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Nasrallah : les régimes arabes doivent cesser leurs compromissions avec Israël

La rédaction
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Paris, le 30 décembre (Nouvelle Solidarité)—Dans deux discours prononcés à moins de 24 heures d’intervalle, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais, a non seulement apporté tout son soutien au Hamas mais a exercé de très fortes pressions sur les dirigeants arabes pour qu’ils cessent leur soumission et leur collaboration avec Israël contre les Palestiniens. PourNasrallah, prudence on le voit n’est pas synonyme d’impuissance.

Derrière la tentative d’extermination en cours contre Hamas, Nasrallah a dénoncé la même main qui avait agit contre le Liban en 2006 et en mai 2008. « Ce qui a lieu actuellement à Gaza est similaire à ce qui a eu lieu au Liban [en 2006] ; il y a un scenario Etats-Unis/Israël pour la région visant à imposer des conditions humiliantes sur les Palestiniens, le Liban et la Syrie (…) Ils travaillent à imposer ces conditions par la force, les pressions, l’isolement, la sédition, les médias, la guerre psychologique, les assassinats et les guerres ».

Nasrallah a mis en évidence les tentatives israéliennes d’impliquer le Liban dans ce scénario de guerre. « Depuis le début de l’agression contre Gaza, Barak, Livni et Olmert ne cessent d’envoyer des avertissements au Liban ; l’armée israélienne à renforcé les mesures à la frontière et appelle les colons dans le nord a préparer leurs abris. Face à cela, il ya deux options : la première est que tout ce que les Israéliens disent et font est dans le contexte d’une mesure préventive ; la seconde est qu’ils préparent quelque chose. »

Dans ce contexte, Nasrallah a évoqué la présence au Sud Liban, dans un territoire sous son contrôle, de 8 roquettes Katiouchka pointées vers le nord d’Israël, qui ont été découvertes le 26 décembre dans une tentative grossière d’impliquer le Hezbollah et le Liban tout entier, dans ce conflit. « Cet incident », a dit Nasrallah, « exige du Liban qu’il soit prudent et qu’il ne sous estime pas ce qui se passe autour de lui. Par exemple : qui a placé les 8 roquettes découvertes dernièrement dans le Sud ? Certains politiciens libanais nous pointent du doigt. Mais… n’est-ce pas vrai qu’Israël a la capacité d’infiltrer le Liban et de planter ces roquettes, ou peut-être d’utiliser ses agents au Liban pour faire ce boulot », afin de justifier une attaque contre le Liban ?

Nasrallah a souligné l’importance de la conjoncture actuelle qu’Israël tente d’exploiter. « Nous devons être conscients des dangers de la conjoncture actuelleoù la collusion des arabes, le vide de pouvoir au niveau international, la crise économique et le vide politique aux Etats-Unis entre Bush et Obama, pourraient amener Israël a tenter une certaine action contre le Liban d’autant plus qu’ils ont besoin de ces interventions pour engranger de gains politiques et électoraux ».

Mais c’est sur les régimes arabes qu’est tombée la colère justifiée d’Hassan Nasrallah. « Ce n’est pas vrai que les Arabes se muent dans le silence ; il y un partenariat réel et total à ce niveau, particulièrement entre ceux qui ont signé des accords avec Israël » a-t-il souligné révélant que la guerre de 2006 contre le Liban a eu lieu avec le consentement des Arabes et parfois même, à leur demande. « Les israéliens ont été très clair en révélant ceci … et les régimes arabes ne peuvent pas le nier, car les israéliens ont peut être des preuves de cette collusion ».

La pression maximale est tombée sur l’Egypte, soupçonné par tout le monde d’avoir trahi Hamas. « Les Etats-Unis sont dans une crise financière et nous avons du pétrole, de l’argent et une stature politique permettant à nos gouvernements d’arrêter l’agression israélienne avec un effort modeste. La position égyptienne est la clé de tout. Personne ne lui demande d’ouvrir un front ; nous demandons seulement d’ouvrir le point de Rafah pour laisser traverser les vivants, la nourriture, l’eau et même, des armes. Dans la guerre de 2006, la Syrie n’a pas fermé ses frontières malgré les bombardements intenses de cette frontière. (…) Si l’Egypte n’ouvre pas le point de Rafah, il sera considéré comme complice dans les meurtres des Palestiniens ».

Prudent sans cependant rester les bras ballants, Nasrallah a aussi fortement incité la « rue » arabe, et égyptienne en particulier, à exercer toute sa pression sur ces régimes apeurés. « Si les gens descendent dans la rue par des millions, la police pourrait-t-elle tuer des millions d’Egyptiens ? Peuple d’Egypte, vous devez ouvrir le point de passage par la force de vos poitrines. (…) Nous connaissons des officiers et des soldats égyptiens qui adhèrent à leur identité arabe. Je ne suis pas en train d’appeler à un coup d’état en Egypte, mais ces officiers pourraient dire au gouvernement qu’ils ne regarderont pas impuissants l’élimination du peuple palestinien pendant qu’ils gardent la frontière israélienne. » La position égyptienne « pourrait changer la donne », car Israël ne peut pas soutenir une guerre d’usure pendant un temps indéfini.

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