Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Libanais et Syriens à la recherche d’une solution pacifique

La rédaction
visites
850

Alors que se multiplient les menaces et les ultimatums en provenance de Washington, des forces politiques au Liban et en Syrie cherchent les moyens de surmonter la crise déclenchée par l’assassinat, le 14 février, de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri. Suite à des entretiens entre son gouvernement et des dirigeants russes et arabes, le président Bachar al-Assad a annoncé le retrait des forces syriennes du Liban, en conformité avec les accords de Taëf : retrait jusqu’à la vallée de la Bekaa dans un premier temps, suivi par un retrait total, dont les modalités ont déjà fait l’objet de discussions entre al-Assad et le président libanais Emile Lahoud. Le ministère russe des Affaires étrangères a approuvé la décision dans une déclaration officielle, alors que l’UE demande un échéancier.

Au Liban même, un groupe de forces politiques pro-syriennes a appelé à la création d’un gouvernement d’unité nationale. Le patriarche Sfeir, dirigeant spirituel reconnu de l’opposition, conseille la modération et le dialogue entre les divers groupes religieux. Il aura, par ailleurs, des entretiens à la Maison-Blanche le 17 mars.

Selon certaines sources libanaises, deux personnalités seraient pressenties pour former le prochain gouvernement : Selim Hoss, Premier ministre de 1998 à 2000, et Adnan al Kassar, président de la Chambre de Commerce. L’un ou l’autre, paraît-il, pourraient obtenir une majorité de voix au Parlement et seraient alors chargés de préparer des législatives pour mai ou juin, à moins qu’on ne décide de les reporter d’un an.

Le principal obstacle à un désamorçage de la situation vient des activités des forces d’opposition libanaises influencées et financées par des groupes américains. Tout comme le président Bush, elles exigent le retrait immédiat des forces syriennes et appellent à un « djihad » contre la Syrie. Il n’est plus à exclure qu’une escalade des manifestations publiques de la part de l’opposition et des forces prosyriennes débouchent sur un conflit ouvert. Le dirigeant du Hezbollah, Nasrullah, a annoncé une manifestation de masse pour le 8 mars.

Le président syrien, Bachar al-Assad, a compris le jeu des néo-conservateurs de Washington. Il a indiqué dans une interview à La Repubblica que « l’Irak n’était que la première phase d’un projet américain global pour la région, et ils attendent le tour de la Syrie et de l’Iran. (...) Tout est programmé, et dans les conditions actuelles de la région, tout peut arriver. » Il a rappelé que le Liban est un pays divisé entre tribus qui se sont fait la guerre autrefois mais sont aujourd’hui unies. Si une force étrangère essaie d’attiser les vieux conflits, « les résultats risquent d’être tragiques ». « Gardons à l’esprit que le Liban n’est qu’un prétexte, alors que Washington poursuit d’autres objectifs . »

Les opérations dirigées depuis Washington

La secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a haussé le ton contre la Syrie, l’accusant lors d’une inteview sur ABC d’être responsable de l’attentat de Tel Aviv, le 25 février. De son côté, le président Bush est revenu à la charge en demandant le retrait immédiat et sans conditions des troupes syriennes du Liban, même après l’annonce du plan d’al-Assad.

La déstabilisation mise en œuvre depuis la Maison-Blanche et le département d’Etat américain suit le scénario esquissé dans un document rédigé en 1996, sous le titre « Rupture nette : une stratégie pour sécuriser la région », qui prévoyait le renversement des gouvernements irakien, syrien, libanais et iranien. Le point de vue des auteurs américains du document recoupe largement celui des membres du Golden Circle, qui constituent le noyau dur du Comité américain pour un Liban libre (USCFL), le principal lobby néo-conservateur libanais aux Etats-Unis. L’USCFL a fait circuler des pétitions intitulées « Pour un changement de régime en Syrie » et « Liberté pour le Liban », appelant à chasser les Syriens et à renverser le régime de Damas. Parmi les membres de ce « cercle », citons Ziad Abdelnour, Elliot Abrams, Angelo Codevilla, Paola Dobriansky, Douglas Feith, Frank Gaffney, Jeanne Kirkpatrick, Michael Ledeen, Naji Najjar, Richard Perle, Daniel Pipes, Paul Wolfowitz et David Wurmser. Les auteurs de Rupture nette sont Feith, Perle et Wurmser.

Contactez-nous !