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Mais que fait l’ambassade américaine dans nos banlieues ?

La rédaction
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22 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) —Le Parisien du 21 avril révèle une énorme opération d’infiltration de l’ambassade des Etats-Unis dans les banlieues françaises. Selon le quotidien, ces opérations qui ont vu le jour au lendemain du 11 septembre 2001, ont été renforcées après l’invasion d’Irak par l’armée américaine et surtout, après les émeutes de 2005, présentées à tort par les médias internationaux comme étant le produit d’un Islam radical. Justin Vaisse, un expert des Etats-Unis et de l’Islam explique que, traumatisés par ces expressions d’anti-américanisme, les Etats-Unis souhaiteraient comprendre ce phénomène pour mieux le contrer. Selon un universitaire cité par Le Parisien qui avait été contacté par deux « américains » dans ce contexte, le but était, plus prosaïquement, de « mettre la main sur le réseau associatif, et comprendre en passant du temps dans les banlieues européennes comment on pouvait basculer dans un commando terroriste ». Méfiant, il avait à cette époque, refusé de les amener dans les banlieues.

L’ingérence de l’ambassade des Etats-Unis prend la forme de prises de contact tous azimuts avec les dirigeants ou dirigeants potentiels de ces banlieues, les invitant à l’ambassade, les amenant dans des voyages de « formation » aux Etats-Unis, et finançant abondamment leurs associations en France. Le Parisien révèle en particulier, comment trois élus des banlieues les plus chaudes des émeutes de 2005, ont été invités à un déjeuner de travail dans un appartement chic du XVIème arrondissement avec l’attaché culturel de l’ambassade des Etats-Unis. Le cœur de la discussion portait sur la mise en œuvre dans les banlieues françaises, des mêmes programmes sociaux que ceux appliqués dans les ghettos de Philadelphie où des artistes de renom, travaillant avec la population, ont repeint les murs de la ville. En avril, une dizaine de lycéens du 9-3 ont été reçus par l’ambassadeur des Etats-Unis et sa femme, dans leur résidence parisienne. Ce projet est considéré comme une telle priorité, que lorsque Dan Fried, le secrétaire d’Etat américain aux affaires européennes est venu en France l’hiver dernier, c’est ce milieu associatif qu’il rencontra en premier !

L’article explique également que nombre d’associations et parfois même des mouvements politiques, apparus ces derniers temps, tels des OVNI volant dans le ciel français, ont été nourris, voir même engendrés par ce nouveau prosélytisme de l’ambassade des Etats-Unis. Certains noms sont cités comme ayant plus ou moins subi l’influence de cette stratégie, tels celui d’Amirouche Laïdi du Club Averroès, de Stéphane Pocrane, candidat aux élections présidentielles de 2007, de Mohamed Hamidi du Bondy Blog, de Karim Zeribi, président du Parlement des banlieues et de Patrick Lozès, président du CRAN (Conseil représentatif des Associations Noires). Lozès qui milite pour la création d’un lobby noir a même admis avoir reçu des « sommes conséquentes » d’une Fondation états-unienne, et le Parisien prétend que « sans les 3000 euros de l’ambassade », Adji Ahoudian de l’association « Braves garçons d’Afrique » aurait eu du mal à boucler le budget du festival Afro 2005. Enfin, un autre article évoque les voyages, tous frais payés par l’administration Bush, d’Ali, de Karim ou de Fayçal, aux Etats-Unis.

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