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Madagascar, une île sur la Nouvelle route de la soie

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Le port de Tamatave.

« Antsika ny tany, antsika daholo, daholo » (A qui appartient la terre ? A nous).

Aujourd’hui Madagascar se meurt. Une épidémie de corruption sévit dans le pays et laisse à l’abandon un pays, un peuple riche d’histoire et de potentiel. La mondialisation financière mis en place dans les années 70 par la City de Londres et Wall Street s’est transformée en « planétarisation de la misère ». [1]

À Madagascar, l’effondrement de l’agriculture vivrière, de l’élevage et des ressources halieutiques a condamné la population à la famine ou à l’émigration et plongé cette partie de notre monde au « cœur des ténèbres ».

Madagascar peut et doit s’en sortir… et il faut y mettre le prix. Il ne s’agira pas uniquement comme nous allons le voir de mettre ici ou là des écoles ou des infrastructures, mais bel et bien de remobiliser une population autour de son passé et de son futur. D’y faire participer tous et chacun, pour nourrir, vêtir, éduquer et soigner son prochain. Redonner l’estime de soi au peuple malgache doit devenir un grand projet commun de l’humanité. Projet dans lequel pourrait s’impliquer la France en partenariat avec L’Afrique du Sud et l’Inde, pays membres des BRICS.

À la dernière présidentielle, à peine 25 % de la population s’est exprimé dans les urnes, soit par désaffection à l’égard de la classe politique, soit à cause de non possession de carte d’identité nationale ou de suppression de leur nom de la liste électorale, sans parler bien entendu des soupçons très prononcés de fraude. La campagne électorale a consisté en une distribution de tee-shirt, de ballons de foot ou dans le meilleur des cas de filets de pêche en échange de vote !

La population composée à 85 % de paysans vit avec moins de 2 dollars par jour, et est aujourd’hui parmi les 8 pays les plus pauvres du monde. Dans la capitale Antananarivo, 92 % de la population se trouvent au seuil de pauvreté et 67% n’ont pas accès à l’eau potable.

  • Pas de Haute cour de justice
  • Pas de transparence sur la gestion des finances publiques
  • Pas d’inspection des réseaux des comptables (douaniers, receveurs percepteurs, payeur général des armées, etc…)
  • Pas de liberté de la presse, arrestations arbitraires
  • Pas de sanctions contre les spéculateurs responsables de la dévaluation excessive de la monnaie malgache et la sous-capitalisation des banques
  • Assurances maladie et chômage quasi inexistantes alors que les ressources minières et pétrolières pourraient rapporter 4 millions de dollar par jour à l’État
  • Etc...

La liste des fautes et des fraudes est longue comme dans une mauvaise copie rendue par un élève auquel auquel le professeur répond : À refaire !

On entend partout, dans les grandes institutions internationales, que l’on devrait agir localement, s’en tenir à une somme de petits projets disparates « soulageant » les populations dans le court terme, alors qu’elles souffrent depuis des décennies. Aussi bien intentionnés et louables que sont ces pansements ils sont condamnés à se détruire s’ils ne s’inscrivent pas dans un contexte interrégional, national, voir même panafricain afin de changer l’identité même de la population et la rattacher à la destinée de tout le continent voisin dans le cadre d’une politique de développement mutuel gagnant-gagnant, comme aujourd’hui le font déjà les nations des BRICS avec d’autres pays d’Afrique.

Madagascar devrait demander à rejoindre la Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (BAII) afin de solliciter des partenariats internationaux dans le développement de son économie physique.

C’est une refondation en profondeur des institutions politiques qu’il faut mettre en œuvre en commençant par des objectifs mobilisant l’ensemble de la population telle la création d’infrastructures économiques de bases comme le transport et l’agriculture vivrière.

Une agence nationale de chemin de fer :

« Chiva piano va sanu, chiva sanu va litanu » (Qui veut aller loin, ménage sa monture).

Tout le monde connaît le TGV de Madagascar, qui veut dire : le Train à Grandes Vibrations ! Et non pas le train à grande vitesse, car il met a peu près 18h pour faire les 163 kilomètres qui relient Fianarantsoa à la côte Est (ligne dite FCE) et qui a été construite en 1926 par la France.

Il existe 3 autres lignes de chemin de fer :

  • La ligne Tananarive - Côte Est (TCE), reliant la capitale à la ville portuaire Toamasina. (368 km, construite entre 1901 et 1913).
  • La ligne Tananarive - Antsirabé (160 km)
  • La ligne Moramanga – Lac Alaotra (160 km)
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Ces 3 lignes sont gérées par Madarail depuis 2002, suite à la décision de l’état malgache de privatiser le réseau national des chemins de fer malgaches. Probablement en prenant exemple sur l’excellente réussite de l’Angleterre.

Sur le modèle colonial, ces lignes ne sont pas connectées entre elles, et n’avaient pour but que d’acheminer les ressources à l’intérieur des terres pour les amener vers les ports, pour l’exportation.

C’est pourquoi il est vital de développer un système de transport intégré comme le propose l’Institut Schiller dans son dossier « La nouvelle route de la soie devient le pont terrestre mondiale ». Plusieurs pistes peuvent être retenues pour passer du train à grande vibration au train à grande vitesse.

L’Aérotrain, inspiré des travaux de l’ingénieur Jean Bertin, reposant sur coussin d’air et circulant à grande vitesse sur un monorail en T inversé. Il peut aujourd’hui être propulsé par des moteurs à induction linéaire. Ce type de nouvelles technologies permettrait très rapidement de relier les 4 coins de l’île et augmenterait considérablement les échanges entre les personnes et la création d’emplois qualifiés et qualifiants dans la réalisation même du projet, permettant aux jeunes chômeurs de servir leur pays en nourrissant leur famille.

Une première ligne pour aller de Majunga à Tananarive (550 km), en passant par Maevatanana. Puis de Tananarive à Fianarantsoa (430 km), en ayant modernisé la ligne Tananarive – Antsirabé (160 km). Et enfin de Fianarantsoa à Tuléar (520 km). Soit un total de 1500 kilomètres. La ligne Moramanga – Lac Alaotra de 160 kilomètres sera modernisée.

De nombreux projets similaires sont actuellement en cours de réalisation comme en Indonésie où le Japon vient de signer avec le gouvernement le lancement de la création d’une ligne de chemin de fer entre la capitale Jakarta et la seconde plus grande ville du pays, Surabaya, sur une distance de 750 kilomètres, réduisant le temps de parcours de moitié, pour 1,8 milliard de dollars. Une première artère de vie économique se développerait et l’on pourrait atteindre l’objectif numéro 1 à savoir l’apparition de villes entièrement nouvelles, modernes, avec des centres hospitaliers et des universités.

Pour qu’une culture de la vie remplace la lutte pour la survie, il faut pour cela immédiatement arrêter les politiques de l’AFD (Agence Française de Développement) et du FMI qui consiste chaque année à signer des « accords pour la création d’un fonds destiné à financer des études et à apporter une assistance technique au gouvernement malgache » (AFD, communiqué du 7 Mars 2016). Dans le rapport 2013, on peut lire que 13 millions d’euros ont été décaissés par l’AFD à Madagascar pour le « soutien au secteur privé » et pour aider de « manière plus structurelle les entreprises exportatrices ».

Dans un pays où 8 femmes meurent chaque jour suite à un accouchement, on entend parler chaque année de « Programme d’appui conjoint au secteur de santé » , de « renforcer l’offre de soins dans les zones enclavées » de « contractualisation avec le privé définis dans le plan sectoriel », bref du charabia et blabla, mais peu de réalisations concrètes pour régler des problèmes que nous avons résolus depuis des années dans nos pays. Et ce n’est bien évidemment pas une question d’argent au regard des richesses de ce pays, si elles n’étaient pas détournées par et pour une oligarchie. Comme le disait Jacques Cheminade dans son projet en 2012, il faut :

Mettre fin au système malsain de contrôle par l’assistanat et les transferts financiers et promouvoir progressivement une politique de réel développement économique échappant à l’emprise de la bourgeoisie comprador.

Agence nationale pour l’irrigation :

Au delà de la politique des transports, une nécessité absolue est l’irrigation pour les agriculteurs qui représentent 85 % de la population, et souvent dans des zones isolées de tout. Un service public de l’eau doit être mis en place rapidement avec des objectifs ambitieux comme fournir une eau potable à chaque village. Madagascar ne manque pas d’eau car elle est parcourue de fleuves et de rivières. Ainsi de nombreux barrages collinaires et/ou hydroélectriques peuvent être aménagés.

Dans un premier temps il faut installer des stations d’épuration et des usines de traitement de l’eau afin de produire de l’eau potable pour les citoyens et mettre en place un système de gestion des eaux usées. Dans un deuxième temps, on pourra également s’orienter vers les technologies modernes de dessalement, comme l’osmose inverse. L’industrie du dessalement connaît une croissance de 15% par an dans le monde. Dans le pourtour méditerranéen c’est aujourd’hui 75 % de la production d’eau douce qui est produite par ce type d’installation. L’usine de El Prat de Llobregat de Barcelone fournit 200 000 m3/eau/jour, consommation d’ ¼ de la population de Barcelone. Une autre technologie est celle du dessalement de l’eau par le nucléaire.

Madagascar étant un plateau bordé d’une bande côtière, la maîtrise de l’eau nécessite donc l’installation de réservoir sur le plateau. Grâce au dénivelé important en façade l’on pourra installer des stations de transfert d’énergie par pompage ce qui est idéal pour un pays encore sous équipé en industries de base.

Agence nationale de production de vanille :

Madagascar est le premier exportateur de vanille dans le monde avec 2000 tonnes/an, soit 35% des exportations du pays (60 millions d’euros par an). Dans la région du Nord, 80 000 agriculteurs vendent en moyenne 3 euros/kg de vanille verte qui est vendue ensuite, après séchage, 40 euros/kg à l’exportation ! La technologie clef dans ce domaine étant la très haute pression, une formation spécifique à cette filière de conservation des aliments doit être mise en place et ainsi créer une industrie agro-alimentaire. La plupart des ouvriers qui travaillent dans le secteur de la vanille sont malgaches et ne gagnent que 1 euros par jour, sans contrat de travail. Les agriculteurs demandent désespérément depuis des années au gouvernement la mise en place de prix planchers rémunérateurs.

Il faut également mettre fin aux projets d’accaparement des terres agricoles par des nations étrangères alors que Madagascar dépend de l’aide alimentaire pour nourrir sa population.

Une éducation esthétique pour tous :

L’équipement de la pensée est évidemment le moyen le plus sûr pour réaliser cette renaissance malgache. Par delà l’urgence de répondre aux nécessités de se nourrir et de vivre du fruit de ses efforts, il faut mettre un place un système éducatif où chacun dès son plus jeune âge aura accès au meilleur la pensée humaine.

Au niveau scientifique, sur le modèle de la main à la pâte en France qui permet de faire découvrir les grandes découvertes aux enfants par l’expérimentation. Et sur le plan musical, sur le modèle de El Sistema, développé d’abord au Venezuela pour sortir les jeunes les plus défavorisés des favelas. Comme le dit son fondateur, Jose Antonio Breu :

Pour les enfants avec lesquels nous travaillons, la musique est pratiquement le seul moyen permettant d’obtenir un avenir social digne. La pauvreté signifie la solitude, la tristesse, l’anonymat. Un orchestre est synonyme de joie, motivation, travail en équipe, ambition.

Et Madagascar a pour cela un avantage, puisque qu’il existe l’Orchestre et Chœur Philharmonique d’Antananarivo Analamanga, créé en 1997. Cet orchestre pourrait être au cœur d’un projet national d’éducation de la musique pour les jeunes enfants, sur le modèle vénézuélien, s’inspirant du meilleur des œuvres classiques et également en y ajoutant des thèmes musicaux malgaches. Un Français, Raymond Loucheur, a écrit une « Rhapsodie malgache » en 1946, s’inspirant des thèmes folkloriques du pays ! À la jeunesse malgache de reprendre le flambeau.

Élargir l’horizon :

Près de Madagascar, Mayotte, département français, traverse une grave crise depuis des mois entraînant mouvement de grève et violence. L’annonce d’un plan d’urgence de 50 millions d’euros en avril 2016 par Manuel Valls ne semble pas avoir apaisé les tensions. Certains fustigent la départementalisation, d’autres l’immigration et de manière générale l’indifférence des politiques pour les départements d’outre mer. Il y a donc des mesures d’urgence à prendre à Mayotte même, mais plus largement dans toute l’archipel des Comores. Archipel totalement pollué par toutes les sortes de trafics. Il faut une association des pays de l’archipel pour un développement harmonieux et mettre fin au fait que les gens se précipitent autant qu’ils peuvent sur Mayotte pour y trouver un statut meilleur que chez eux. Aujourd’hui la situation telle qu’elle est, est impossible à résoudre en soi. Des milliers d’enfants errent dans les rues, sans parents, la drogue circule partout et les forces de l’ordre sont complètement débordées.

C’est donc une approche régionale qu’il faut adopter, unissant les forces vives de la Réunion, de l’île Maurice, de Madagascar et l’archipel des Comores dans une association pour le développement mutuel. Des missions comme la surveillance du canal du Mozambique pourraient être les responsabilités de cet ensemble. Madagascar, avec la mise en place des projets définis plus haut, pourrait jouer le rôle fondamental de poumon économique pour l’ensemble de la région.

Au carrefour de l’économie, de la technique et de la science, la technologie WIG fait la différence

Par Yves Paumier

Ce qui fit le succès du train à vapeur, et le secret de la révolution industrielle, fut d’être au carrefour de plusieurs domaines : la phase économique avait atteint le stade final de l’économie du charbon de bois : le bois se faisait rare et le charbon était trop cher. Enfin, deux techniques furent jointes avec bonheur, le chemin de fer et la machine à vapeur. Cette dernière est une application de la science de Leibniz : la dynamique. Nous voyons ici la même configuration.

La technique WIG

L’avion est idéal pour le transport rapide et lointain de colis, mais il coûte cher. Il existe une sorte d’avion qui ne sait faire que du rase-mottes appelé historiquement Ekranoplane et devenu une catégorie nommée WIG. WIG est l’abrégé de « Wing In Ground effect », en anglais : avions à effet de sol. Cet engin vole à 180 Km/h à trois mètres au-dessus de l’eau ou d’une piste. Ses ailes sont courtes mais fabriquent un épais coussin d’air sous eux qui permet à l’engin d’emporter trois fois plus de charge qu’un avion normal. La technique est actuellement orientée vers le marché des fortunés technophiles et des taxis côtiers ou lacustres. Seuls les coréens visent un transport de la taille d’un bus. Madagascar doit acquérir la maîtrise de cette technique débutante.

Madagascar à besoin d’une version plus rustique pour des colis de 300 Kg environ. Les villes moyennes et petites qui s’égrènent tout le long de sa côte, sont généralement dotées d’aérodromes débouchant sur la mer. Il n’y a donc pas d’infrastructures nouvelles à construire, seulement à adapter. L’avantage d’être une île est ici manifeste. Ainsi, une ligne circulaire desservira un maximum de villes et les ports d’attache se trouveront répartis au mieux. Le coût initial est faible pour un effet d’accélération maximum.

Périphérique

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La carte montre notre proposition de périphérique de 4200 Km et de 18 villes desservies. Soient 24 heures en vols, et autant au sol pour le déchargement et le ravitaillement. En deux jours, l’équipage retrouve son domicile après une suite de sauts de puce de ±230 Km. Trois dessertes par semaine de toutes ces villes peuvent être assurées ainsi.

Une augmentation du trafic se traduit simplement par une augmentation du nombre d’aéronefs, permettant une distribution dans les deux sens, puis quotidienne. Enfin, la maîtrise de ce nouveau mode de transport lancera de nouveaux défis vers l’intérieur du pays et surtout vers l’Afrique continentale, puis la Réunion, Mayotte et Maurice, et les îles éparses de l’océan Indien.

Madagascar n’a pas les moyens de défendre ses intérêts en mer. Mais si une activité soutenue et permanente le long des côtes existait, alors le problème serait vite maîtrisé. C’est donc une retombée heureuse des WIGs Malgaches.

Activité en mer

Toute activité en mer doit être ravitaillée en permanence. L’hélicoptère est l’outil quasi exclusif. La taille de l’océan Indien impose un beaucoup plus long rayon d’action. Les WIGs prendront place ici, et à moindre coût.

Distribution de colis

La distribution quotidienne de colis de moins de 500 Kg, est ce qui peut débloquer la situation dans les petites villes. C’est un service de messagerie qu’il faut bâtir. La version privée consiste à attendre la demande ; c’est de l’impuissance. La version aménagiste que nous préconisons consiste à repérer la solution qui transforme la situation par une rupture technologique, ici les WIG. Elle transforme un sous-équipement (selon les critères actuels) en bond en avant vers des modes de fonctionnement transformant l’environnement. La densité démographique très déséquilibrée s’en trouvera fortement corrigée et surtout sa dynamique centralisatrice remplacée par une autre favorisant l’émergence de villes moyennes.

Transport de passagers

Nous n’avons pas oublié les hommes et leurs déplacements. Mais l’avion est hyper exigeant sur sa technique, sa sécurité et ses assurances. La marche est donc très haute à franchir pour un des pays les plus pauvres du monde. Mais comme historiquement pour le train à vapeur, une force de travail qualifiée pour le fret, sera, dès sa professionnalisation, spontanément sollicitée pour les passagers. Ce chemin reste donc plus court que l’autre qui consisterait à vouloir former à l’étranger beaucoup de pilotes. Ceci d’autant plus que l’avion court et moyen courrier sera remplacé par l’aérotrain sur les continents et les grandes îles comme Madagascar.


[1Expression utilisée par Razafisambatra Louis de Mon Désir dans une lettre ouverte à la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), au GIC-M (Groupe international de contact pour Madagascar ), à l’Union Africaine et à toute la classe politique malgache en Septembre 2013 : http://www.madagascar-tribune.com/Lettre-ouverte-de-RAZAFISAMBATRA,19136.html

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