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Marc Rich a des ennuis en France

La rédaction
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Marc Rich est un « trader international en matières premières » qui a passé 17 ans dans la ville suisse de Zoug alors qu’il était recherché par la justice américaine. Aujourd’hui, il est sur la sellette en France pour son implication dans deux scandales qui secouent le pays. Le premier a trait au Prestige, le pétrolier vétuste qui pollue en ce moment les côtes espagnoles, portugaises et françaises. Le deuxième est lié à la fermeture dans le nord de la France de Metaleurop, qui se traduira par la suppression de 850 emplois dans cette usine et 2000 autres chez les sous-traitants et fournisseurs.

Comme Libération l’a noté le 24 janvier, les « deux dossiers noirs » - écologique et social - convergent étrangement sur le même lieu - le canton de Zoug, en Suisse - et sur le même personnage, l’homme d’affaires sulfureux, Marc Rich. En effet, c’est à Zoug que se situe le siège de la société Glencore, qui fabrique et vend des métaux spéciaux et détient 30% des parts de Metaleurop. Glencore, qui s’appelait Marc Rich and Co. jusqu’en 1994, au moment où le millionnaire fugitif la vendit à ses propres employés, vient de vendre la seule composante rentable de Metaleurop, l’unité d’électrolyse Nordenham au nord de l’Allemagne, à... Glencore ! Celle-ci se dégage de Metaleurop Nord, laissant derrière elle une situation de chômage et une importante pollution des sols. C’est également à Zoug que l’on trouve le siège de Crown Resources, l’affréteur du Prestige, qui appartient à des « oligarques russes » proches de la mafia. Marc Rich était un conseiller officiel de Crown Resources jusqu’à l’été 2001. Selon Lloyds, la politique de l’entreprise consiste à « se servir de navires ayant en moyenne sept ans de plus que ceux de la concurrence. » Pour le Prestige, qui se trouvait dans un état lamentable, l’affrètement n’a coûté que 13 000 livres sterling, près d’un tiers de moins que le cours normal.

L’implication de Marc Rich dans ces deux scandales a conduit plusieurs ministres du gouvernement français à appeler à des poursuites judiciaires contre lui. Le 24 janvier, la ministre de l’Environnement, Roselyne Bachelot, a fait remarquer sur Europe 1 que l’on retrouve les mêmes noms et les mêmes voyous dans les deux catastrophes. Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a déclaré que le gouvernement pourrait intenter des poursuites judiciaires nationales et que, dans le cas de Metaleurop, l’Europe et l’Etat français doivent intervenir. « Ceux qui ne respectent pas la loi devront faire face à la République française. » Le ministre de l’Economie et des Finances, Francis Mer, a quant à lui fustigé les méthodes « inacceptables et scandaleuses » de Metaleurop France, tandis que le ministre des Affaires sociales, François Fillon, a déclaré qu’il s’attendait à des procédures judiciaires contre la compagnie. Même le chef du Medef, un néolibéral convaincu, s’est élevé contre certaines décisions « choquantes et brutales » qui ont été prises.

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