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Loi de régulation financière : Obama ment !

La rédaction
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28 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – Au cours de la conférence internet de Lyndon LaRouche samedi dernier à Washington, l’une des assistantes d’un sénateur a jeté un pavé dans la mare en révélant les manœuvres de Wall Street et de la Maison Blanche pour affaiblir la loi de régulation financière dont se targue tant le Président (il avait même menacé d’y opposer son veto si elle n’était pas assez contraignante !).

Selon ce témoignage capital, la loi sur la régulation financière qui pourrait être adoptée cette semaine par le Congrès américain, à la suite des compromis négociés la semaine dernière par les deux chambres (Comité de conférence), non seulement ne régule rien, mais autorise les banques à spéculer encore plus !

Le bureau de ce sénateur, qui compte bien soulever les mêmes questions lors du vote sur la loi, accuse tout simplement Barack Obama de mentir et les médias de se livrer à une campagne de désinformation. Voilà qui nous rappelle étrangement le comportement de notre propre président de la République qui un jour déclare la guerre au « capitalisme financier » et le jour suivant fait passer une loi qui accroit énormément la possibilité de titrisations ; qui, un jour vitupère contre la spéculation et le lendemain, donne consigne au groupe d’experts qui négocie les accords de Bâle 3 de bloquer toute tentative sérieuse de régulation des banques.


Q7 : Les mensonges d’Obama sur la loi bancaire

Voici la question :

« M. LaRouche, vous connaissez l’effort que nous avons mené depuis le début sur cette question, mais je crois qu’il est très important que les personnes qui écoutent cette conférence internet, sachent exactement ce qui est arrivé dans le Comité de conférence qui a produit cette loi. Parce que ce qui circule actuellement dans la presse est de la désinformation.

« Malgré la fureur de la population américaine contre le renflouement de Wall Street, malgré le fait que notre Président ait répété à plusieurs reprises qu’il opposerait son veto à toute mesure n’incluant pas la régulation des produits dérivés, le fait est que c’est exactement le contraire qui a eu lieu. En fait, je regrette de devoir le dire, mais il semblerait que le Président soit un menteur.

« D’abord, le sénateur Levin a été instrumentalisé pour introduire la soi-disant Règle Volcker  [*] dans le but de remplacer un autre amendement qui demandait la réintroduction de la loi Glass-Steagall. Il n’y a aucun doute que le Glass-Steagall est préférable et que la Règle Volcker a des défauts. Mais le président Obama s’est opposé à Glass-Steagall tout en prétendant soutenir la Règle Volcker. La Règle Volcker, telle que le sénateur Levin l’a proposée, en dépit des tous ses défauts, interdisait aux banques d’utiliser l’argent obtenu de l’Etat pour spéculer sur les marchés financiers. Comme tout le monde le sait, le gouvernement fédéral apporte son soutien aux dépôts bancaires et les banques ont accès aux fonds à bon marché de la Réserve Fédérale. Volcker, un ancien président de la Réserve Fédérale, argumenta qu’on ne pouvait permettre aux banques d’utiliser ces subsides pour spéculer ; et apparemment le Président Obama, lui avait apporté son soutien.

« Cependant, le fait est que jeudi après midi, les sénateurs participant au Comité de conférence ont confirmé que leur prétendu compromis consistait à laisser aux banques la possibilité d’investir jusqu’à 3% de leurs capitaux propres dans les hedge funds et autres sociétés de « capital-investissement ». Les capitaux propres sont considérés comme le capital le plus sûr des banques, essentiellement composé de capitaux apportés par les actionnaires.

« Ceci était déjà mauvais en soit, mais quelques heures plus tard, le projet a encore été amendé, suite aux pressions exercées à la fois par l’Administration et par Wall Street. Le compromis a changé la métrique du projet de loi en remplaçant « capitaux propres » par ce qu’on appelle le « Tier 1 ». [**]

« Les banques ont beaucoup plus de capital dit « Tier 1 » qu’elles n’ont de capitaux propres. Le fait d’avoir ainsi affaibli l’exigence, permet désormais aux banques d’investir beaucoup plus de leur cash dans les hedge funds et fonds de capital-investissement. Du côté de la Chambre, ce changement a été soutenu avec enthousiasme par Barney Frank [dirigeant de la Commission des services financiers de la Chambre].

« Il s’agit de questions compliquées pour le citoyen lambda et pour les rendre plus claires, je voudrais vous donner quelques exemples de comment tout cela se traduit dans la pratique. Prenons le cas d’abord de JP Morgan Chase.

« JP Morgan Chase déclare des avoirs pour plus de 2100 milliards de dollars. Avec cette nouvelle mouture de la loi, la banque serait autorisée à investir 40% supplémentaire de ses liquidités (…) pour atteindre un total de 4 milliards dans des activités que Volcker voulait soi-disant interdire aux banques.

« Pour ce qui est de Bank of America, la plus grande banque du pays avec plus de 23000 milliards d’actifs supposés, le soi-disant changement apporté par la Règle Volcker qui prétendait restreindre les activités spéculatives, lui permettrait en réalité d’accroitre ses investissements dans les hedge funds et les fonds de capital-investissement de plus de 4,8 milliards de dollars. Ceci représente une augmentation de 80% par rapport à ce qu’elle investit actuellement dans ces instruments. Morgan Stanley pourrait investir 1,4 milliard de plus, ce qui représente une augmentation de 58% ; Goldman Sachs, 1,9 milliard, soit « seulement » 10% de plus.

« Ces changements ont été fortement combattus par différents membres du Comité, mais ils n’ont pas été entendus.

« Sur la question des produits dérivés, un domaine mieux connu du grand public et sur lequel le Président Obama s’est exprimé de façon répété, [la sénatrice] Blanche Lincoln avait fait une proposition qui aurait obligé les plus grandes banques du pays à déménager leurs unités Swaps, chargées de négocier et d’échanger ce type de produit dérivé financier, vers une autre institution ayant ses capitaux propres et faisant partie d’une holding bancaire plus large. Les institutions affectées par cette mesure auraient été obligées de lever des dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour protéger leurs opérations de Swaps en cas de défaut sur leurs paris.

« Pour Wall Street, cependant, cette mesure constituait une menace et aurait accru leurs difficultés face à la concurrence étrangère. Ceci n’est pas du tout vrai, les banques américaines les plus importantes contrôlent largement les marchés des Swaps aux Etats-Unis »

En général, a repris Debra Freeman, si la proposition de Blanche Lincoln avait été adoptée, elle aurait eu pour conséquence qu’en cas de défaut, les contribuables n’auraient pas été obligés de venir sauver les banques, comme ils l’ont fait en 2008. La loi Glass-Steagall serait allé plus loin. Elle aurait traité les produits dérivés déjà existants, ce que la proposition de Blanche Lincoln ne couvrait pas. Mais, toutes comparaisons gardées, la proposition de Blanche Lincoln était importante, et fait inhabituel, trois présidents de branches de la Réserve fédérale lui avaient apporté leur soutien. Malgré cela, vendredi à minuit, le député Collin Peterson a annoncé qu’il croyait qu’un compromis avait été trouvé avec la proposition de Blanche Lincoln.

« Je crois que c’est important que les gens sachent », a repris l’assistante du sénateur, « car le peuple américain a vraiment le droit de savoir que durant ces négociations extraordinaires qui ont duré toute la nuit (…) le comité des gouverneurs de la Réserve fédérale, dirigé par Ben Bernanke, en compagnie de Sheila Baer, la présidente de la FDIC (Federal deposit insurance corporation) et du secrétaire au Trésor, Tim Geithner, ont rejoint les plus grosses banques du pays pour passer toute la nuit avec le Comité de conférence.

« Il y avait comme une grosse contradiction : si le président des Etats-Unis avait dit qu’il opposerait son veto à tout projet de loi qui ne régulerait pas les dérivés, pourquoi alors a-t-il envoyé la moitié de la Maison Blanche au Capitole, à Washington, pour s’assurer que les dérivés ne seraient pas régulés ? En fait, bien que les négociations n’aient pas été publiques, désormais la résolution l’est. Plutôt que d’obliger les banques à déménager leurs opérations de swaps, Collin Peterson a annoncé qu’elles seraient autorisées à maintenir ces unités qui gèrent la partie la plus importante des échanges sur les produits dérivés.

« Malgré le fait que 78% de la population soutien le Glass-Steagall et qu’un pourcentage encore plus important de cette population ait exprimé son mécontentement total envers le soutien apporté par le gouvernement aux opérations sur les marchés dérivés, le Comité de conférence n’en a fait qu’à sa tête.

« La question que je veux vous poser est donc très simple. Devant l’irrespect total de la volonté des citoyens ; pire encore, devant les mensonges éhontés du président des Etats-Unis, comment pensez-vous, et je connais votre réponse, que nous devons procéder ? Clairement, on ne peut rien croire de ce que dit Obama et malheureusement la population qui, à moins d’être particulièrement motivée ne va pas au fond des choses, a été amenée à croire que cette mesure qui va être adoptée, régule en fait les dérivés et qu’ils ne seront plus du tout obligés de renflouer les mauvaises dettes des banquiers » !

Lyndon LaRouche :

« Tant que vous aurez cet homme comme Président, vous ne changerez jamais le cours des choses. C’est un fait ; c’est pour cela qu’il a été fait Président. C’est un pigeon contrôlé par les Britanniques possédant le profile psychologique de l’empereur Néron, comme je l’avais exposé dès avril 2009. (…) Il faut le faire dégager. Nous avons plusieurs moyens pour y parvenir, avec les scandales de Chicago, mais le meilleur angle d’attaque c’est les 2 millions des chômeurs qui vont perdre leurs allocations chômage ces prochaines semaines. C’est un meurtre délibéré. (…)

« Le problème des démocrates, et des républicains, est qu’ils tentent d’adopter des positions qui ne nuiront pas à leur relation avec le Président et la présidence, craignant que cela puisse nuire à leur capacité d’apporter tel ou tel avantage à leur électorat.

« Dans la période qui vient, face à ces deux millions de gens qui seront potentiellement laissés au bord de la route, comme résultat de ce processus législatif, il faudra prendre des mesures fortes et vous allez devoir donner des coups de pieds dans le derrière de nombreux hommes politiques pour amener une solution. Et tout dirigeant démocrate qui ne fait pas cela, devrait être ciblé : “ Vous êtes viré, on ne veut plus de vous, jamais ! ”. »

« C’est la même chose qui arrive dans la 22e circonscription du Texas où Obama tente de faire éliminer la candidature de Kesha Rogers. Les dirigeants du Parti démocrate ne sont pas toujours de mauvaises personnes. Mais les ordres viennent d’Obama en passant par Chicago et d’autres endroits similaires. Obama tente d’imposer un régime de terreur et nous avons peu de gens, dans des positions de pouvoir, qui soient prêts à lui tenir tête.

« Vous devez comprendre, si vous voulez que notre nation survivre : Obama doit partir ! (…) Ne parlez pas des conditions qui vous permettront de le mettre dehors ; mettez-le dehors, tout simplement. Mais ne le tuez pas ; nous ne voulons pas de cela. Il faut juste l’évacuer. Voilà la vraie question : êtes-vous prêt à faire partir Obama, où voulez-vous qu’on vous colle aussi une moustache ? »


Vidéo : La conférence en intégrale


Notre politique :



[*Règle Volcker : l’ancien gouverneur de la Federal Réserve, Paul Volcker, proposa que l’on interdise aux banques de spéculer avec l’argent publique des renflouements, mais aussi qu’elles spéculent sur fonds propres.

[**Il s’agit de capitaux propres, avec en plus des actions du type préférentielles à dividende prioritaire sans droit de vote et des certificats d’investissements. Beaucoup moins fiable que le critère « capitaux propres », Tier 1 permet surtout de gonfler la surface de l’entreprise, avec des capitaux moins fiables, lui permettant ainsi d’emprunter et de spéculer davantage.

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