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Merkel ? Non merci !

La rédaction
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Les ambitions de la néo-conservatrice Angela Merkel, candidate chrétienne-démocrate (CDU) à la chancellerie, se sont évanouies lorsque le rêve d’une coalition entre la CDU/CSU et les libéraux du FDP (coalition noir-jaune) a manqué, loin s’en faut, de remporter la majorité au Bundestag. Après la profonde consternation qui a frappé les néo-conservateurs allemands et leurs parrains anglo-américains, le projet de coalition « jamaïcaine » (CDU/CSU-Libéraux-Verts - qui donne noir, jaune, vert) a été mis en avant comme option de dernier ressort pour laisser à Merkel une chance d’être élue chancelière au Bundestag. Les pourparlers exploratoires ouverts dans cette perspective entre les dirigeants des partis respectifs, le 23 septembre à Berlin, n’ont pas été concluants. Il est vrai que cet arrangement opportuniste se heurte à une forte opposition au sein de chacun des partis concernés.

La seule combinaison susceptible de fournir une base de gouvernement en Allemagne est celle d’une grande coalition entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates (SPD). Mais comment ? La principale pierre d’achoppement dans les discussions actuelles est de savoir qui sera chancelier. Gerhard Schröder qui, à la différence de Merkel, jouit du solide soutien de sa propre formation, semble en bonne place, mais les néo-conservateurs, les médias et la haute finance sont bien déterminés à l’empêcher de revenir comme chancelier d’une grande coalition.

Il semble de plus en plus probable que la CDU/CSU sacrifiera Merkel. Les dirigeants de son propre parti, notamment les dirigeants de Länder comme Roland Koch en Hesse, Christian Wulff en Basse-Saxe ou Edmund Stoïber en Bavière, savent qu’une grande coalition serait bien plus simple sans Merkel. Sa démission pourrait faire suite, par exemple, à de nouvelles révélations sur son passé de responsable locale de la jeunesse du SED (parti communiste) en charge de la propagande, dans la RDA d’avant 1989 - passé dont Merkel a toujours soigneusement évité de parler. Son image d’étoile déclinante a été soulignée par un photo-montage paru dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung - jusque-là très pro-Merkel - le 21 septembre, montrant Merkel coiffée à la façon de Julia Timochenko, Premier ministre démissionnaire d’Ukraine, avec la légende : « Angela Timochenko ».

Un vote potentiellement historique à Dresde

La législative partielle dans la circonscription de Dresde-I, le 2 octobre, revêt une importance particulière, car elle pourrait faire perdre à la CDU/CSU son avance de trois sièges au Bundestag devant le SPD, si elle ne remporte pas ceux en jeu dans cette élection : celui du candidat direct, et deux autres sièges obtenus à la proportionnelle.

A Dresde, le Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo) (cf. SA 28/05) a une candidate directe, Katarzyna Kruczkowski. Son score devrait permettre de voir si le changement de paradigme politique et culturel qui se dessine actuellement pourra être consolidé. La campagne de Kruczkowski soulèvent les questions politiques et économiques fondamentales, celles que les partis « établis » ont soit évitées, soit, dans le cas du chancelier Schröder, simplement effleurées. Le BüSo bénéficie déjà d’un facteur de reconnaissance non négligeable et, à une semaine du scrutin, 40% des électeurs de Dresde sont toujours indécis. Une centaine de militants du BüSo, jeunes pour la plupart, sont déployés dans la ville, sous la direction de la présidente du parti, Helga Zepp-LaRouche. Dans une interview accordée à Neue Solidarität, Kruczkowski insiste sur l’importance de sa candidature, directement reliée à la faction des démocrates aux Etats-Unis, qui, sous l’influence de LaRouche, veulent revenir à une approche rooseveltienne basée sur l’investissement productif et le développement de l’infrastructure publique, ainsi qu’une nouvelle architecture financière internationale.

Appel d’Helga Zepp-LaRouche aux électeurs de Dresde

Le 25 septembre, la présidente du BüSo Helga Zepp-LaRouche a lancé un appel aux électeurs de Dresde :

« Vous en avez déjà ressenti de douloureuses manifestations : le prix de l’énergie et des matières premières grimpe en flèche ! Ceci n’a absolument rien à voir avec la loi de l’offre et de la demande. Au contraire, cette flambée du prix de l’essence, du fuel domestique, du gaz et des matières premières est uniquement le résultat d’une spéculation massive de la part des hedge funds. Depuis le printemps, ces "sauterelles financières", qui ont essuyé de lourdes pertes suite à la faillite de l’industrie automobile, mettent aujourd’hui à profit leur emprise sur le secteur de l’énergie et des matières premières pour compenser leurs pertes en spéculant à grande échelle. Quand le baril de pétrole est vendu 65 dollars, par exemple, les spéculateurs empochent un profit de 30 à 40 dollars ! Et comme l’inflation sur les prix de l’énergie et des matières premières a, en fin de compte, un impact sur tous les autres prix, l’hyperinflation menace. (...)

« Déjà le taux d’inflation du prix du pétrole avoisine celui de l’été 192 ! Mais cette fois-ci, l’hyperinflation n’est pas limitée à un seul pays, comme l’Allemagne de Weimar, elle frappe l’ensemble de l’économie mondiale. Faute de mettre fin à cette spéculation, on connaîtra bientôt un krach hyperinflationniste comme en novembre 1923 ! (...) On peut faire quelque chose pour l’empêcher : le prochain gouvernement doit fixer les prix de l’énergie et des matières premières, celui du pétrole par exemple, à un niveau entre 25 et 30 dollars le baril, et celui de l’essence à environ 70 centimes d’euro le litre. En spéculant au moyen des produits dérivés, les hedge funds ruinent l’économie mondiale, les gouvernements doivent les stopper immédiatement. Lorsque le chancelier Schröder a voulu discuter de la spéculation sur l’énergie au dernier sommet du G-7, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont bloqué toute proposition. Les autres gouvernements devront donc coopérer, sans les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pour ramener sous contrôle la spéculation.

« Quelle que soit la coalition qui formera le prochain gouvernement, elle devra brider ce processus hyperinflationniste. Sinon, il n’y aura plus d’Allemagne. Nos grands-parents peuvent se rappeler ce qui s’est passé en 1923, lorsqu’un pain coûtait un million de marks, puis un milliard, jusqu’à ce que, finalement, les gens perdent tout ce qu’ils avaient. Tout parti qui n’est pas prêt à combattre la spéculation n’est pas compétent pour participer au gouvernement. » Mme LaRouche conclut avec un appel à voter Katarzyna Kruczkowski.

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