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Merkel n’a pas encore gagné les élections

La rédaction
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Ces dernières semaines, misant sur un changement de gouvernement après les élections anticipées du 18 septembre au Bundestag, les hedge funds anglo-américains et autres « investisseurs » spéculatifs ont massivement acheté des actifs d’entreprises allemandes. Une bonne indication de l’humeur qui règne dans la finance est fournie par Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph de Londres du 20 août. Il écrit que « les acheteurs étrangers s’arrachent les avoirs allemands à une vitesse record, misant sur le réveil du géant européen endormi, à mesure que les chrétiens-démocrates se rapprochent du pouvoir. (...) L’adoption à contre-cœur par l’Allemagne du capitalisme anglo-saxon pourrait devenir irréversible, si les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel gagnent les prochaines élections. »

La fait que Merkel ait annoncé dès le 19 août son intention de nommer Paul Kirchof comme ministre des Finances a particulièrement réjoui Evans-Pritchard, car cet « extrémiste fiscal » veut se donner « cent jours pour forcer l’économie allemande à entrer dans le XXIème siècle ». Comme Kirchoff l’a confié à Evans-Pritchard, après les élections allemandes, « nous allons écraser les barrières fiscales et briser le cycle de la résignation. Je serai moi-même de la partie avec une grosse massue ». Il ajouta que la solution idéale, pour lui, serait d’éliminer, en cent jours, les 418 subventions publiques et les remises d’impôt actuellement accordées en Allemagne.

Kirchoff a inspiré plusieurs points de l’agenda gouvernemental de Merkel appelant à des lois autorisant :

* la « flexibilité » dans les procédures de licenciement ;

* l’abolition des avantages fiscaux pour le travail de nuit et le travail du week-end, ainsi que pour les personnes ayant de longs trajets quotidiens entre leur résidence et leur travail ;

* la fin des dispositions pour la retraite anticipée.

Le flirt de Merkel avec les fonds spéculatifs et ses plans d’austérité risquent fort de lui coûter les voix dont elle a besoin pour vaincre l’actuel chancelier Gerhard Schröder : dans les régions de l’Est, où les chrétiens-démocrates ont déjà perdu les élections parlementaires de septembre 2002, les positions économiques et sociales de Merkel ont conduit depuis fin juin à une chute drastique - aux alentours de 10 %- du soutien électoral pour la CDU-CSU.

De plus, le sentiment anti-guerre, particulièrement fort dans la partie est du pays, sera au désavantage d’une Angela Merkel sympathisante de l’administration Bush, notamment si la cabale de Cheney augmente ses menaces d’action militaire contre l’Iran au cours des prochaines semaines. Les remarques de Wolfgang Schaeuble, le conseiller en affaires étrangères de Merkel, montrent qu’il redoute ce facteur anti-guerre. Répondant aux questions d’un représentant de LaRouche au sujet de l’Iran lors d’un meeting à Berlin, le 18 août, Schaeuble s’est dit confiant que le gouvernement américain s’abstiendra de toute action contre l’Iran, « avant le 18 septembre » - date des élections au Bundestag.

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