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Mandela veut isoler Bush de Cheney et Rumsfeld... et Chirac s’oppose à la doctrine de guerre préventive

La rédaction
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Dans une interview avec Newsweek, l’ancien président sud-africain, Nelson Mandela, a fustigé les vélléités de guerre américaines vis-à-vis de l’Irak. Après avoir dénoncé les effets « catastrophiques » de la politique américaine dans la région Iran-Afghanistan depuis 1979, il commente : « Si vous considérez ces questions, vous en arriverez à la conclusion que l’attitude des Etats-Unis d’Amérique constitue une menace pour la paix mondiale. Ce que dit l’Amérique, c’est que si vous avez peur d’un veto au Conseil de sécurité, vous pouvez passer outre et intervenir en violation de la souveraineté d’autres pays. Voilà la message qu’elle envoie au monde. Il faut le condamner dans les termes les plus fermes. Et vous noterez que la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine sont contre cette décision. »

Mandela affirme ensuite que la poussée vers la guerre est « une décision clairement motivée par le désir de George W. Bush de faire plaisir aux industriels de l’armement et du pétrole aux Etats-Unis. » Toutefois, plus loin dans l’interview, Mandela donne un point de vue différent sur l’attitude de Bush par rapport à la dynamique de guerre. Il mentionne Dick Cheney et Donald Rumsfeld parmi « les gens qui dévoient malheureusement le Président », puis il ajoute : « Parce que l’impression que me donne le Président est que c’est un homme avec qui on peut traiter. Mais ce sont les hommes autour de lui qui sont des dinosaures. »

Par ailleurs, dans une interview accordée au New York Times, le président Chirac a esquissé l’approche que la France compte adopter dans le conflit avec l’Irak. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité, elle aura une démarche en deux temps : une première résolution du Conseil de sécurité devrait signifier à l’Irak qu’il doit accepter le retour des inspecteurs de l’ONU. Si la première résolution est rejetée par l’Irak, une deuxième devrait décider s’il doit y avoir ou non intervention militaire. « Ce n’est qu’à ce moment-là que la France formulera une position définitive », dit-il.

Le président français rejette tout « lien » entre la question des inspecteurs de l’ONU et la stratégie de l’administration Bush de « guerre préventive » et de « changement de régime » en Irak : « J’ai de grandes réserves à propos de cette doctrine. Dès qu’une nation revendique le droit de prendre une action préventive, d’autres pays en feront naturellement de même. (...) Et que diriez-vous dans le cas entièrement hypothétique où la Chine voudrait mener une action préventive contre Taïwan, au prétexte que Taïwan représente une menace pour elle ? Comment les Américains, les Européens et d’autres réagiraient ? Ou que se passerait-il si l’Inde décidait de mener une action préventive contre le Pakistan, ou inversement ? Ou la Russie contre la Tchétchénie ou ailleurs ? (...) Je pense que c’est une doctrine extraordinairement dangereuse qui pourrait avoir des conséquences tragiques. Une action préventive peut être entreprise si elle apparaît nécessaire, mais elle doit être prise par la communauté internationale qui, aujourd’hui, est représentée par le Conseil de sécurité des Nations unies. »

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