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Négociations au sujet de la péninsule coréenne

La rédaction
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Le 19 avril, le ministre russe de la Défense, Sergei Ivanov, a proposé la tenue d’un forum multilatéral pour traiter de la crise actuelle au sujet de la péninsule coréenne. Cette proposition a ouvert la voie à des discussions le 23 avril à Pékin, entre la Corée du Nord, les Etats-Unis et la Chine. Ivanov avait proposé que la Russie, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon signent un pacte multilatéral de non-agression avec la Corée du Nord, une garantie des « Six Puissances » pour mettre fin à la crise. « La Russie se propose pour une « garantie croisée » du régime nord-coréen », a déclaré Ivanov au ministre sud-coréen Cho Young-kil, à Séoul. C’est la première fois qu’une puissance stratégique fait ce type d’offre. « La Corée du Nord résistera aux efforts américains visant à résoudre la crise nucléaire aux Nations unies, dit-il, étant donné que l’autorité de l’ONU a été discréditée par la guerre en Irak. » Ivanov déclara aussi que la Corée du Sud et la Russie allaient bientôt convoquer une réunion de travail sur la coopération ferroviaire pour prolonger le Transsibérien vers la Corée du Sud. Cette dernière pourrait renouveler ses efforts pour connecter la voie ferrée trans-coréenne entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, opération au point mort depuis mars. Séoul, Tokyo, Moscou et Pékin sont aussi engagés dans des discussions pour construire des oléoducs et des gazoducs, partant d’Irkutsk en Sibérie, traversant la Chine, la péninsule coréenne, et rejoignant le Japon par la mer.

Le 28 mars, à Washington, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Yoon Young-kwan, avait proposé la formule des Six Puissances au secrétaire d’Etat Colin Powell, mais elle fut rejetée. De leur côté, la Russie et la Chine ont rejeté la demande américaine d’une condamnation de la Corée du Nord par le Conseil de sécurité. Début avril, le chef de la Sécurité nationale de Corée du Sud, Ra Jong-il, a proposé la formule des Six Puissances à Moscou et Pékin, et la Chine et la Corée du Nord ont accepté la proposition multilatérale suite à des discussions avancées avec les dirigeants sud-coréens. Le 12 avril, Pyongyang a levé le blocage en déclarant qu’il accepterait des discussions bilatérales, sans pour autant insister sur les discussions bilatérales initiales avec les Etats-Unis : « Si les Etats-Unis sont prêts à entreprendre un changement important dans leur politique coréenne pour régler la question nucléaire, la République démocratique populaire de Corée ne s’en tiendra pas à une formule particulière de dialogue. (...) Il est possible de résoudre la question si les Etats-Unis veulent sincèrement le dialogue. » Le président sud-coréen Roh Moo-hyun, qui ira aux Etats-Unis du 11 au 17 mai, a officiellement adopté la formule des Six Puissances le 13 avril.

Aux Etats-Unis, certaines personnalités plus réfléchies semblent vouloir intervenir. Certains conseillers de Bush Sr. ont annoncé qu’ils s’opposent à étendre la guerre à la Corée. Ces cercles contrôlent la banque d’investissements Carlisle Group, très engagée en Corée du Sud, au Japon et en Chine ; ils s’aperçoivent aussi que les politiques utopistes du vice-président Cheney et de Rumsfeld conduisent au désastre. Bush Sr. était lui-même à Séoul le 15 avril, où il s’est déclaré d’accord avec le président Roh sur la nécessité d’éviter une guerre. Le 10 avril, Donald Gregg, ancien ambassadeur de Bush Sr. à Séoul, a attaqué sur la chaîne PBS, Richard Perle, Paul Wolfowitz, William Kristol et Lewis Libby, qu’il accuse de « diaboliser » le président nord-coréen Kim Jong-il. Gregg proposa au contraire de « donner à la Corée du Nord une garantie de sécurité dans un traité de non-agression ».

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