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Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

La rédaction
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31 août 2009 (Nouvelle Solidarité) — Le principal obstacle à la réorganisation en banqueroute du système financier est la City de Londres et le contrôle qu’elle exerce sur le gouvernement Obama, a reconnu le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück (SPD), lors d’une réunion électorale à Wiesbaden le 19 août, en réponse à une militante de notre parti frère en Allemagne, le BüSo.
Cette dernière proposait que le gouvernement accorde la priorité au sauvetage de l’industrie (et non des institutions financières), et à l’annulation des dettes toxiques dans le cadre d’une mise en redressement judiciaire de tout le système bancaire. Faute de quoi, dit-elle, l’Allemagne se retrouvera dans une situation similaire à celle des Etats-Unis, où le Président Obama entend réduire de 30% le budget alloué à la santé, notamment celle des personnes âgées (Medicare), ce qu’on peut à juste titre qualifier d’euthanasie à but économique.

En réponse, Steinbrück reconnut que bien des banquiers voudraient se débarrasser de leurs dettes spéculatives auprès des Etats, mais que lui-même n’en voulait pas. Cependant, dit-il, ces gens prétendent que la valeur de ces titres toxiques pourrait éventuellement remonter, et c’est la raison pour laquelle il faut les conserver dans des « bad banks ». Puis vint l’aveu : « Je ne sais vraiment pas comment nous débarrasser de toute cette dette, comme vous le demandez ! Franchement, je ne sais pas comment le faire ! »

Lorsqu’une autre militante du BüSo lança qu’il devait simplement déclarer ces titres sans valeur et les radier, le ministre des Finances la regarda, incrédule : « Si je devais présenter un tel projet à Londres ou à Washington, ils me prendraient pour un fou. Ils penseraient que quelque chose ne tourne pas rond dans ma tête ! »

Si Peer Steinbrück n’a pas encore le courage de se battre au niveau international, il a au moins posé les enjeux sur la table : la City de Londres et le gouvernement américain, actuellement sous influence de la City, font obstruction à la nécessaire réforme du système.

Quelques jours plus tard, le rôle pervers de Londres s’est à nouveau manifesté dans l’affaire de la reprise d’Opel. Le 21 août, date à laquelle General Motors (GM) devait entamer des pourparlers à Chicago pour décider de qui reprendrait le constructeur automobile allemand (de la firme industrielle Magna, qui jouit de la préférence du gouvernement allemand, ou du spéculateur financier RHJ), le ministre britannique de l’Economie, le fanatique du libre-échange Lord Peter Mandelson,somma GM de « ne pas céder aux intérêts allemands ».

Article de Jacques Cheminade : un vrai nouveau Bretton Woods, enjeu de civilisation

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Voir les 4 commentaires

Vos commentaires

  • Le 1er septembre 2009 à 11:50
    par petite souris

    Un ministre des finances, en europe, lucide ? Bravo et félicitations !

    Malheureusement il n’a pas le courage d’agir en fonction de ses convictions.

    Je croyais, bien naïvement, que nos dirigeants occidentaux, appliquaient toujours le fameux principe de précaution.

    Partout, dans tous les cas, sauf dans le domaine de la finance !!!

    J’avoue, humblement, ne pas très bien comprendre la démarche.

    Et vous ???

    Répondre à ce message

  • Le 1er septembre 2009 à 08:20
    par 1/6.7 milliards

    Bonjour,

    Et bien au moins ce ministre a l’intelligence d’admettre que des autres solutions existent, mais que les vrais decideurs ont un plan bien adapte a leur vision du monde.

    Qunat a passer pour un fou aux yeux de certains il devrait alors carrement proposer de se debarasser de tout systeme monetaire.

    Répondre à ce message

  • Le 31 août 2009 à 21:24
    par Pic et Puce

    Les milieux financiers anglo-saxons veulent vraiment nous faire boire leur breuvage empoisonné jusqu’à la dernière goutte...Si nécessaire avec un entonnoir qui s’appelle la guerre...Orgueilleux comme ils le sont, ils préféreront entraîner le monde entier dans leur chute plutôt que de se remettre en question ce qui pour eux serait une humiliation inacceptable...
    Le monde ficelé par ces forces financières occultes depuis 200 ans a-t-il les moyens de s’opposer à eux ?

    Répondre à ce message

  • Le 31 août 2009 à 19:39
    par un visiteur

    Bonjour,
    je trouve que vous allez un peu vite !!

    Voici ce que dit d’après votre article, le ministre des finances allemand "Si je devais présenter un tel projet à Londres ou à Washington, ils me prendraient pour un fou..."

    et voici toujours d’après votre article, comment vous le traduisez : "Le principal obstacle à la réorganisation en banqueroute du système financier est la City de Londres et le contrôle qu’elle exerce sur le gouvernement Obama, a reconnu le ministre allemand des Finances"

    Est-ce pour faire de la retape ? Les gros titres à la "Ici Paris" n’apportent rien.

    Vraiment, je ne comprends pas l’utilisation d’un tel procédé !! Pour arriver à quoi ? à fédérer les lecteurs ?

    Dommage, les articles sont pourtant quelquefois bons.
    Cordialement,
    un visiteur.

    Répondre à ce message

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