques contacts avec l’Iran. Et je suis obligé de reconnaître que l’Iran était alors plutôt coopérative. »

Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères français, fut encore plus explicite dans ces remarques faites à la radio française, reprises dans le Guardian du 28 juillet : « Si nous n’arrêtons pas tout de suite ce conflit, une spirale infernale sera lancée. Il ne s’agira alors pas seulement d’un conflit entre Israël et le Hezbollah, mais de plus en plus entre Israël et les pays arabes, puis entre l’Occident et le Monde musulman. »

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