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Libéria : nouveau round d’un vieux jeu

La rédaction
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Depuis plus d’un mois, la « communauté internationale » assiste passivement à une nouvelle phase encore plus brutale de la guerre qui ravage le Libéria depuis quatorze ans. Charles Taylor, qui a lancé la guerre civile en 1989 et occupe le poste de Président depuis 1997, se trouve encerclé à Monrovia par une nouvelle force rebelle, les Lurd (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie). Selon des sources bien informées sur place, ceux-ci ainsi que le Model (Mouvement pour la démocratie au Libéria) ont pu lancer cette dernière offensive grâce au « feu vert » donné par Washington et Londres. Ceci expliquerait pourquoi le président Bush a déclaré à de nombreuses reprises n’avoir pas encore pris de décision concernant une intervention militaire dans cette crise.

La population est outrée par le fait que Washington ait expédié 40 Marines à Monrovia pour évacuer les journalistes étrangers, mais n’a rien fait du tout pour aider la population civile de la capitale, dont la situation est de plus en plus désespérée. Des centaines de personnes ont été tués et plus de 100 000 sont isolées, manquant d’eau et de nourriture. Des Libériens vivant en Europe appellent à une intervention similaire à celle en Bosnie qui permettrait tout d’abord de mettre fin aux combats et ensuite de rechercher des solutions politiques. Ils accusent les puissances occidentales d’hypocrisie, puisque ce sont elles qui ont créé en grande partie les mouvements rebelles et les seigneurs de guerre qui détruisent le pays depuis un quart de siècle. En même temps, des intérêts commerciaux occidentaux se sont « arrangés » avec les seigneurs de guerre pour pouvoir piller les ressources naturelles du pays - bois, minerai de fer, caoutchouc - comme aux plus beaux jours du colonialisme.

Rappelons que c’est avec le soutien français et libyen, ainsi qu’avec la tolérance américaine et britannique, que Taylor a lancé la guerre civile en 1989. Huit ans plus tard, on compte 200 000 victimes libériennes et 1 million de réfugiés à l’étranger. Entre-temps, Taylor a été inculpé pour crimes de guerre par les Nations unies. Ainsi, ses jours sont comptés, tout comme le furent ceux de l’ancien président Samuel Doe en 1989. Après avoir perdu le soutien américain et britannique, Doe fut assassiné par des rebelles, tout comme il avait lui-même tué le président libérien Tolbert en 1980.

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