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NATIXIS mérite une Commission Pecora !

La rédaction
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Paris, le 16 mai (Nouvelle Solidarité) — Depuis le début de la crise, Solidarité Progrès a lancé la proposition de créer une nouvelle Commission Pecora pour enquêter sur les responsabilités des financiers dans le krach en cours. Le modèle de cette commission devra être celui de la commission dirigée par l’ancien procureur de New York, Ferdinand Pecora, entre 1933 et 1934, qui permit à Franklin Roosevelt de faire le ménage dans la grande dépression et de lancer son New Deal.

Les déboires que connaît Natixis, filiale conjointe des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires, font de cette banque le cas idéal autour duquel pourrait se constituer une telle commission. La Banque a encore perdu 1.8 milliards d’euros au premier trimestre 2009, essentiellement des dépréciations dans le portefeuille d’actifs illiquides cantonné depuis décembre dernier dans une structure à part. Au total, la somme gigantesque de 34 milliards d’actifs y a été cantonnée, constituée pour l’essentiel de produits toxiques, d’actifs invendables et de quelques lignes de crédit plus saines.

Ces pertes portent à 4.7 milliards le déficit cumulé depuis douze mois. Afin d’améliorer le ratio de solvabilité de l’établissement, les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires ont annoncé qu’elles verseront 3.5 milliards d’euros à Natixis d’ici le 30 juin, 1.5 milliards en avances d’actionnaires et 2 milliards en titres subordonnés, tirés des 5 milliards que l’Etat mettra au pot lors de la fusion des deux établissements. C’est de la folie furieuse, car les marchés de ces produits sont toujours au point mort et rien n’empêchera le processus de dépréciation de se poursuivre inexorablement.

Voulant sauver leur mise coûte que coûte, les financiers avancent de plus en plus l’idée d’une garantie d’Etat sur les actifs de Natixis. C’est exactement le chemin qu’il ne faut pas prendre, car pour faire face à l’endettement et aux déficits croissants provoqués par ces renflouements, l’Etat n’a qu’une solution : se retourner contre les populations en coupant dans les services publics et sociaux : la santé, la sécurité sociale, le chômage, les retraites, les infrastructures publiques.

Nous disons halte à tous les renflouements ! Une Commission Pecora doit, au contraire, préparer la mise en faillite contrôlée de ces actifs toxiques. Pour être efficace, cette Commission devra avoir à ses côtés un juriste en mesure de signaler les éléments justifiant une éventuelle action en justice. Elle devra aussi être pourvue d’un droit d’accès et de contrôle de tous les documents afférents aux opérations des banques, afin d’être en mesure de déterminer leur nature. Les travaux de la Commission devront être accompagnés d’une réquisition temporaire des banques, afin d’assurer qu’elles puissent reprendre au plus vite leur métier légitime d’alimentation de l’économie en crédits.

Pourquoi le cas de Natixis est-il idéal pour démarrer cette enquête ? D’abord, par l’ampleur du portefeuille illiquide. Ensuite, par la composition de ce portefeuille : les enquêteurs pourront sans doute y découvrir les éléments frauduleux d’un système ayant poussé les gains à bout, à partir de la spéculation financière la plus éhontée. Troisièmement, le rôle des personnalités politiques de premier plan qui sont à l’origine des lois qui ont permis ce type d’activité. Enfin, et pas des moindres raisons, la tromperie des épargnants. Natixis est la filiale commune de deux grandes banques d’épargne, les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires, au statut « mutualiste », qui aurait du être un gage de sérieux et de prudence pour nombre d’épargnants qui y ont déposé leurs économies. Cette crédibilité des maisons « mères » leur a permis d’inciter pas moins de 2.5 millions de personnes ayant des comptes d’épargne dans ces établissements à devenir de petits actionnaires de la nouvelle banque. Or, les actions de cette entité, sur lesquelles les épargnants comptaient pour compléter leurs fins de mois et leurs retraites, sont passées de 20 euros à 1 euro !

Or, au cours des années folles de spéculation, non seulement les maisons mères ont abandonné le type de gestion mutualiste qui les avait fondé, mais la gestion de Natixis a été celle d’une banque d’affaires particulièrement agressive dans le domaine des produits toxiques et des instruments spéculatifs.

Voilà donc, en concentré, tout ce qu’il faut changer dans le système actuel. Il faut revenir à un modèle économique plus proche de celui du New Deal de Franklin Roosevelt et des Trente glorieuses en Europe : éliminer le fléau de la spéculation financière et réorienter les flux de capitaux vers l’économie productive faisant de la France à nouveau un pays de producteurs, d’ingénieurs, de chercheurs, de travailleurs qualifiés, d’agriculteurs, d’enseignants et des personnels soignants de grande qualité.

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