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Libérons le G20 du diktat britannique : Pourquoi Malloch Brown doit partir

La rédaction
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C’est avec une grande inquiétude que nous, dirigeants des mouvements politiques associés à Lyndon LaRouche, adressons cet appel urgent aux membres du G20 et en particulier, au nouveau Président des Etats-Unis, Barack Obama.

A près de deux semaines du G20 de Londres, le 2 avril, censé aboutir à des réformes concrètes dans l’optique des principes généraux adoptés lors du premier G20, le 15 novembre 2008 à Washington, où en sommes-nous ? A Washington, les chefs d’Etat, qui parlaient alors de la nécessité de créer un Nouveau Bretton Woods, s’étaient engagés à aller au-delà des mesures de renflouement, vers une réforme en profondeur du système « permettant d’assurer qu’une crise globale comme celle-ci ne puisse plus se reproduire ».

Cependant, le communiqué final des ministres des Finances du G20 réunis à Horsham, le 14 mars, censée préparer le prochain sommet, ne soulève en rien l’urgente nécessité de mettre en banqueroute contrôlée des millions de milliards d’instruments financiers toxiques, faute de quoi aucune relance de l’économie n’est possible. Aucune trace non plus d’une discussion générale sur la nature du Nouveau Bretton Woods qui doit remplacer cet ordre failli. Les ministres des Finances ont, au contraire, maintenu leurs politiques suicidaires d’expansion monétaire, destinées à « sauver » un système en banqueroute via de nouveaux renflouements (les ressources du FMI seront doublées, voire plus) et des plans de relance des économies, faisant courir à toute la planète la menace d’hyperinflation à la Weimar qui avait conduit aux régimes fascistes.

Pire encore, la décision du gouvernement britannique de désigner Lord Mark Malloch Brown, ministre d’Etat auprès du Foreign office en charge des colonies, comme organisateur du G20 de Londres, jette un discrédit total sur ce sommet et ne peut être comprise que comme une tentative de sabotage de tout effort sérieux pour remplacer cet ordre de spéculation financière en faillite par un nouvel ordre de justice et de croissance de l’économie physique pour l’ensemble de la planète.

Pour nous, signataires de cet appel, dont les premiers avertissements sur la prévisible faillite du système et les appels en faveur d’un Nouveau Bretton Woods dans la tradition de Franklin Delano Roosevelt remontent au début des années 90, bien avant les autres, le choix d’un homme dont toute la carrière a été faite par le méga-spéculateur international George Soros est un outrage aux membres du G20.

Homme lige des principaux intérêts de la City de Londres et de Wall Street, Soros est l’exemple même de tout ce qui a corrompu le système. Entre 1992 et 1993, c’est lui qui dirigea l’offensive spéculative contre la livre sterling et le franc, qui fit éclater le Système monétaire européen. En 1997, il provoqua la crise financière asiatique en lançant le même type d’attaque spéculative contre le baht thaïlandais et le ringgit malais. Soros est aussi l’organisateur d’une campagne internationale visant à légaliser les drogues, à un moment où, comme vient de le dénoncer Antonio Maria Costa, directeur du Bureau des stupéfiants de l’ONU, la finance en faillite se tourne vers l’argent de la drogue pour organiser son sauvetage._
Au-delà, on ne peut passer sous silence le rôle de Soros dans l’organisation de campagnes pour obtenir des « changements de régime » au sein des pays qui ne sont pas sous l’influence de l’oligarchie de la City de Londres et de Wall Street, dont certains sont membres du G20._
Or, Malloch Brown et George Soros sont proches collaborateurs depuis le début des années 90. Lorsque Malloch Brown habitait New York, à l’époque où il était vice-président de la Banque mondiale, c’est Soros qui avait déniché pour son ami une villa à louer près de la sienne. En 2004, tous deux coordonnèrent l’aide à la « Révolution des roses » de Saakachvili en Géorgie. En mai 2007, Soros nomma Malloch Brown vice-président de son Quantum fund, dont il est lui-même président, ainsi que de son Open Society Institut, véritable direction des Fondations Soros, actives dans 60 pays.

Bien que Lord Malloch-Brown ait démissionné de ses fonctions auprès de Soros lorsqu’il rejoignit le gouvernement en 2007, il est inacceptable que la réforme du système, dont l’effondrement pourrait menacer la vie de milliards de personnes, soit confiée à l’ancien vice-président d’un fonds spéculatif domicilié dans les Antilles néerlandaises, dont les profits ont augmenté de 4200 % entre 1973 et 1980, ou à quiconque ayant le même profil.

Nous exigeons donc qu’en gage de bonne foi, Gordon Brown retire cette responsabilité à Malloch Brown.

En 1933, Franklin Delano Roosevelt, en plein combat contre les dégâts d’une dépression provoquée par ce qu’il percevait comme les pratiques financières de l’Empire britannique, avait boycotté la Conférence mondiale organisée à Londres par les financiers de la City, qui comptaient demander aux Etats-Unis d’utiliser leurs dollars pour renflouer les banques. S’ils n’obtiennent pas gain de cause sur cette question, les dirigeants du G20 qui sont sincèrement déterminés à créer un autre système, feraient bien d’aller eux-mêmes « à la pêche » à l’instar de Roosevelt, ou mieux encore, d’organiser un autre sommet où une vraie réforme pourra être conçue.

Lyndon LaRouche (LPAC, Etats-Unis), Helga Zepp-LaRouche (Büso, Allemagne), Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès, France), Tom Gillesberg (Institut Schiller, Danemark), Liliana Gorini (Movimento Solidarièta, Italie), Max Londono (Institut Schiller, Colombie), Hussein Askary (EAP, Suède)

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