Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

NYSE Euronext : tous les chemins de la finance française mènent aux bordels de Londres

La rédaction
visites
1856
commentaire

Quand deux chiens se battent pour un os, c’est souvent le troisième qui part avec. Voilà ce qu’on pourrait dire de la décision de la société privé NYSE Euronext de transférer sa plate-forme « cash » (le cœur de son centre informatique chargé de la cotation du marché des actions) de la banlieue de Paris (Aubervilliers) à Basildon, situé à 40 km de Londres. Car les gros bataillons d’arbitragistes et leurs puissants serveurs sont basés outre-Manche.

Ainsi, dans un peu plus d’un an, la place financière de Paris n’aura plus sur son territoire que le duplicata des systèmes informatiques de cotation des actions de la zone euro de la Bourse transatlantique. La Bourse de Milan, a elle aussi placé son système informatique sous la houlette de son propriétaire, le London Stock Exchange (LSE).

Si la presse reconnaît que « Londres fait depuis longtemps rêver la finance française », car « les grandes banques disposent de salles de marché entières au Royaume-Uni, notamment pour la gestion de leur compte propre », la décision de NYSE Euronext démontre où se trouvent les vrais maîtres de la zone euro : à Londres. Pour compléter le tableau, pourquoi pas envisager le transfert de la Banque centrale européenne (BCE) de Frankfort vers Londres ?

Un éditorial des Les Echos tente de clarifier la situation. « Cherchez l’erreur ! La crise était censée avoir mis la City à genoux. Ses principales banques sont sous tutelle publique et de nombreux hedge funds ont mis la clef sous la porte. La revanche des places financières du continent était écrite. Et pourtant, NYSE s’apprête à faire traverser la Manche à l’essentiel de ses infrastructures informatiques… »

« Si l’on veut éviter que la place de Paris ne soit plus qu’un souvenir, un sursaut s’impose. Puisque la bataille du marché des actions est perdue, il devient urgent de gagner celle en cours sur les produits [financiers] dérivés. La volonté existe aussi bien à Paris qu’à Bruxelles. Elle doit se traduire dans les faits. Tous les efforts doivent être consentis pour localiser dans la zone euro la chambre de compensation des dérivés de gré à gré en euros. Mais il faut bien l’avouer, il sera difficile là aussi de résister à l’appel de Londres… »

Si les brouillards de Londres ont l’avantage de faciliter la dissimulation des opérations spéculatives les plus folles, ils ne protégeront pas pour autant contre la tempête finale des marchés.

A lire : Jacques Cheminade : "Arcelor, Suez-GDF, Euronext,
Clara Lejeune, Anne Lauvergeon... Arrêtons de solder la France" (3 juillet 2006)

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide