Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Mort de Slobodan Milosevic : des questions sans réponses

La rédaction
visites
1016

La mort de l’ancien président serbe dans sa prison du Tribunal pénal international (TPI), officiellement d’un infarctus, soulève de nombreux doutes quant à son origine « naturelle ». Un examen toxicologique n’a trouvé « aucune indication d’empoisonnement », comme l’a déclaré le juge Fausto Pocar, tout en ajoutant que ces résultats étaient provisoires.

La disparition de Slobodan Milosevic intervient sur fond de fortes tensions dans les Balkans, notamment le référendum de mai sur la sécession du Monténégro de la Serbie, et les entretiens internationaux sur le « statut final » du Kosovo (voir article ci-dessous).

Lors d’un examen médical pratiqué le 12 janvier, on avait retrouvé dans son sang des traces de Rifampicine, un médicament qui aurait neutralisé l’effet de son traitement contre l’hypertension. Hans Holthuis, greffier à la prison du TPI, a déclaré que « la pharmacie de la prison n’a jamais eu ce médicament en stock ». Comment Milosevic l’a-t-il donc obtenu ? Il s’était personnellement plaint, dans une lettre du 8 mars adressée au ministère russe des Affaires étrangères, de ce traitement à la Rifampicine auquel il n’a jamais consenti, tout en demandant à être traité par des experts médicaux russes. Cinq jours avant la mort de Milosevic, l’ancien dirigeant séparatiste des Serbes de Croatie, Milan Babic, avait été retrouvé mort dans sa cellule du TPI on avait conclu à un suicide.

Lyndon LaRouche rappelle que, dans le « grand jeu » de la politique mondiale, les Balkans ont traditionnellement été utilisés comme « détonateur ». Ce fut le cas avant 1914, lorsque la Triple Entente entre Anglais, Français et Russes sur les Balkans, dirigée depuis Londres, servit à préparer et, en fin de compte, à déclencher la Première Guerre mondiale. Ce processus se répéta en 1989, lorsque les Balkans furent utilisés par les Anglais et les Français pour torpiller les chances d’une vaste coopération économique dans l’ensemble de l’Europe suite à la réunification allemande et à la dissolution du Pacte de Varsovie. A l’époque, LaRouche prônait justement une telle coopération dans le cadre de son projet de « triangle productif Paris-Berlin-Vienne ».

Au milieu des années 90, le président américain Bill Clinton réussit à rétablir une certaine stabilité, bien qu’encore très fragile, dans les Balkans. Mais lorsqu’il se trouva empêtré dans l’affaire Lewinsky, en 1999, le courant impérial libéral au sein de son propre gouvernement en profita : le vice-président Gore, la secrétaire d’Etat Madeleine Albright et le responsable du département d’Etat pour les Balkans, Richard Holbrooke, contribuèrent à orchestrer la guerre du Kosovo contre la Serbie.

Le 15 mars, LaRouche a soutenu un appel de la Douma russe en faveur d’une fermeture rapide du TPI, précisant que le plus urgent, pour les pays des Balkans, n’est pas de régler les problèmes du passé, mais de mettre en place rapidement un développement économique qui redonne confiance et optimisme aux habitants de la région.

Contactez-nous !