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Moldavie : la main comportementaliste de Soros derrière la révolution « twitter »

La rédaction
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20 avril 2009 (LPAC) – Comme l’écrit Le Nouvel Observateur : « Il y a eu la Révolution des Roses en Géorgie, la Révolution Orange en Ukraine, voici la Révolution, ou plutôt la rébellion Twitter en Moldavie. »

La Moldavie est un petit pays coincé entre l’Ukraine et la Roumanie. Le 7 avril, après une victoire électorale contestée du Parti communiste, quelque 10000 jeunes moldaves ont afflué de tout le pays, de Roumanie et d’autres pays, vers la capitale moldave Chisinau pour y contester des élections jugées truquées et la corruption du régime. Des flashriots (émeutes-éclairs) font plus de 90 blessés et se soldent par quelque 200 interpellations. Le gouvernement moldave, composé de communistes réformateurs, finit par bloquer internet dans tout le pays. Un recomptage des voix est en cours depuis le 15 avril.

Si en Ukraine, en Biélorussie et en Grèce, les SMS furent un instrument majeur de la mobilisation, les jeunes moldaves se sont massivement servi de la plateforme de socialisation Facebook et de Twitter, une sorte de sms-blog qui permet à chaque personne connectée de lire en direct des messages très courts envoyés par les animateurs, en entrant un tag dans le moteur de recherche.

Sans surprise, c’est Eugène Morozov, formé à la London School of Economics et actuellement chargé par l’Open Society Institute (OSI) de Soros à New York d’étudier le rôle d’internet dans les « révolutions démocratiques » en Europe de l’Est, qui a inventé le terme de « Révolution Twitter ».

Dans un article publié dans la revue Foreign Policy, Morozov ne cache pas qu’il se rend fréquemment au Tadjikistan, en Moldavie, en Syrie et en Thaïlande pour juger sur place du potentiel que représentent à l’évidence les technologies de l’information pour renverser ces « régimes autoritaires ».

Notons ici que les protestations violentes en Thaïlande ont démarré à peine une semaine après ceux de Moldavie. Morozov cite aussi en exemple les émeutes récentes en Grèce, où Twitter fut employé avant de se répandre dans le reste de l’Europe pour fomenter des flash-mobs (émeutes-éclairs) « spontanées » via le réseautage.

Un article écrit par Morozov – « Emeutiers de tous les pays, unissez-vous » – et publié anonymement pendant les émeutes en Grèce en décembre dernier par The Economist, la revue qui reflète généralement les vues des financiers de la City de Londres, vante la supériorité des nouvelles technologies capables de galvaniser « spontanément » les foules. Internet ne permet pas seulement d’attaquer les dictatures, dit-il, mais aussi de bousculer les habitudes quelque peu vieillottes de nos chers altermondialistes de l’ancienne époque, toujours nostalgiques de leurs mobilisations contre le sommet de Seattle et de Gênes.

Morozov fait également référence au Centre d’études Berkham de l’Université d’Harvard, qui s’est beaucoup intéressé au rôle des nouvelles technologies de communication pendant la Révolution Orange en Ukraine, autre pays où les réseaux de Soros furent à l’œuvre.

N’est-il pas intéressant de constater que le Berkman Center for Internet and Society a fait une étude des modèles macro-économétriques démontrant la corrélation entre l’accès à Internet et l’instabilité politique… ? Cette étude constate que « la probabilité qu’un gouvernement se fasse renverser par des moyens violents, est en corrélation avec l’accès aux téléphones mobiles… »

De plus, l’étude fait appel à la two step flow theory développée par Paul Lazarsfeld (un ancien de l’Ecole de Francfort et collaborateur de l’un des pères du comportementalisme, Kurt Lewin), qui analyse l’impact des médias par effet de palier, car il passe par la médiation de « leaders d’opinion », chaque leader disposant à son tour d’un réseau « d’individus en contact social avec le leader d’opinion ».

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