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Lorsque les « bonnes nouvelles » provoquent une panique sur les marchés obligataires

La rédaction
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Le 2 avril, le ministère du Travail américain a annoncé la création de 308 000 nouveaux emplois en mars, plus du double du niveau attendu. D’autre part, les chiffres pour janvier et février ont été révisés à la hausse de pas moins de 100%. Selon un analyste financier européen, ces statistiques sont la « mère de toutes les fraudes statistiques ».

Il existe cependant un principe de réalité : ce genre de « bonnes nouvelles » pourrait devenir le détonateur ultime de la gigantesque bulle des marchés obligataires et hypothécaires. Suite à l’annonce des chiffres de l’emploi, les marchés obligataires internationaux ont été fortement secoués. Jusqu’à présent, il y avait peu de chances que la Réserve fédérale hausse les taux avant l’élection présidentielle de novembre, ce qui n’est apparemment plus le cas. Le jour même, on a assisté à d’importantes liquidations sur les marchés obligataires, haussant les rémunérations des bons du Trésor américains à 10 ans de 3,89% à 4,15%, soit 26 points de base, la plus forte augmentation en un jour depuis la faillite du hedge fund LTCM, à l’automne 1998. Pour les bons à 2 ans, la rémunération a gagné 23 points de base, passant de 1,62% à 1,85%.

Comme le calcul des taux d’intérêt sur les prêts hypothécaires est basé sur le taux de rémunération des obligations à long terme, le taux moyen des prêts à 30 ans est monté à 5,52% le 2 avril alors qu’il se situait à 5,40% une semaine plus tôt. En même temps, le cours des actions des agences de prêts hypothécaires et des constructeurs de logement a chuté. Ce qui est donc le plus à craindre est un effondrement du marché hypothécaire aux Etats-Unis et dans le monde.

Dans un mémorandum intitulé Terreur sur la scène mondiale - Le 2 avril du président Bush, Lyndon LaRouche affirme que les stratèges de campagne du président Bush « ont joué l’un des tours les plus idiots de l’histoire moderne, dans la manière dont ils ont orchestré, avec le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan, les rapports frauduleux destinés à convaincre les dupes les plus stupides que l’économie américaine connaissait un rebond alors qu’elle est en ruine. (...) Ce pauvre imbécile de Bush a déjà tiré la goupille du détonateur. L’ensemble du champ de mine financier pourrait sauter dans la semaine qui vient. En tout cas, il peut exploser à n’importe quel moment. L’illusion selon laquelle on pourrait retarder l’effondrement du système monétaire et financier international au-delà de l’élection de novembre n’appartient plus au domaine de l’économie, elle est passée dans celui de la psychopathologie clinique. »

LaRouche rappelle que, suite à l’intensification de la crise financière mondiale à l’automne 1998, les gouvernements et les banques centrales avaient engagé une politique de « mur d’argent » afin de « conjurer la menace d’un effondrement général des marchés des produits dérivés financiers. Depuis cette époque, la création des volumes d’argent nécessaires pour maintenir les marchés financiers a généré une inflation globale qui va en s’accélérant. Alors que l’économie physique américaine a continué à se contracter, le taux d’émission des agrégats monétaires n’a fait qu’accélérer. On peut comparer cette évolution à la situation de l’Allemagne de 1923. (...) Seul un changement soudain et radical des règles du jeu du système actuel pourrait éviter le genre de catastrophe, autrement inévitable, qui menace dès à présent les Etats-Unis et sa population. Entre-temps, un sénateur Kerry, doté de bonne volonté mais ignorant en matière économique, tâtonne devant les défis posés par les évènements de vendredi après-midi. »

La « mère de toutes les fraudes statistiques »

Des analystes financiers de Londres et d’Europe continentale ont confirmé les analyses de LaRouche estimant que les efforts frénétiques pour éviter des soubresauts majeurs dans le système économique et financier international avant les élections de novembre ont peu de chances d’aboutir.

Selon une source de la City de Londres, au cours des mois à venir, ces efforts prendront surtout la forme de fraudes massives sur les statistiques, notamment en ce qui concerne l’emploi et le PIB des Etats-Unis. Le « bond sensationnel » de l’emploi aux Etats-Unis, annoncé le 2 avril, est un exemple typique de fraudes auxquelles on peut s’attendre. L’on incite lourdement la Réserve fédérale « à truquer autant que possible les chiffres. » Dans l’esprit des autorités américaines, cela devrait suffire à cacher la crise.

Selon une autre source londonienne, « il y a trop d’éléments mobiles pour que les arrangements réussissent. Une crise majeure pourrait se produire n’importe où, par exemple sur le marché obligataire, où les rémunérations des obligations à 10 ans continuent de grimper, menaçant la bulle du logement et des prêts hypothécaires. Il pourrait y avoir un plongeon de la Bourse. Le fait est que le marché boursier et celui de la propriété sont trop gonflés. (...) On ne peut pas dire avec certitude quand ni comment le krach se produira, mais il est très peu probable que nous puissions échapper encore longtemps à ce règlement de comptes. Il faut s’attendre à une austérité douloureuse, d’autant plus douloureuse qu’on ment à la population sur la réalité de la situation. La plupart des gens n’en ont pas la moindre idée, ce qui signifie que le réveil sera d’autant plus dur. »

Greenspan sur la touche ?

Différents signes indiquent par ailleurs que les jours d’Alan Greenspan à la tête de la Réserve fédérale sont comptés. Le 31 mars, le bruit courait qu’il avait été victime d’une attaque cardiaque. Un porte-parole de la banque centrale précisa officiellement qu’il « se portait bien », mais que la banque « ne commente jamais les rumeurs du marché ».

La veille, le chroniqueur financier du New York Post, John Crudele, écrivait que Greenspan était sur le point d’être remercié pour manque de « loyauté » envers l’administration Bush. D’après Crudele, le président Bush pense que le dirigeant de la Fed a communiqué des informations que l’on retrouve dans le livre de l’ancien secrétaire au Trésor, Paul O’NEILL, qui fustige le gouvernement. En effet, certains détails présents dans le livre ne peuvent venir que de Greenspan, qui n’avait pas pris ses distances avec O’Neill.

Outre ce livre, une autre controverse secoue actuellement les plus hauts échelons de la banque centrale américaine. Les points de vue divergeraient sur la question fatidique des taux d’intérêt et le moment où il faudrait les relever par rapport au plancher historique actuel. S’écartant de la rhétorique officielle selon laquelle la Fed « peut rester patiente », le gouverneur William Poole a déclaré le 30 mars : « Si vous laissez [des taux] trop faibles, trop longtemps, vous pouvez créer un problème inflationniste ; nous voulons donc agir préventivement. Si des augmentations substantielles d’inflation sont déjà visibles, c’est que nous avons pris du retard. » Quant à savoir à quel moment interviendront les mesures « préventives » sur les taux d’intérêt, Poole répondit qu’ils commenceraient à augmenter si la surchauffe de l’économie était confirmée. Les investisseurs peuvent se demander si le rapport du 2 avril concernant le marché du travail peut être considéré comme une telle confirmation.

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