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Lorsque l’état-major américain planifiait une opération terroriste contre les Etats-Unis

La rédaction
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Selon des documents secrets vieux de quarante ans et rendus publics récemment, certains membres de l’état-major américain proposaient à l’époque d’orchestrer des actes terroristes afin d’amener les Etats-Unis à déclarer la guerre à Cuba. Ces documents jettent une lumière nouvelle sur l’analyse de Lyndon LaRouche selon laquelle des forces corrompues au sein de l’establishment militaire américain ont dû être complices des attentats du 11 septembre.

Dans son livre paru au printemps dernier, Body of Secrets : Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency, James Bamford donne un aperçu impassible de l’histoire et des mécanismes de l’Agence nationale de sécurité qui relève du Pentagone. L’aspect le plus troublant de son exposé est sa description d’un état d’esprit qui a, jusqu’à aujourd’hui, caractérisé certains officiers supérieurs. Bamford révèle qu’en 1962, les chefs d’état-major des trois armes (JCS) ont « proposé d’entreprendre une guerre secrète et sanglante de terreur contre leur propre pays afin d’amener le public américain à soutenir la guerre mal conçue qu’ils voulaient lancer contre Cuba ». Bamford se réfère en particulier au plan de terrorisme baptisé Operation Northwood, qui avait été élaboré à l’époque où le président John Kennedy transférait le dossier cubain de la CIA au département de la Défense (DOD), suite à l’échec de l’invasion de la Baie des Cochons. Le projet global du DOD contre Cuba, nom de code Opération Mongoose, relevait de la responsabilité d’Edward Lansdale, directeur adjoint du Bureau des opérations spéciales du Pentagone, et du général Lyman Lemnitzer, chef du JCS. Il prévoyait une invasion à grande échelle de Cuba et le renversement de Fidel Castro. Parmi les actions proposées par Lemnitzer comme « prétextes pouvant fournir une justification à une intervention militaire à Cuba », figuraient notamment :

  • « Des incidents bien coordonnés » autour de la base navale américaine de Guantanamo, au cours desquels des amis cubains, vêtus d’uniformes de l’armée cubaine, auraient pu provoquer des émeutes, faire exploser des munitions, allumer des incendies et saboter des avions.
  • Une action semblable à l’explosion du navire de guerre Maine en 1898 où l’« on pourrait faire sauter un navire dans la baie de Guantanamo et en faire porter la responsabilité à Cuba », et où « les listes de victimes dans les journaux américains provoqueraient une vague utile d’indignation nationale ».
  • « On pourrait organiser une campagne de terreur de la part des communistes cubains dans la région de Miami, dans d’autres villes de Floride et même à Washington (...) qui serait dirigée contre des réfugiés cubains cherchant asile aux Etats-Unis. (...) On pourrait couler un bateau rempli de Cubains se dirigeant vers la Floride (bateau réel ou simulé). »
  • « Quelques attentats au plastic » et l’arrestation d’agents cubains, ainsi que des « tentatives de détournement d’avions ou de bateaux ». Un autre plan consistait à simuler l’abattage d’un avion de ligne dans l’espace aérien cubain.

Dans ces documents, Lemnitzer demande à ce que cette opération soit confiée aux JCS, qui « pensent que les Etats-Unis peuvent entreprendre une intervention militaire à Cuba sans risquer de guerre générale ». Même après la mise à l’écart de Lemnitzer par Kennedy, l’état-major continua à planifier des opérations de « prétexte ». Les documents originaux qui n’ont pas été détruits, en dépit de l’ordre explicite de Lemnitzer, ont été déclassifiés en 1998-99, dans le contexte d’une enquête sur l’assassinat de Kennedy conduite par une Commission extraordinaire mise sur pied par le président Clinton. L’EIR a obtenu les documents en question pour les examiner indépendamment. Nous pouvons confirmer que Bamford n’exagère pas lorsqu’il parle des propositions d’actes terroristes commis par des agences militaires américaines.

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