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Madoff, le système financier et l’argent de la drogue…

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Lors d’une audience au Congrès américain pour faire la lumière sur l’affaire Madoff, le principal témoin, Harry Markopolos, un inspecteur financier indépendant enquêtant sur les manigances de Bernard Madoff depuis 1999, a expliqué qu’une importante partie des fonds ayant afflué vers Madoff Investment Securities, venaient de « la mafia russe et des cartels de la drogue latino-américains ».

Le témoignage de Harry Markopolos est pris très au sérieux étant donné qu’il a enquêté pendant 9 ans, au péril de sa vie, et a fait parvenir des rapports très détaillés à la SEC (l’autorité américaine de contrôle des marchés) en 2000, 2001, 2005, 2007 et 2008, dont l’un s’intitulait « Le plus grand hedge fund du monde est une arnaque ».
Markopolos est un officier de réserve de l’armée américaine attaché aux Forces spéciales, expérimenté dans la collecte de renseignement, et a affirmé devant le Congrès qu’il avait agit sans aucune rétribution de quiconque, « Je l’ai fait pour le drapeau, par patriotisme ».

Les allégations de Markopolos sont une piste prioritaire pour les Commissions d’enquête parlementaire qui devront, aux Etats-Unis comme en Europe, exposer au grand jour les pratiques du système bancaire et de la finance internationale (de nouvelles « Commissions Pecora »).

En réponse à des questions des congressistes sur les raisons de sa prudence et sur l’origine des fonds confiés à Madoff, Markopolos a répondu :

« Ce n’est pas de la paranoïa car la combine de M. Madoff était d’une taille et d’une complexité inimaginable, et incluait énormément d’argent sale. Laissez-moi vous décrire ce qu’est l’argent sale.

« Lorsque votre affaire est si importante et si secrète, vous attirez inévitablement une grande quantité d’argent du crime organisé. Nous savons aujourd’hui que cet argent venait de la mafia russe et des cartels de la drogue latino-américains. Lorsque vous visez des mafieux, vous avez beaucoup à craindre.

« Nous savions qu’il était l’un des hommes les plus puissant de Wall Street, qu’il lui serait facile de mettre un terme à notre carrière ou pire. (…) S’il avait su mon nom et le fait qu’une équipe le pistait, je ne pense pas que j’aurais été de ce monde très longtemps. (…)

« Les fonds nourriciers, qui se trouvaient dans des paradis fiscaux, attirent l’argent sale. La seule raison d’aller chercher de l’argent dans les paradis fiscaux est que c’est de l’argent sale. Nous savions qu’une part très importante de cet argent venait du crime organisé (…) Dans n’importe quel paradis fiscal, 5 à 50% de l’argent vient du crime organisé. (…)

« Je le savais depuis juin 2002 et mon voyage en Europe où j’ai rencontré des représentants de banques privées françaises et suisses. Je savais que nombre d’entre elles opéraient dans les paradis fiscaux. Etant donné la taille, c’est une question statistique : Si 5% de l’argent dans le monde provient du crime organisé, eh bien M. Madoff aurait au moins 5% d’argent sale dans son fond. C’est du bon sens. Mais puisque c’est un hedge fund, très secret et très lucratif, c’est un pari gagnant à tout les coups, et donc la part d’argent sale est naturellement plus élevée dans le cas Madoff ».

Markopolos a également expliqué que seulement deux des 14 « fonds nourriciers » européens impliqués dans l’affaire Madoff ont été découverts jusqu’à présent. « Il en reste encore 12, voire davantage, qui se cachent au fond des bois, en Europe, dont personne n’a encore entendu parler. » Cette liste sera transmise à la SEC, a-t-il dit, pour « que les autorités françaises et suisses puissent ouvrir une enquête ».

En concluant son témoignage, Markopolos a soulevé la nécessité et l’urgence pour les autorités publiques de s’attaquer aux criminels en col blanc : « Le gouvernement a choyé, accepté et ignoré le crime en col blanc pendant trop longtemps. Il est temps que la nation se réveille et reconnaisse que ce ne sont pas les braqueurs ou les dealers qui nous font le plus de mal, mais les criminels en col blanc. Ils vivent dans des maisons hors de prix et leurs CV sont d’impressionnantes listes du mal qui nous ait fait : ils volent nos retraites, mettent en faillites nos entreprises et détruisent des milliers d’emplois, ruinant la vie d’innombrables personnes. »

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