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Menchikov façonne le débat sur le Nouveau Bretton Woods en Russie

La rédaction
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22 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Les idées de Lyndon LaRouche prennent une influence grandissante en Russie, alors que la réunion des grandes puissances autour d’un Nouveau Bretton Woods devient un enjeu vital face à l’effondrement du système financier et économique international. Dans son édition du 17 octobre, l’hebdomadaire russe Slovo publie un article substantiel du Professeur Stanislav Menchikov, économiste de l’Institut central d’économie mathématique de l’Académie des sciences russe, expliquant pourquoi les prévisions de Lyndon LaRouche depuis 40 ans se sont révélées justes.

Les experts et les dirigeants du monde entier ont refusé, jusqu’à récemment, d’admettre que la crise était mondiale, explique t-il, mais maintenant, « plutôt que d’admettre qu’elle a couvé pendant des années et même des décennies, ils prétendent que la crise a éclaté soudainement. » « En règle générale, les économistes se fixent sur les fluctuations conjoncturelles à court terme », écrit-il. « Parmi les quelques économistes ayant regardé à la racine du problème, et ayant ainsi vu ce que les autres ne pouvait voir, il y a Lyndon LaRouche, le représentant de l’Ecole physique de la science économique », qui a pu observer « sur les 40 dernières années, le divorce entre la richesse monétaire fictive et la richesse réelle, matérielle, et que le monde allait inévitablement vers une nouvelle crise financière majeure. »
« Le 15 juin 2006, alors que le boom spéculatif de l’économie mondiale battait son plein, Lyndon LaRouche avait dit à la radio moscovite que ‘l’état actuel des choses menace le monde d’un effondrement en chaîne du système international’. »

Ensuite, Menchikov retrace les grandes étapes du découplage entre économie réelle et économie fictive :

  1. L’abandon du système de taux de change fixes pour un système de change flottant. En résultent la perte de stabilité dans le système et l’agrandissement du terrain de jeu spéculatif.
  2. L’abaissement des barrières nationales sur les mouvements de capitaux transfrontaliers à court terme. Leur nature spasmodique et imprévisible a accentué les mouvements de déstabilisation comme l’ont illustré la crise asiatique en 1997, la crise russe de 1998 et la faillite de LTCM. 
  3. La création des produits dérivés dans les années 80, qui sont rapidement devenus le support de prédilection des spéculations les plus folles.
  4. L’émergence et la prolifération des hedge funds, des sociétés financières échappant à toute régulation et cherchant des profits élevés et rapides, en particulier avec le marché des dérivés.
  5. L’annulation en 1999 du Glass-Steagall Act permettant aux banques d’affaires, hautement spéculatives, de fusionner avec les banques de dépôts et d’accroître leur domination et leur capacité spéculative.

« La stabilité a été sacrifiée à la mentalité oligarchique », conclut-il.

Il accuse ensuite les banques centrales et les gouvernements d’avoir nourri ce système afin de maintenir l’illusion d’une croissance économique, et de continuer à le faire même après que le système ait explosé, créant ainsi les conditions d’une hyperinflation.

Puis il écrit, « Empêcher cela nécessite des réformes radicales et immédiates, a dit LaRouche », avant de donner trois points fondamentaux du Nouveau Bretton Woods :

  1. « Les activités des hedge funds et des marchés dérivés devraient être placées sous le contrôle des gouvernements, voire même interdites. Sans une ablation chirurgicale de ce cancer spéculatif, il sera impossible de mettre fin à cette crise financière.
  2. « Il faut une action coordonnée par les grandes puissances – Etats-Unis, Russie, Chine, Inde, Japon, Allemagne et France- pour une transformation fondamentale du système monétaire et financier international en un Nouveau Bretton Woods. Ce qui implique l’élimination du système de taux de change flottants et la mise en place d’un système de taux de change fixes.
  3. « Ces mêmes nations doivent se mettre d’accord pour développer un programme coordonné d’investissement en capital à long terme pour le développement dans le monde entier de l’industrie de l’énergie et des infrastructures de transports, sur les 20 à 50 prochaines années.

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