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Myron Magnet, George W. Bush et le « conservatisme compatissant »

La rédaction
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Il est connu que le candidat présidentiel républicain George W. Bush aime se définir comme un « conservateur compatissant ». Il s’agit, entre autres, de défendre la privatisation ou la suppression de certaines fonctions relevant de l’Etat, notamment au niveau des prestations sociales, de la lutte contre la pauvreté et de l’éducation.

L’un des « concepteurs » de cette politique qui exerce une forte influence sur George W. Bush est Myron Magnet du Manhattan Institute for Policy Research. Magnet est éditeur du magazine City Journal qui a été à l’avant-garde de politiques promouvant la « privatisation des hôpitaux » et la « réforme de l’aide publique ». Dans les années 80, ce magazine avait été le premier à évoquer ouvertement la sous-classe - composée surtout de bénéficiaires pauvres et non blancs de l’aide sociale. Magnet défend également les tactiques policières brutales de « tolérance zéro » promues par le maire de New York Rudolph Giuliani et son chef de la police, Howard Safir. Dans les années 90, Magnet était collaborateur de la revue économique Fortune.

En 1997, il a été invité à Austin par le gouverneur du Texas George W. Bush et son conseiller Karl Rove, pour informer l’équipe du gouverneur de ses « théories sociales », formulées dans un livre de 1993 intitulé « Le rêve et le cauchemar : le legs laissé à la sous-classe par les années 60 ». Au Texas, Magnet a défendu « moins de gouvernement », tant au niveau fédéral qu’à celui des Etats. Selon Magnet et un conseiller de Bush, Marvin Olasky, il faudrait abolir les politiques d’« Etat providence » adoptées par le président Franklin Roosevelt dans son New Deal lors de la dépression des années 30, qui ont été par la suite renforcées par les « libéraux des années 60 », comme le président Lyndon Johnson et son ministre de la Justice Ramsey Clark. (Notons que ce dernier est devenu dans les années 90, l’avocat de Lyndon LaRouche.)

Pour Magnet, l’homme est né avec des impulsions pour le crime et le mal et ce n’est donc pas la politique sociale ou « un environnement social malsain » que l’on peut rendre responsable de l’activité criminelle des individus. Selon lui, le gouvernement ne devrait pas se préoccuper du « bien-être général », la « société » et l’« autorité » n’existant que pour punir et dissuader les criminels. Magnet se situe dans le droit fil de Thomas Hobbes selon lequel la vie humaine est « médiocre, méchante, brutale et courte », et l’homme est dominé par ses instincts négatifs et violents innés. Et il fustige Tom Paine, grand militant antibritannique de la Révolution américaine, pour avoir affirmé le contraire.

La politique suivie par un gouvernement, écrit Magnet, doit plutôt propager « la honte et la culpabilité » parmi la « sous-classe » que défendre le bien-être de tous. Avec un tel mentor, il n’est pas étonnant de constater que dans le Texas de George W. Bush, les conditions sociales et le niveau d’éducation de la majorité de la population ont fortement décliné. En même temps, les exécutions capitales sont plus nombreuses que jamais, puisque quinze personnes ont été mises à mort dans les seuls quatre premiers mois de cette année.

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