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Merkel et l’UE condamnent Opel à mourir avec General Motors

La rédaction
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2009

10 mars 2009 (LPAC) — Sans surprise, la réunion de crise entre la direction européenne de General Motors et le gouvernement allemand, qui s’est tenue le 6 mars à Berlin, n’a accouché d’aucune solution pour éviter la banqueroute du constructeur Opel.

Pire, lors d’une réunion de sa formation politique mardi dernier, Angela Merkel a dit qu’Opel « n’était pas crucial d’un point de vue systémique ». C’est effectivement le point de vue de toute une génération de soixante-huitards qui n’a pas la moindre culture industrielle et vit dans la magie.

Selon le gouvernement allemand, les propositions faites par la direction ne suffiraient pas à convaincre les banques de lui accorder des prêts de plusieurs millions d’euros. Il s’agit cependant d’une mauvaise excuse qui cache mal le fait qu’en coulisse, banques et « experts » ont déjà approuvé un scénario prévoyant la fermeture de secteurs entiers de l’industrie automobile en Allemagne et en Europe.

Ce scénario pourrait s’appeler « Rohatyn II », tant il ressemble à ce que Felix Rohatyn, le banquier d’affaires de Wall Street, et ses cercles ont fait durant le printemps 2005 aux Etats-Unis, afin de bloquer l’octroi de nouveaux prêts bancaires qui auraient alors pu sauver l’industrie automobile américaine, dont General Motors.

Plus particulièrement, le Keynesien Rohatyn et ses collaborateurs au sein du Congrès américain, parmi lesquels la démocrate Nancy Pelosi, se sont acharnés à saboter le plan de reconversion de l’industrie automobile proposé par Lyndon LaRouche, qui prévoyait d’utiliser ces équipements pour produire de nouveaux systèmes de transport, destinés notamment aux zones urbaines densément peuplées des Etats-Unis. Les branches européennes du mouvement de LaRouche sont intervenues avec des propositions similaires pour l’avenir du secteur automobile en Allemagne et en Europe.

Le scénario qui circule actuellement parle de « l’élimination progressive » de 30% de l’activité du secteur automobile, ce qui veut dire pour GM Europe la fermeture de trois, voire quatre, sites de production. Les candidats potentiels mentionnés jusqu’ici dans les médias sont : Ellesmere (Vauxhall) en Grande-Bretagne, Bochum (Opel) en Allemagne, Anvers en Belgique, Trollhaettan (Saab) en Suède et Saragosse en Espagne. Il se pourrait que le site Opel le plus important et le plus moderne d’Allemagne, celui de Rüsselsheim, soit épargné.

Ce scénario ne serait que la première étape d’une restructuration plus vaste qui ne laisserait derrière elle que cinq ou six géants dans le monde, dans chacun des pays suivants : Etats-Unis, France, Allemagne, Corée du Sud, Chine et Japon. Cela se traduirait, faut-il le préciser, par la suppression de plusieurs millions d’emplois.

Dans un acte de chantage flagrant, la direction de GM annonce la fermeture complète de la production en Europe si ses propositions ne sont pas adoptées. Cela signifierait 300 000 pertes d’emplois en Europe, dont 100000 rien qu’en Allemagne. Le syndicat allemand des Métallos parle de plus de 400 000 emplois en Europe.

Et la Commission européenne dans tout cela ? De concert avec la BCE, elle demande que les banques réduisent leurs prêts à l’industrie automobile et que les « surcapacités » soient éliminées de l’industrie.

La Commission s’oppose à toute intervention de l’Etat dans l’économie de marché et veut avoir le dernier mot pour tout ce qui concerne les programmes de soutien à l’industrie, comme pour Opel en Allemagne ou Renault en France. Cette politique a été réaffirmée lors du sommet spécial de l’Union européenne sur la crise économique, qui s’est déroulé les 1er et 2 mars à Bruxelles.

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