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Lyon : quand les bombes toxiques font exploser les loyers

La rédaction
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26 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Il y a quelques mois, 900 des 8500 locataires de la Société anonyme de construction de la ville de Lyon (SACVL) apprennent que leurs loyers ont été augmentés de 100, voire de 140% ! Faute de revenus suffisants pour faire face à de telles hausses, 176 locataires à revenus très modestes se sont retrouvés assignés devant le tribunal et risquent l’expulsion.

Pourtant, fondée en 1954, la SACVL, une société d’économie mixte, est à l’origine un bailleur social détenue à 76,9% par la ville de Lyon dont huit élus siègent au conseil d’administration, parmi lesquelles l’adjoint aux Finances.

La souscription en 2007 de six « prêts toxiques » a mis la SACVL dans le rouge. Comme l’explique un article de Libération  : « En 2005, la Sacvl avait contracté des prêts à taux variables auprès du Crédit Agricole. Puis pour parer à une éventuelle envolée des taux, elle a voulu sécuriser ces prêts, en contractant sur les conseils de la banque, des produits censés les garantir. Pour la Sacvl, le Crédit Agricole fait office à la fois de conseil et de banquier, tout en siégeant au conseil d’administration. L’un des cinq produits contractés, appelés aussi "swaps", s’est révélé bien plus toxique que les prêts qu’ils étaient censés protéger. »

« A l’époque peu de gens en France savaient comment ces produits financiers fonctionnaient, y compris ceux qui les vendaient » avoue Michel Le Faou président de la SACVL. Ils ont déjà coûté 46 millions d’euros. Conséquence, la SACVL se sépare d’une partie de son patrimoine pour augmenter sa trésorerie. 176 millions d’euros d’actifs seront cédés entre 2010 et 2011, 43 millions en 2012. Et en attendant, ce sont les locataires qui paient la facture.

Voici, après l’affaire des emprunts toxiques de Lille, de Saint-Etienne, de Rouen et de tant d’autres collectivités locales, un exemple supplémentaire plaidant pour la création immédiate d’une vraie Commission d’enquête sur la crise financière qui exigerait la séparation immédiate des activités bancaires entre banques de dépôts et banques d’affaires ainsi que le rétablissement la Caisse des dépôts et des consignations dans sa mission de partenaire historique des collectivités locales.


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