Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité

Manipulation du LIBOR : les collectivités territoriales se retournent contre les banques

La rédaction
visites
1086
commentaire

19 juillet 2012 (Nouvelle Solidarité) – Cinq Etats américains, New York, le Connecticut, le Massachusetts, la Floride et le Maryland sont en train d’enquêter sur le scandale de la manipulation du LIBOR par les banques, afin de déterminer le montant des pertes qu’ils ont pu encourir et d’engager les poursuites judiciaires appropriées.

Plusieurs autres Etats cherchent aussi à obtenir des compensations, mais par l’entremise d’agences publiques comme CALPERS, le fonds de retraites des employés de l’Etat de Californie, le plus grand fonds de ce type aux Etats-Unis.

Le gouverneur de la Floride Rick Scott a quand à lui demandé hier qu’une « enquête approfondie » soit lancée contre la Réserve fédérale (Fed) américaine, pour déterminer si elle n’aurait pas failli à sa responsabilité de « prendre les mesures nécessaires pour protéger les américains ».

Dans une lettre du 17 juin adressée aux députés représentant la Floride au Congrès fédéral, Scott leur a demandé « de déterminer si la manipulation du LIBOR n’aurait pas fait monter les taux de manière injustifiée ou privé les investisseurs des revenus appropriés sur leur épargne ou autres investissements » et estimé que selon les informations déjà disponibles des pertes ont bel et bien été encourues, mais que la question restait de savoir « combien cela a coûté aux familles résidant en Floride ». Le procureur général de l’état Pam Bondi est en train d’étudier la possibilité d’intenter des poursuites judiciaires contre les banques.

Le procureur général du Massachusetts devait rencontrer hier les responsables de plusieurs agences publiques pour évaluer les pertes sur les investissements de l’Etat et sur les emprunts ou investissements des municipalités. Une enquête commune est en cours dans les Etats de New York et du Connecticut, « dans le but de récupérer les pertes encourues » par les agences publiques de ces deux Etats.

Selon un rapport publié en juin et intitulé Riding the Gravy Train (Profiter de la manne), les entreprises publiques de transport de 12 grandes régions métropolitaines américaines (dont Boston, Chicago, Détroit, Los Angeles, San Francisco, New York, Philadelphie) ont été pillées par les manipulateurs du LIBOR, à cause des produits structurés et contrats sur dérivés (swaps) qui leur ont été refilés pour « se prémunir contre les variations » d’un taux manipulé par les banques fixant le Libor. Les pertes subies sur ces contrats ont été évaluées, pour les seules entreprises de transport de ces 12 métropoles, à 528,6 millions de dollars, dont 92,6 imputables à la manipulation du LIBOR ! Ceci ne prend pas en compte les hôpitaux et autres institutions publiques qui ont été obligées d’emprunter aux banques pour financer leurs investissements.

L’agence Bloomberg a pour sa part évalué que les collectivités territoriales américaines ont payé plus de 4 milliards de dollars en pénalités après avoir été obligées de rompre des contrats de prêt intégrant le LIBOR depuis 2007, tandis d’autres n’ont pu s’en défaire en raison des coûts trop prohibitifs.

En Italie, le procureur général de la ville de Milan Alfredo Robledo a intenté des poursuites contre la Deutsche Bank, Depfa, J.P. Morgan et UBS, et a exigé des compensations financières et des peines d’emprisonnement pour neuf des accusés dans un cas concernant 1,68 milliards d’euros de contrats sur dérivés vendus à la municipalité de Milan.

Dans un cas de poursuites judiciaires mutuelles entre la ville de Prato et la banque belgo-française Dexia, la conseillère municipale Nicola Oliva a annoncé que la ville entend introduire l’aspect de la manipulation du LIBOR dans les enquêtes et procès en cours.

Rappelons qu’en France le ministère de l’Economie estimait, en novembre 2008, à 135 milliards d’euros les dettes des collectivités territoriales françaises, et que 15 à 20% d’entre elles étaient constituées de produits structurés, dont les taux fluctuaient selon des formules complexes en fonction de certaines devises comme le Franc suisse, mais aussi le LIBOR et l’EURIBOR, ce dernier ayant été également manipulé.

Pour tous, ce n’est qu’un assainissement généralisé de la finance folle qui permettra de rétablir une situation normale. Elle passera par la séparation stricte des banques d’affaires spéculatives des banques de dépôts et de crédit et des assurances.

Signez l’Appel à un Glass-Steagall global.

Voir le commentaire

  • petite souris • 22/07/2012 - 19:40

    Que ces actions pour nous libérer du LIBOR aboutissent !!!

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide