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Londres : la panique s’empare des hedge funds

La rédaction
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24 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Lors d’une conférence réunissant les gestionnaires de hedge funds à Londres, Nouriel Roubini, l’économiste américain et ancien conseiller du président Clinton qui avait anticipé partiellement la crise dès 2006, a déclaré que des centaines de hedge funds sont « condamnés », car la crise oblige les investisseurs à retirer leurs fonds et à réduire la voilure.

« Nous avons atteint une situation de panique totale, dit-il. Ne soyez pas surpris que les responsables politiques soient obligés de fermer les marchés pour une semaine ou deux dans les jours qui viennent. (...) Les choses iront plus mal avant d’aller mieux. Je crains que le pire ne soit à venir… »

Pour Roubini, hormis la faillite de 20 à 30% des hedge funds, l’autre épée de Damoclès est le fait que plusieurs pays sont obligés de faire appel au FMI pour obtenir de l’aide, alors que celui-ci n’est pas en mesure de faire face. « Même un pays mineur peut avoir un effet systémique sur l’économie mondialisée », a-t-il averti.

Lors de la même conférence, Emmanuel Roman, co-gestionnaire du hedge fund GLG Partners, a affirmé pour sa part que « d’une façon assez darwinienne, de nombreux fonds vont simplement disparaître ». Selon lui, « la période actuelle entrera dans l’histoire comme celle du plus grand fiasco de l’histoire bancaire ».

L’heure est donc à la régulation. « Les régulateurs américains trouveront des moyens d’imposer la régulation, tandis que jusqu’ici, un bon nombre de hedge funds ont échappé à la tutelle de la Securities and Exchange Commission (SEC). Ils cherchent des boucs émissaires et vont ouvrir la chasse à l’homme », prédit Roman. « Il y a longtemps que l’on s’y attend ».

Lucide, Roman reconnaît que la situation a dépassé toutes les bornes, car « aux Etats-Unis, n’importe qui ayant obtenu son bac le vendredi soir, peut ouvrir un hedge fund dès le lundi matin ».

Notre solution ? Un (vrai) Nouveau Bretton Woods !

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