Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Même le chancelier Schröder s’inquiète

La rédaction
visites
694
commentaire

Moins de trois semaines après la parution de l’article de Felix Rohatyn sur la nécessité d’un « nouveau Bretton Woods », le chancelier Gerhardt Schröder et le président allemand Johannes Rau ont révélé publiquement l’inquiétude que leur inspire la détérioration de la situation financière et économique mondiale.

Si tous deux ont évité d’évoquer les dimensions réelles de la crise, ils ont, contrairement aux usages, durement critiqué la « mondialisation » et ses conséquences socio-économiques, politiques et culturelles. Schröder s’exprimait le 4 septembre lors d’une conférence internationale à Berlin sur le thème « La politique économique européenne : chances et tendances », organisée par le Parti social-démocrate (SPD). Il a noté les « inquiétudes » croissantes provoquées par le « phénomène de la mondialisation ». Les gens, a-t-il dit, veulent savoir si « les hommes politiques, les directeurs d’entreprise et les scientifiques [ont] une quelconque influence sur cette évolution, ou si la mondialisation est un genre de violence naturelle qui nous élimine ». Pour le chancelier allemand, il est justifié de critiquer « les relations commerciales inéquitables ou la spéculation financière, qui conduisent des économies entières à la ruine ». Montrant du doigt « les centres off-shore, les hedge funds et les produits dérivés », il a appelé à forger une mondialisation politique en appliquant à l’économie mondiale des « principes politico-éthiques » et en donnant un cadre aux marchés financiers internationaux - « qui devrait promouvoir le développement. » Schröder a annoncé que son gouvernement allait agir pour « une meilleure architecture financière internationale ». Face à la « faiblesse » du système financier mondial, il a annoncé son intention de s’entretenir « avec nos partenaires européens, et en particulier français, sur la manière dont nous voulons réagir au fait que les flux financiers spéculatifs échappent à tout contrôle. »

Tout au long de son discours, Schröder a vanté un « modèle économique européen » reposant sur « l’initiative individuelle et un sens du bien public, d’individualité et de solidarité », qu’il a opposé au « modèle américain ou sud-est asiatique ». « Je ne vais pas m’engager dans une américanisation de la société allemande », a-t-il dit. Le lendemain, lors du premier congrès de l’Internationale syndicale (UNI) à Berlin, une fédération internationale des syndicats du secteur tertiaire, le président Rau a affirmé que les chefs d’entreprise ne pouvaient pas avoir comme « première priorité » de supprimer des emplois et a appelé à mettre un terme à l’optimisation des profits au prix de l’emploi. Si l’économie n’est plus au service des gens, a précisé Rau, alors elle n’est plus humaine ; « l’économie doit être faite pour les gens et non l’inverse ».

Le 7 septembre, à la suite d’une réunion avec le président français Jacques Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin, Schröder a annoncé la mise en place d’un groupe de travail franco-allemand pour étudier le contrôle des marchés financiers internationaux. Les déclarations de Schröder sont remarquables pour un homme qui, récemment encore, louait « le dynamisme de la nouvelle économie », « l’innovation sur les marchés financiers » et la « Troisième voie » de Tony Blair. Toutefois, l’on doit poser au chancelier allemand exactement les mêmes questions fondamentales que celles posées par LaRouche à Rohatyn. Il a du « flair » pour les changements en politique et en économie, mais il lui reste du chemin à parcourir avant de faire face à la réalité de la crise économique et financière.

Contactez-nous !

Don rapide