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Nétanyahou à Washington : Obama n’est pas tombé dans le piège britannique

La rédaction
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27 mai 2009 (LPAC) — Le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou était venu à Washington avec une seule idée en tête : obtenir de l’administration Obama qu’elle donne son feu vert aux frappes nucléaires que l’Angleterre voudrait le voir mener contre le prétendu programme iranien d’armes nucléaires. Mais, après près de quatre heures de négociations à la Maison Blanche, Nétanyahou n’a rien obtenu d’Obama, ni pour son plan de guerre contre l’Iran, ni pour l’arrêt de tout progrès dans le processus de paix israélo-arabe, débouchant sur une solution à deux Etats.

L’échec de la mission de « Bibi » a mis en furie ses maîtres de Londres ! Des sources proches de l’administration Obama ont confirmé à nos collègues de l’Executive Intelligence Review que George Mitchell, l’envoyé spécial pour le Proche-Orient, et Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat, s’étaient impliqués à fond dans les discussions pour s’assurer que le Président tiendrait bon.

En avril dernier, Lawrence Summers avait tenté, sans succès, de saboter l’effort de paix de l’administration, à travers une série de remarques proférées à l’ambassade d’Israël à Washington, à l’occasion du 61ème anniversaire de la création d’Israël. Selon les mêmes sources, Mitchell avait insisté pour que Summers soit tenu à l’écart des discussions Obama/Nétanyahou, ce que le Président lui a accordé.

Quelques heures avant leur rencontre à la Maison Blanche, la tentative du dirigeant israélien de faire avaler au Président américain la propagande selon laquelle l’Iran serait à quelques semaines ou mois de pouvoir déployer une arme nucléaire, avait été battue en brèche par la publication d’un rapport rédigé par une équipe russo-américaine, prouvant qu’il faudrait au contraire à l’Iran au moins cinq ans pour réaliser cet exploit. Le rapport de cette équipe composée de douze chercheurs, publié sous la responsabilité de l’East-West Institute de New York, a été transmis au général James Jones, le conseiller de la Sécurité nationale d’Obama.

Les avertissements de LaRouche

Attendez-vous à ce que les choses se corsent, déclara LaRouche, commentant cette situation. Les Anglais sont furieux que les Etats-Unis maintiennent leur ouverture diplomatique envers Téhéran, et ils tenteront d’envenimer les choses dans le golfe Persique. La seule solution, selon lui, est que les Etats-Unis soient impitoyables avec Nétanyahou, l’obligeant à changer de cheval pour prendre désormais ses ordres de Washington.

Benjamin Nétanyahou est au service des Britanniques à l’instar de son père, qui fut le chef de cabinet et successeur de Vladimir Jabotinsky, l’agent de la politique britannique de Sykes-Picot et fondateur du Likoud. Ses ordres viennent de Londres, non de quiconque en Israël. La politique de frappes militaires contre l’Iran n’a rien à voir avec ce pays, mais vise uniquement à provoquer des guerres ethniques et religieuses dans cette région clé de l’Asie. N’oublions pas les objectifs longs de l’Empire britannique, consistant à empêcher toute stabilité et développement économique dans le « heartland » eurasiatique, vu comme l’ennemi éternel de la puissance maritime anglaise.

Des approches opposées

Incontestablement, entre les deux dirigeants, ce fut un dialogue de sourds, Obama défendant son engagement envers une solution du conflit Israélo-palestinien basée sur l’existence de deux Etats, et Nétanyahou refusant de prononcer ces deux mots magiques : Etat Palestinien. Quant à la « menace iranienne », Obama répondit clairement que ce sont les progrès dans la paix « avec les Palestiniens » qui conditionnent « notre intervention dans la communauté internationale pour traiter avec une menace potentielle iranienne ».
Pour enfoncer le clou, le directeur de la CIA, Leon Panetta (un autre clintonien), a déclaré au trimestriel Global Viewpoint que Nétanyahou sait parfaitement que si Israël décide de s’attaquer l’Iran, il aura « de gros ennuis ».

La secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a elle aussi réitéré son soutien à la solution des deux Etats, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue au lendemain de sa rencontre avec Nétanyahou. « Le Président a été très clair hier en déclarant qu’il souhaite un arrêt de la politique de colonisation », position qui est celle « du gouvernement des Etats-Unis ».

Mais, dès le lendemain de la rencontre de la Maison Blanche, un responsable israélien, qui n’a pas voulu décliner son identité, déclarait au Canal 10 de la télévision israélienne que si Obama maintenait son ouverture avec l’Iran, ceci forcerait Israël a faire des « choix difficiles » d’ici la fin de l’année, c’est-à-dire à bombarder sans l’accord américain.

La fraude de la menace iranienne

Le jour même où Benjamin Nétanyahou rencontrait le Président Obama, une équipe russo-américaine de douze chercheurs publiait un rapport concluant que la prétendue menace iranienne, telle que la présentent les néoconservateurs, les Britanniques et le Premier ministre israélien, est une fraude. Présentée conjointement par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergue Lavrov, le Conseiller de sécurité nationale russe Nikolai Petrushev et le général James Jones, elle devrait avoir l’effet d’une douche froide sur le lobby qui milite pour « bombarder l’Iran ».

Tout en affirmant sans ambiguïté qu’il serait inacceptable de voir l’Iran disposer de l’arme nucléaire, le rapport montre qu’une telle menace est loin d’être imminente. En effet, avec ses 1010 kilos d’uranium faiblement enrichi, l’Iran mettrait au moins 1 à 3 ans pour l’enrichir jusqu’au niveau requis pour produire un dispositif nucléaire, non pas une tête nucléaire prête à armer un missile, mais un engin nucléaire. Il lui faudrait encore cinq ans pour développer une ogive d’une puissance de 10 kilotonnes, et encore ne pourrait-il en construire qu’une seule.

Enfin, la technologie iranienne n’est pas très performante. Il s’agit de la technologie nord-coréenne de lanceurs à carburant liquide, elle-même inspirée des vieux Scuds russes. Elle permet de produire des missiles de faible portée et de précision limitée. Les Shahab 3 et 3m sont des copies des Nodong nord-coréens, d’une portée maximale de 1100 kilomètres avec une ogive de 1000 kilos. Impossible à partir de ces technologies, disent les chercheurs, de construire des missiles à moyenne (IRBM) ou longue portée (ICBM).

Le rapport met aussi en cause l’efficacité du bouclier anti-missiles américain sur l’Europe centrale. Il suffirait de quelques contre-mesures rudimentaires pour empêcher les radars de détecter ces missiles, disent les auteurs. Par contre, le déploiement des radars avancés permettrait de détecter des missiles lancés à partir de la Russie européenne avec une précision telle qu’elle pourrait donner aux Etats-Unis un avantage stratégique sur la Russie, en violation du Traité ABM.

Puisque l’Iran n’a pas la capacité de produire des IRBMs ou des ICBMs et qu’il n’y a aucune preuve qu’il souhaite en produire, les auteurs recommandent donc des approches non militaires pour convaincre l’Iran de renoncer, le cas échéant, à se doter d’armes nucléaires. Ils proposent d’ajourner le déploiement par les Américains d’un bouclier anti-missiles en Europe et que « Les Etats-Unis et la Russie explorent sérieusement la possibilité d’une coopération dans le domaine de la défense anti-missiles ».

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