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Marchés financiers : l’heure du crash approche

La rédaction
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La combinaison inhabituelle d’une contraction du prix des matières premières et de la baisse du dollar américain à la mi-juillet a été attribuée par les médias financiers à un nouveau motif de préoccupation : la menace d’une récession économique globale, en particulier aux États-Unis, et probablement aussi en Chine.

C’est ainsi que le prix du cuivre a chuté de 10,5 % pendant la troisième semaine boursière de juillet, soit la baisse hebdomadaire la plus importante depuis deux ans. Dans les deux journées des 20 et 21 juillet, le prix du cuivre a chuté de 4 %, soit la limite journalière, sur le Shanghai Futures Exchange. D’autres métaux ont suivi la tendance. Au New York Mercantile Exchange, l’or a perdu 12 dollars le 21 juillet pour se retrouver à 620 dollars l’once, son cours le plus bas depuis trois semaines.

Le thème d’un « refroidissement » économique global a été repris par l’OCDE qui, dans son rapport sur l’économie japonaise de 2006, paru le 20 juillet, recommande à la Banque du Japon de ne pas relever davantage son taux d’intérêt. Selon ce rapport, des « chocs externes » pourraient facilement faire replonger l’économie japonaise dans la déflation. De tels chocs, selon l’OCDE, pourraient être provoqués par une nouvelle explosion des prix du pétrole ou par « un ralentissement dramatique chez les partenaires commerciaux du Japon », la Chine et les États-Unis en particulier. Le lendemain, lors d’une conférence de presse à Tokyo, le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, notait que l’économie mondiale fait face à une triple menace grandissante : augmentation des prix du pétrole, rupture des négociations commerciales internationales et dévaluation soudaine du dollar due au déséquilibre de la balance des paiements courants.

Lors de sa déclaration au Congrès le 20 juillet, le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a souligné « la modération de la croissance économique » aux États-Unis, étant donné que, selon les derniers indicateurs, le marché du logement et les dépenses à la consommation ralentissent. L’économie américaine, dit-il, est actuellement dans une « période de transition. » Jusqu’ici, a insisté Bernanke, le ralentissement du marché du logement s’est fait de manière ordonnée, mais les dirigeants de banques centrales surveillent la situation de très près.

Le gouvernement chinois a, quant à lui, annoncé le 18 juillet que les investissements dans l’immobilier et d’autres secteurs, alimentés en partie par une énorme affluence de capitaux, étaient « intenables » et provoquaient une montée de l’inflation dans toute l’économie. Le 21 juillet, la banque centrale chinoise a décidé d’augmenter le montant des dépôts que les banques chinoises doivent détenir par rapport à leurs prêts (il passe de 8 % à 8,5 %), afin de limiter l’expansion du crédit.

Alors que l’on a de bonnes raisons de craindre une contraction de l’activité économique mondiale, le débat autour du « refroidissement » passe à côté de l’essentiel. La question aux États-Unis n’est pas seulement un refroidissement du marché immobilier et, par suite, un ralentissement de la croissance du produit intérieur brut (PIB) américain, mais plutôt le fait que toute l’économie américaine et une grande partie de l’économie mondiale reposent sur une gigantesque bulle de produits financiers, nourrie par des crédits hypothécaires et des produits dérivés. Impossible de « refroidir » cette bulle, elle ne peut qu’éclater. Et une accumulation de faits indique que cela ne saurait tarder.

Même la Bundesbank s’inquiète des marchés de produits dérivés de gré à gré

Dans son rapport mensuel du mois de juillet, la Bundesbank a consacré un chapitre spécial aux « Produits financiers dérivés et leurs répercussions sur les marchés ». Elle rappelle que de tous les secteurs du système financier mondial, la croissance des produits dérivés est la plus rapide.

Les plus importants marchés de dérivés dans le monde sont le Swiss-German EUREX, le British International Financial Futures Exchange (Liffe), le Chicago Board of Trade (CBoT) et le Chicago Mercantile Exchange (CME). La plupart des contrats portant sur des produits dérivés échappent à toute régulation et sont échangés en dehors de toute institution boursière. Selon une estimation de la Banque des règlements internationaux, indique la Bundesbank, le volume nominal de ces contrats de gré à gré a triplé entre 2000 (95 000 milliards de dollars) et 2005 (285 000 milliards de dollars).

Les produits financiers dérivés sont en fait des paris qui prennent la forme de swaps, d’opérations à terme ou d’options sur la valeur future d’un avoir sous-jacent comme les obligations, les matières premières ou les devises. Ce qui préoccupe la Bundesbank, et c’est la partie la plus intéressante de son rapport, ce sont les répercussions de ces paris sur les avoirs sous-jacents. Il a été établi ces dernières années que lorsque des changements soudains se produisent, ils se manifestent d’abord sur les marchés dérivés - bien avant de frapper les marchés ordinaires. Une autre connexion importante entre les marchés traditionnels et leurs produits dérivés prend la forme complexe de « stratégie de protection » des investisseurs financiers, qui implique simultanément le commerce des dérivés et les avoirs sous-jacents.

Ces facteurs, note la Bundesbank, mettent « en péril tout le système financier ». Pour réduire de tels risques, certaines mesures doivent être prises, dont des « structures de marché robustes » et la suspension temporaire des échanges. Malheureusement, fait remarquer la banque centrale, de telles mesures se limiteraient par définition aux produits dérivés commercialisés en Bourse, ce qui ne suffirait sans doute pas. Toute régulation des produits dérivés commercialisés en Bourse aurait pour effet de faire migrer les échanges vers les marchés de gré à gré. Nous devons donc mettre à l’ordre du jour une politique de régulation internationale des marchés de gré à gré, conclut la Bundesbank.

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