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Marine Le Pen prise en main par le Parti de l’administration

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Alors que la zone euro poursuit son inéluctable chute en assassinant le Portugal, la nomenklatura française a pris en main la candidature de Marine Le Pen pour opérer un repli national-monétariste tout aussi suicidaire et destructeur.

Le Parti de l’administration, ce n’est pas une assemblée de fonctionnaires défendant le service public, mais un essaim de hauts fonctionnaires opérant à l’Inspection générale des finances, à la direction du Trésor, à la Caisse des dépôts ou à la Banque de France, et lié en permanence à la finance privée française et anglo-américaine où travaillent bon nombre de leurs anciens collègues énarques.

Ces derniers jours, avant sa grande conférence de presse « économie » où s’est ruée la cour médiatique parisienne, Marine Le Pen s’est vantée, toute fière, d’avoir été prise en main par 50 hauts fonctionnaires qui l’ont doté d’une pensée et d’un programme économique (n’hésitant d’ailleurs pas à lui transmettre des documents classés confidentiels par l’administration). Hier, interdisant caméras et appareil photos, trois de ces experts sont sortis du bois à ses côtés. On ne verra donc pas leur visage et l’on ignore si devant la presse le port de la cagoule était de mise.

Quel programme lui ont-il conçu ? On va passer vite dessus car si les mots et les mesures techniques s’y additionnent en grand nombre, leur plan n’a aucune substance ni principe, comme toute bonne note de synthèse que l’on apprend à rédiger rue Saint Guillaume.

Sortie de l’euro, retour au Franc, dévaluation compétitive, nationalisations et protectionnisme y sont affichés comme remèdes au chômage et à la baisse du pouvoir d’achat, sans qu’aucun principe directeur en termes de frontière scientifique, de technologies du futur, d’équipement intégré du territoire et de plateforme pour l’éducation et la formation, ne soit défini. On reste donc dans la pure technicité maladive de la pensée française dispensée dans les grandes écoles.

Si la France et d’autres commençaient à sortir de l’euro, à dévaluer leur monnaie pour gagner du fric à l’export et à faire du protectionnisme sans qu’aucune perspective de progrès ne soit dessinée en Europe et dans le monde, on sombrerait dans un repli national-monétariste qui n’est que la suite légitime du supranational-monétarisme que défendent ceux que Marine Le Pen appelle « UMPS ».

De surcroît, dans son nouveau programme, le « nouveau » FN prend la peine de préciser que l’on rétablira les prérogatives monétaires de la Banque de France, « mais elle conservera son autonomie vis-à-vis de l’Etat ! ». Marine Le Pen sert donc de roue de secours ou d’outil de chantage à ce Parti de l’administration qui, s’il voit bien l’impasse actuelle et voudrait préserver les quelques intérêts économiques qu’il nous reste, est bloqué dans une optique défensive de Ligne Maginot face à ce qu’ils ne réalisent pas être une faillite totale du système transatlantique.

La marque de cette faiblesse, c’est que nulle part on ne voit l’intention de changer la règle du jeu financière ; on continue d’opérer dans le système existant, comme si la France était une île en suspend dans un monde éternel. Les cinq grandes « banques universelles » françaises, bras de l’empire financier de la City, qui contrôlent le crédit et castrent notre économie, ne seront pas touchées ; les spéculateurs ne seront pas mis hors-jeu. Comme le dit Adrien, ce haut fonctionnaire du Trésor, « nous attendrons que les banques tombent pour les racheter », précisant un peu plus le scénario du chaos dans lequel ces gens sans imagination nous projettent.


>>> Cheminade 2012 : Le Projet


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