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Motion pour une réorganisation du système monétaire et financier international : le Nouveau Bretton Woods

La rédaction
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Voici le texte de la motion introduite hier au sénat italien par le sénateur Peterlini et soutenu par 18 de ses collègues (voir la brève d’hier). Disponible en version .pdf ici.


Le Sénat

Attendu que,

L’intensification de la crise financière internationale ces dernières semaines, avec, entre autres, les faillites de Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman Brothers et AIG, a forcé le gouvernement américain et de nombreuses banques centrales à intervenir en urgence pour éviter une réaction en chaîne qui mettrait l’économie mondiale à genoux ;

La gravité de cette crise, représentant une menace pour les conditions de vie des peuples du monde et une source de déstabilisation stratégique, a déjà été dénoncé par le Parlement italien en 2001 (motion Lettieri à la Chambre, motion Peterlini au Sénat, et d’autres) dans des motions appelant le gouvernement italien et la communauté internationale à agir pour créer un nouveau système financier évitant les crises financières futures et promouvant la reconstruction de l’économie réelle ;

Malgré ces appels, les autorités politiques et monétaires en Europe et aux Etats-Unis ont continué à permettre – et promouvoir de fait - une économie basée sur la croissance de valeurs financières fictives, sans aucuns liens avec l’économie productive, comme on l’a vu dernièrement avec la bulle des hypothèques subprime et la spéculation sur les matières premières, l’énergie et l’alimentaire ;

L’absence de mesures pour changer de direction a mené aux évènements dramatiques de ces derniers mois et de ces derniers jours. A l’heure actuelle, les autorités se retrouvent à courir d’un feu à l’autre, rendant plus évident encore que le trou engendré par la spéculation ne peut être bouché. Malheureusement, plutôt que de suivre l’exemple de la reconstruction d’après guerre en Europe ou du New Deal du président américain Franklin Delano Roosevelt pendant la Grande Dépression, les autorités tentent aujourd’hui d’utiliser les fonds fournis par les Etats pour couvrir les pertes engendrées par les titres hypothécaires (MBS – Mortgage Backed Securities) et les instruments dérivés qui ont multipliés les valeurs spéculatives au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. On peut noter l’exemple du but déclaré dans le sauvetage d’AIG et d’autres institutions, de garantir la couverture des titres dérivés liés à la spéculation dans le secteur des prêts subprime plutôt que de protéger les activités économiques ordinaires. Une telle tentative est non seulement inutile, mais elle promet d’aggraver la crise qu’elle prétend résoudre en provoquant de surcroît une hyperinflation. En effet, une enquête récente du Congrès américain a montré que les liquidités émises par les banques centrales pour sauver les opérateurs financiers sont utilisées pour de nouvelles activités spéculatives qui ont amenés à l’explosion des prix du pétrole et des produits alimentaires ces derniers mois.

Par conséquent,

Le gouvernement italien doit agir au niveau international pour promouvoir une réorganisation du système monétaire et financier international, et coopérer avec les principales puissances mondiales pour établir un nouveau système, sur le modèle du Nouveau Bretton Woods proposé par l’économiste américain Lyndon LaRouche :

1. La réorganisation du système financier devra suivre le modèle de redressement judiciaire dans lequel les dettes spéculatives – qui représentent la grande majorité des valeurs inscrites dans les bilans des principales banques commerciales et d’affaires, ainsi que d’autres institutions financières et même des collectivités locales italiennes (!) – seront annulées afin de sauver, jusqu’à un certain montant, les investissements des petits épargnants, y compris dans les fonds de pension et les autres instruments financiers non-spéculatifs, et de garantir le financement des activités essentielles de l’économie réelle.
Le Bien commun (General Welfare) doit précéder les obligations financières créées pour alimenter la bulle spéculative.

2. De nouvelles règles devront garantir la stabilité nécessaire pour la production et le commerce international :
a. des taux de changes décidés par voie de traité (« fixed exchange rates »), évitant ainsi les oscillations spéculatives des marchés ;
b. un contrôle des transferts de capitaux spéculatifs (« capital controls »), favorisant les investissements à long terme dans l’économie productive ;
c. un système de crédit assurant des investissements à bas taux d’intérêts et à long terme dans l’infrastructure, l’industrie et la haute technologie (« productive credit ») afin de rompre avec la tendance de ces dernières décennies encourageant la recherche du profit facile qui pénalise l’activité productive.

3. Un système de crédit plutôt qu’un système purement monétaire. Considérant que les banques centrales émettent arbitrairement de la monnaie pour des raisons d’ajustement monétaire, il convient de créer un système qui fournisse le crédit dans le but d’encourager le développement économique. Ce modèle trouve son origine dans la Constitution des Etats-Unis et fut appliqué par le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton, mais aussi par Lincoln et le grand président Roosevelt face au krach et à la dépression des années 30. Un système de crédit plutôt que monétaire fut l’idée inspiratrice du système de Bretton Woods, qui fonctionna très bien jusqu’à ce qu’il soit abandonné en 1971 ; il est aujourd’hui ravivé par l’ influent économiste Lyndon LaRouche.

Enfin, considérant l’histoire tragique des guerres qui ont éclaté, coïncidant avec les crises économiques passées, le Sénat engage le gouvernement à agir pour que les pays européens travaillent en accord avec les principales puissances mondiales, en particulier les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, afin de poser les bases d’une coopération internationale pouvant réaliser les objectifs précités et surmontant l’opposition de ceux qui veulent conserver leur pouvoir en encourageant les conflits et les divisions qui entravent le progrès du monde dans son ensemble.

Les sénateurs
PETERLINI,
D’ALIA,
PINZGER,
THALER,
FOSSON,
GIAI,
CINTOLA,
CUFFARO,
BAIO,
BOSONE,
MOLINARI,
NEGRI,
RANDAZZO,
ROILO,
GHEDINI,
BERTUZZI,
GUSTAVINO,
BLAZIMA,
MARITATI.


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