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NON au faux Glass-Steagall de Sir John Vickers, cheval de Troie de la City de Londres !

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Suite à la quasi-faillite d’un certain nombre de grandes banques anglaises, le gouvernement britannique a créé une Commission indépendante sur les questions bancaires (ICB) en juin 2010, sous la présidence de l’ancien économiste en chef de la Banque d’Angleterre Sir John Vickers.

En septembre 2011, cette commission, dite Commission Vickers, recommandait dans son rapport un certain nombre de mesures pour prévenir des nouvelles crises bancaires avec comme mesure phare la séparation, par une politique dite du ring-fencing [parfois appelée « Muraille de Chine » et traduit par le mot « clôturage »] « des activités de banque de détail (dépôts, épargne, etc.) de celles des banques d’affaires (spéculatives) », tout en gardant, précisons-le, l’ensemble des activités bancaires « sous un seul toit », c’est-à-dire au sein d’une même entité légale.

Rapidement, sans analyse sérieuse, les grands médias, certains économistes et même des hommes politiques de bonne volonté, y ont vu un « Glass-Steagall Act à l’anglaise », ou du moins, « un premier pas dans la bonne direction ».

D’autres estimaient qu’en cas de crise, les Etats ne se porteraient plus garantie pour l’ensemble de la banque, mais uniquement pour la partie banque de détail en charge de la gestion des dépôts des individus et des entreprises. Croyant résoudre ainsi le problème Too big to fail (trop important pour déposer le bilan), d’autres encore y ont vu l’esquisse d’un « testament bancaire ».

Or, le dernier interview accordé par John Vickers, de passage en France, au quotidien économique Les Echos, dissipe ce qu’on ne faisait que soupçonner : la City de Londres, centre de la finance folle mondiale, pour empêcher qu’une vraie séparation bancaire assèche les banques d’affaires des liquidités essentielles pour leurs opérations hyperspéculatives, cherche à « vendre » le produit frelaté de Vickers pour sauver son Empire.

Alors que le retour au Glass-Steagall Act sonnerait immédiatement le glas du « modèle » de la banque universelle, Vickers précise que les recommandation de sa commission « ne sont pas une condamnation » de la banque universelle. « Nous ne voulons pas une séparation totale. Nous préconisons une banque universelle structurée plutôt que non-structurée. Nous tenons aux vrais avantages de la banque universelle, par exemple la diversification des risques, le fait de pouvoir offrir un service intégré aux clients qui veulent des prestations de banque de détail et de banque d’investissement. Ce que nous voulons résoudre était le problème de la subvention publique implicite pour l’ensemble des activités de la banque car le gouvernement se sent responsable à cause des opérations de la banque de détail ».

Là ou Vickers fait tomber son masque vénitien de pseudo-régulateur, c’est lorsqu’on lui pose la question s’il ne craint pas (comme résultat de trop de régulations) la migration des activités bancaires vers le shadow banking (finance de l’ombre, c’est-à-dire marchés non-régulés) : « Le cloisonnement nous permet d’avoir une bonne protection des activités domestiques et de soumettre les activités internationales à la réglementation internationale. Nous pouvons continuer à avoir des activités florissantes de banque d’investissement, y compris à l’intérieur de banques universelles britanniques. Il y a peut-être un risque général de migration vers le ‘shadow banking’, c’est une autre question. Est-ce forcément un mal ? Cela dépend. Par certains côtés, cela pourrait représenter des avantages. Mais il faut traiter la question de l’encadrement de ces activités pour qu’il n’y ait pas d’arbitrages réglementaires » (comprenez un vrai Glass-Steagall global comme le préconisent Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade !!).

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Vickers a confirmé sa vision pseudo-régulationniste lors de sa discussion lundi 9 janvier avec les élèves de la Paris School of Economics ou une petite équipe de cheminadistes l’attendait et distribuait des tracts sur le « vrai » Glass-Steagall.

Invité par le Comité de vigilance et d’analyse économique (Vigi-Eco), un think-tank créé par François Hollande suite aux primaires socialistes, Vickers a également dû essuyer les critiques d’un des membres de Vigi-Eco, l’ancien patron du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade.

D’après La Tribune, ce dernier a déclaré que « cette idée de ring fencing [cantonnement des risques financier] est excellente s’il s’agit d’une étape intermédiaire. A terme, a dit Peyrelevade, je plaide pour une séparation complète des activités de détail et des activités d’investissement ».

Car, poursuit celui qui est aujourd’hui à la tête des activités parisiennes de Banca Leonardo, « Pour une activité de banque d’investissement, qui n’a pas de dépôts et donc pas de sources propres de liquidité, la tentation sera grande de trouver des tunnels, des viaducs, pour accéder à la liquidité de la banque de détail présente au sein du même groupe bancaire ».

Ainsi, avec raison, Peyrelevade, en désaccord avec toute la caste des banquiers français, avertit : « Si on s’interdit d’aller plus loin (que le cantonnement), on s’expose à la réapparition, sous une forme inattendue, des problèmes de contagion des risques entre banque d’investissement et banque de détail ».

Autant d’arguments, conclut La Tribune, « à partir desquels Vigi-Eco formulera des propositions à l’attention du candidat socialiste à la présidentielle, en matière de séparation entre banque de détail et banque d’investissement ».

On constate que la campagne présidentielle de Jacques Cheminade, qui a mis le retour au Glass-Steagall Act sur la table, commence à trouver un certain écho. A nous d’accroître la pression.

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