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Même Daley ne peut pas sauver Gore

La rédaction
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Al Gore a une fois de plus complètement remanié son comité de campagne, congédiant son directeur Tony Coehlo pour le remplacer par William Daley, ministre du Commerce de l’administration Clinton. Alors que certains hommes politiques s’en sont montrés soulagés, ce changement de dernière minute témoigne des difficultés rencontrées par la campagne de Gore.

Gore a attendu trop longtemps avant de renvoyer Coelho : il y a quelques mois, l’ancien député californien avait en effet été obligé de quitter le Congrès après avoir fait pour plusieurs centaines de milliers de dollars de chèques sans provision, à la House Bank du Congrès. Depuis, les médias couvrent ses démêlés avec la justice. William Daley, frère du maire de Chicago Richard Daley et fils du légendaire dirigeant du Parti démocrate de Chicago, se voit donc confier l’impossible tâche de recoller les morceaux de la campagne de Gore, après des mois de gaffes et de bévues politiques. Le 20 juin, un vétéran des campagnes du Parti démocrate a dit au Washington Times qu’à moins que Gore ne réussisse à redorer son image ternie auprès des électeurs américains d’ici le 4 juillet, sa campagne pourrait finir avant même la convention d’investiture.

La nomination de Daley aura néanmoins pour effet de contrarier les syndicats, dont le soutien est indispensable à Gore. En effet, Daley a été l’homme chargé par l’administration Clinton d’organiser le récent vote de la Chambre des représentants en faveur de la normalisation et de la pérennisation des relations commerciales avec la Chine et c’est encore lui qui a encouragé l’administration Clinton à promouvoir l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce. Ceci a mis Daley en conflit avec le président de l’AFL-CIO, John Sweeney, et avec d’autres dirigeants syndicaux, qui étaient hostiles à ces deux gestes favorables envers la Chine. Gore n’a pas prévenu Sweeney à temps de sa décision de nommer Daley et, lorsque la nouvelle a été rendue publique, les patrons de l’AFL-CIO étaient furieux.

Le lendemain, Gore a rencontré Sweeney ainsi que d’autres dirigeants syndicaux pour tenter de calmer leur colère. En définitive, les syndicalistes continueront à appuyer la candidature du vice-Président (l’année dernière, sous pression notamment du département de la Justice et du FBI, l’AFL-CIO avait décidé de lui apporter son soutien), mais cela ne veut pas dire que les syndicats mobiliseront les électeurs le jour de l’élection. En outre, le syndicat de l’automobile (UAW), l’une des composantes les plus importantes de l’AFL-CIO, a refusé de soutenir Gore et certains de ses cadres menacent de lâcher le Parti démocrate et d’appuyer Ralph Nader et le Parti vert !

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