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Mettons fin à la terreur des financiers : baissons la note des agences de notation !

La rédaction
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11 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Après nous avoir vendu des produits toxiques et d’autres crédits hypothécaires subprimes comme des produits notés AAA+, les agences de notation sont de retour. Et une fois de plus, elles s’érigent en Oracle de Delphes. Après Dubaï, elles se déchaînent, l’une entraînée par les notations de l’autre, pour clamer haut et fort que les pauvres banques ne vont pas si mal, mais que les horribles Etats qui les ont renflouées sont au bord de la faillite !

Alors, est-ce que ce sont les marchés qui écoutent nos gouvernements ? Nullement ! Nos gouvernements écoutent-t-ils les agences de notation ? Plus que jamais !

A l’instar des arènes romaines, où un simple geste de l’empereur pouvait envoyer un gladiateur à l’abattoir, les agences de notation se révèlent comme les instruments de l’Empire britannique.

L’offensive lancée sur la dette souveraine de plusieurs pays européens par les trois grandes agences, Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s, permet en tout cas aux banquiers de remporter la mise.

Premièrement, la "faillite" de la Grèce et de l’Espagne permet de bloquer la Banque centrale européenne (BCE) dans sa volonté de mettre fin à la politique monétaire « non-conventionnelle » de liquidités quasi-illimitées. En même temps, cette crise permet aux financiers d’imposer une austérité fasciste, digne du ministre des finances d’Hitler, Hjalmar Schacht, sur les populations des pays les plus fragiles. Il s’agit de « réformer » (comprenez privatiser et réduire) leurs retraites et leurs salaires, et de rationner leurs soins médicaux.

La question évidente : qui contrôle les agences de notation ?

— Moody’s Corporation : l’actionnaire principal de Moody’s s’appelle Berkshire Hathaway qui appartient au méga-spéculateur « démocrate » Warren Buffet, membre du Club des milliardaires qui promeut la réduction de la population mondiale. Bill Gates, un autre malthusien, siège également à la direction de Berkshire Hathaway.

— Fitch Rating Agency : Fitch appartient entièrement à la société française Fimalac (Financière Marc Ladreit de Lacharrière). Dans le conseil de Fimalac : Philippe Lagayette de JP Morgan, David Dautresme, senior advisor de Lazard Frères ou encore Henri Lachmann du groupe Schneider Electric.

— Standards & Poor’s : la plus ancienne des agences, est une filiale du cartel médiatique (édition, télévision, etc.) McGraw-Hill Companies de New York. Le Président de S&P est Deven Sharma, un manager débarqué du bureau de consultants Allan-Booz & Hamilton en 2002. Cependant, l’homme fort chez McGraw-Hill semble être son vice président, le britannique David Murphy, ancien patron international des ressources humaines de Ford Motor Company.

D’après un article de Jesse Eissinger intitulé « Overrated » (surévalué), Joseph Mason, un professeur de finance et Josh Rosner de la société Graham Fisher, ont documenté dans un rapport comment les agences de notation ont participé à la création du marché des subprimes. L’article signale aussi qu’un certain nombre de juristes italiens et européens ont envoyé une lettre à la chancelière Angela Merkel lui suggérant que l’UE devrait « mettre en pièce le cartel des agences de notation ».

Eissinger ajoute que Moody’s et S&P ont dominé ce marché depuis des décennies et que leur façon de procéder était simple : les investisseurs prenaient des abonnements pour recevoir les évaluations des agences afin de pouvoir faire des choix. Cela a basculé dans les années 1970. A partir de là, les agences ont modifié leur manière d’opérer. L’information, si vitale pour le marché, devenait publique. Par contre, les sociétés devaient payer pour être notées. « C’était le début de la fin », affirme Rosner.

Les agences ne cachent nullement qu’elles travaillent main dans la main avec Wall Street et la City, sans pour autant le crier sur tous les toits. « Vous commencez une notation et vous construisez un deal autour de cette notation » explique volontiers Brian Clarkson, ancien vice-président chez Moody’s. Evidemment, disent les agences, nous ne jouons jamais un rôle actif dans les montages financiers…

Aujourd’hui, sous la dictature des banquiers et de ces oracles, des nations entières sont mises en faillite et envoyées à la casse. N’est-ce pas l’inverse qui devrait se produire ?


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