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Moscou et Pékin répondent aux provocations américaines

La rédaction
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Depuis le message annuel adressé le 10 mai par Vladimir Poutine, différents responsables russes ont confirmé que la Russie a bien l’intention de se réaffirmer sur le plan stratégique, afin de faire face au défi néo-conservateur posé par Washington. Le 24 mai, le chef de l’état-major russe, Youri Balouïevski, a critiqué les plans du Pentagone visant à installer des missiles balistiques en Europe de l’Est (la Pologne et la Roumanie ont été désignées), déclarant que « le fait même de déployer des défenses anti-missiles de première ligne dans cette région est destiné sans le moindre doute à neutraliser le potentiel stratégique de la Russie ». Pour répondre au défi, la Russie compte introduire de nouveaux armements, dont « des ogives de haute précision ayant une trajectoire imprévisible pour l’ennemi potentiel ». Le 18 mai, le général Balouïevski a lancé une sévère mise en garde contre les projets américains de doter des missiles balistiques d’ogives non nucléaires : « Ceci risque de déclencher une réaction irréversible de la part de pays disposant d’ogives nucléaires, car ils ne pourront pas identifier le type d’ogive sur le missile balistique, ni la cible. Nos collègues américains disent, poursuivit-il, que de tels missiles "peuvent servir à tuer Ben Laden. (...) Ce n’est certainement pas le meilleur moyen de s’en prendre au dirigeant d’al-Qaida et c’est, en outre, un plaisir coûteux." »

Le ministre de la Défense Serguei Ivanov a évoqué, le 24 mai, la nécessité d’accroître la part des dépenses militaires destinées à la mise au point de nouveaux armements, toutes catégories confondues, la faisant passer de 40 % à 50 % du total, l’autre moitié étant allouée à la maintenance. Le budget de la défense va augmenter, dit-il, tout en restant bien en-deçà de 3 % du PNB, les dépenses totales ne dépassant pas 30 milliards de dollars. A titre de comparaison, les dépenses militaires américaines sont 25 fois plus importantes. La Russie va compenser, en partie, en concentrant ses efforts sur le développement de technologies militaires véritablement nouvelles.

Quant au président russe, il a profité du sommet UE-Russie du 25 mai à Sotchi pour déclarer : « La Russie constate de quelle façon les Etats-Unis défendent leurs intérêts et quelles méthodes ils utilisent. (...) De même, la Russie cherche les moyens les plus acceptables de résoudre ses tâches nationales. Je trouve étrange que certains aient du mal à le comprendre. »

Côté chinois également, les dirigeants ont officiellement réfuté un rapport récent du Pentagone (Defense Intelligence Agency) accusant leur pays de consentir des dépenses militaires « excessives » (près de 105 milliards de dollars par an) et de constituer une menace pour les porte-avions américains et autres dans le Pacifique occidental. Le 5 mai, Pékin avait annoncé que son budget de la défense augmenterait de 14,7 % pour atteindre 35 milliards de dollars. En réponse, la DIA a préparé un rapport prétendant que les dépenses « cachées » de la Chine sont au moins le double de cette somme.

Ce rapport a donc été rejeté le 25 mai par Liu Jianchao, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères : « Il exagère la force et les dépenses militaires de la Chine et continue de propager la "théorie de la menace chinoise", répondant par "la mentalité de la guerre froide" et des arrière-pensées. » Ce rapport, dit-il, « représente une sérieuse violation des principes gouvernant les relations internationales et une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine ». Selon lui, « il est normal que la Chine, nation souveraine, développe sa défense nationale afin de protéger sa sécurité nationale et de sauvegarder son intégrité territoriale ».

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